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Un nouveau label développement durable pour la logistique

Le développement durable anime le secteur de la logistique. Pour preuve, le lancement récent d’un nouveau label par le Club Logistique & Gestion du Havre. Emmanuel Zervudacki, le secrétaire du Club Logistique, revient sur les spécificités de ce label.

Pourquoi lancer un nouveau label ?

Les chargeurs intègrent davantage le développement durable dans leurs appels d’offres. Pour les logisticiens, l’enjeu est donc dans un premier temps commercial. Les uns et les autres voulant aussi valoriser leur démarche responsable.
Pour répondre à ces attentes, les labels, chartes et certifications nationaux ou internationaux existent mais ne convenaient pas aux besoins de PME : ils sont soit trop complexes à mettre en œuvre, soit spécifiques à un volet de la chaine de valeur (HQE pour le bâtiment, charte de la diversité pour le social, etc.). Nous avons donc souhaité créer un outil simple, accessible aux PME et balayant les grands enjeux de la logistique : management, qualité du bâtiment (HQE), performance logistique (transport) et responsabilité sociale.

Ce label ne ressemble-t-il pas davantage à un guide de mise en œuvre du développement durable ?

La valorisation de la démarche des entreprises est un objectif à part entière mais il est vrai aussi qu’avec l’auto-évaluation et l’audit, ce label ouvre le champ de la sensibilisation et de la mise en œuvre de bonnes pratiques. D’ailleurs, l’auto-évaluation fait l’objet d’une présentation avec l’entreprise et nous réfléchissons à la mise en place d’un accompagnement de la démarche. Le Critt sera chargé de la coordination de cette aide.
Ce label peut également être perçu comme une rampe de lancement pour l’obtention de certifications nationales.

En terme de développement durable, certaines actions ont davantage d’impact que d’autres, en avez-vous tenu compte ?

Dans un premier temps, ce label est destiné à des entreprises de différents métiers et qui ont des niveaux d’implication dans le développement durable hétérogènes. Pondérer des critères par rapport à d’autres n’avait donc pas beaucoup de sens. Nous avons préféré ouvrir le champ sur des thèmes complémentaires et indispensables. Par exemple, une entreprise qui a un bâtiment HQE doit également poursuivre ses efforts sur les volets sociaux et managériaux pour obtenir le label.

Quel est le coût de ce label ?

L’auto-évaluation comme l’audit sont gratuits. C’est une volonté affirmée de voir cette démarche déployée par un grand nombre de sociétés : elles pourront concentrer leurs ressources sur les actions.

Note de la rédaction :
Point positif, ce label « généraliste » intègre un volet social, qui est en général négligé dans une démarche de développement durable. On note cependant que le comité d’audit n’intègre pas de partie prenante légitime sur ce sujet. Une lacune qui sera sans doute prochainement comblée ?

Pour en savoir plus sur le label : le communiqué de presse et le questionnaire d’auto-évaluation

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