RSS
 

Posts Tagged ‘rénovation’

« La collaboration public – privé est la clé de la logistique urbaine »

10 fév

Hôtel logistique - SAGL

L’essor de la logistique urbaine se fait attendre. Pour stimuler l’émergence de nouveaux projets, Afilog vient de publier son livre blanc. Caroline Ceccaldi, Directrice d’Afilog, revient sur les points clés de la logistique en ville.

Dans quelles conditions a été réalisé le livre blanc ?

Trois mots résument sa réalisation : maturité, collégialité et transversalité. Maturité parce que la commission « logistique urbaine » a débuté ses travaux en 2008. Plus de trois ans ont été nécessaires pour étudier de manière approfondie le sujet en associant toutes les parties prenantes (acteurs immobiliers, de la distribution, associations professionnelles, fédérations, etc.). Le fruit de ce travail collégial est un consensus de 23 propositions pour améliorer la logistique urbaine. Enfin, nous soutenons une vision systémique et globale de la logistique, c’est pourquoi le livre blanc offre une approche transversale de la logistique en ville : foncier, immobilier, transport, équipements.

Parmi les 23 propositions, quelles sont les plus urgentes à mettre en œuvre ?

La première action à mener est tout simplement l’objet de ce livre blanc, à savoir la sensibilisation des élus ! La logistique doit retrouver un espace dans les villes afin qu’elle soit plus efficiente et durable. Notre travail est donc d’éclairer les élus sur l’ intégration de la logistique très en amont des projets d’urbanisme, afin qu’elle ne soit plus perçue comme une contrainte mais comme une opportunité.
Ensuite, toujours pour des raisons d’efficacité, il est important de nommer un représentant ministériel dédié à la logistique car notre activité souffre principalement d’un manque d’homogénéité dans les décisions et règlementations.
Enfin, la jeunesse de l’approche urbaine et durable impose une professionnalisation du transport : il est donc nécessaire d’encourager l’externalisation du fret par les chargeurs, en favorisant à la fois massification et la mutualisation des flux.

Quel est le principal frein au développement de la logistique urbaine ?

Pour un grand nombre d’acteurs consultés, la rentabilité d’une opération urbaine est difficile à garantir. La rareté des espaces dédiés à la logistique croisée avec le coût du foncier élevé douchent les aspirations des porteurs de projets.

Quelle solution préconisez-vous ?

On parle souvent du coût du dernier kilomètre pour aborder la rentabilité d’un projet. Nous pensons qu’il faut aussi inclure dans cette équation le coût du premier kilomètre ainsi que les autres « fonctionnalités » porteuses de valeurs. C’est l’approche globale qui permet de résoudre la rentabilité d’une opération urbaine. Le projet Chapelle International illustre cette démarche : la mixité des fonctions bureaux, commerces et logistiques au sein du vaste programme de rénovation urbaine, couplée à une multi-modalité génèrent une solution pérenne. La collaboration élus – acteurs économiques est donc la clé de l’essor de la logistique urbaine.

Pour consulter le livre blanc : cliquer ici www.afilog.org

 

« La réhabilitation va devenir un véritable enjeu »

31 mai

Hartmann (Belleville), par Goodman

Selon l’enquête de Kurt Salomon/Generix, la performance de l’activité logistique est plutôt bien mesurée avec des indicateurs économiques (réductions des coûts de transport, baisse des stocks, etc.) mais souffre d’indicateurs sur le volet environnemental.

Olivier Barge, Head of Technical de la société Goodman, nous livre son point de vue sur l’immobilier logistique durable. Il illustre notamment le lien nécessaire entre l’économie et l’environnement.

Quelle est l’approche de Goodman en matière de développement durable ?

Olivier Barge : Nous menons systématiquement une réflexion environnementale sur tous les entrepôts logistiques, même si nos clients n’en formulent pas la demande, à savoir la plupart du temps. Avec la crise, les besoins se focalisent principalement sur des bâtiments fonctionnels et bien localisés. Mais si les attentes environnementales restent encore marginales, nous sommes persuadés que le bâtiment vert sera incontournable dans quelques années.

Comment convaincre vos clients de vous suivre dans cette voie ?

O.B. : le retour sur investissement d’un bâtiment performant économiquement et écologiquement est encore difficile à mesurer. Nous savons que ce type d’entrepôts coûte de 5 à 15 % plus cher. Nos clients hésitent donc à investir sur des bâtiments environnementaux sans avoir de visibilité sur les économies futures. C’est pourquoi Goodman mène une réflexion sur la garantie d’un coût énergétique au m2 à l’utilisation. Dans cette démarche, nous en sommes à la phase d’investigation sur des bâtiments performants : le suivi de leur consommation nous permettra de comprendre les impacts des solutions apportées. Nous pourrons alors bâtir des outils de gestion des consommations et garantir le gain économique lié à l’efficacité énergétique.

La certification est-elle un levier supplémentaire pour motiver les parties prenantes ?

O.B. : Les groupes positionnés sur le luxe par exemple sont attentifs à leur image et la certification répond à leurs attentes. Mais pour la majorité des acteurs, la certification n’est pas prioritaire. Goodman a pour sa part une expérience réussie sur la certification HQE. Pourtant, notre rayonnement international nous amène à étudier d’autres labels. La certification BREEAM retient notre attention puisqu’elle est assez proche de l’HQE tout en ayant une reconnaissance internationale.

Les nouveaux bâtiments captent l’essentiel de l’attention alors que la fin de vie des bâtiments est rarement évoquée, pouvez-vous illustrer votre démarche sur ce cycle un peu oublié ?

O.B. : Nous pensons que la réhabilitation va devenir un enjeu majeur dans la mesure où le foncier se raréfie et que certains entrepôts vieillissants méritent d’être optimisés. Goodman vient de livrer un nouveau bâtiment* (45000 m2) issu de la réhabilitation de deux bâtiments anciens (15000 m2 chacun). L’approche environnementale a été plébiscitée sur ce projet puisque les matériaux de la démolition des deux bâtiments existants ont été recyclés dans le nouveau bâtiment (recyclage du béton pour les fondations et voiries, réutilisation de la charpente métallique et des briques en terre cuite). Cette solution de recyclage des matériaux s’est traduite par une réduction des coûts. Nous avons également mis en place un éclairage mixte (blanc et jaune alterné) pour concilier confort d’utilisation et maîtrise des coûts.  La réhabilitation présente donc de multiples atouts.

*Note de la rédaction : bâtiment réalisé avec le concours de SAGL

 

Un référentiel HQE «bâtiments en rénovation» adapté aux plateformes logistiques

02 août

Certivéa vient de mettre en ligne (rubrique documentation) la version finale du référentiel HQE « bâtiments en rénovation ». Les plateformes logistiques rénovées pourront à présent être certifiées avec cette nouvelle version du référentiel HQE. Ce référentiel concerne les bâtiments de plus de 5 ans et présente des exigences spécifiques au secteur de la logistique. La gestion de l’énergie reste une cible prioritaire.

Pour télécharger les documents sur le référentiel générique Rénovation Bâtiments Tertiaires applicable au 09/07/2010, cliquer ici