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Posts Tagged ‘protection de l’environnement’

Une plateforme logistique fait de la compensation «biodiversité», une première

26 oct
Clesud à Grans-Miramas (13)

Clesud à Grans-Miramas (13)

L’aménagement d’une plateforme logistique peut occasionner une perte de biodiversité rare. Le cas s’est produit pour la zone logistique Clesud à Grans-Miramas (13). Benjamin GILORMINI, de l’Epad (aménageur public de la plate forme), détaille le projet de compensation innovant.

Pourquoi l’Epad s’est penché sur la compensation «biodiversité» ?

L’implantation de la zone logistique Clesud a été réalisée, à l’issue d’une recherche foncière élargie à l’ensemble de l’aire métropolitaine marseillaise et à l’issue d’une analyse multicritères, sur une zone incluant des vignes, prairies et vergers, ainsi que quelques dizaines d’hectares de friches susceptibles d’accueillir les espèces endémiques du coussoul de Crau,  steppe rase unique en Europe. La zone de Clesud se trouve en bordure d’un espace classé Natura 2000, constitué principalement de coussoul. L’aménagement a eu une incidence sur cet écosystème rare et fragile. Bien que ce projet ait reçu l’ensemble des autorisations requises dans le cadre du droit français applicable à la fin des années 90 (avant transcription des directives européennes, notamment par le décret « Natura 2000 » de décembre 2001), la commission européenne a porté une action contre la France pour défaut de zonage. Ce différend portant notamment sur la prise en compte des impacts de la plateforme logistique sur la biodiversité des coussouls de Crau, l’Epad s’est donc engagé à trouver une solution pour contribuer à régler le précontentieux entre l’état français et l’Europe, bien qu’aucun texte règlementaire ne l’oblige à mettre en œuvre une opération de compensation.

Pouvez-vous nous rappeler les règles d’aménagement en milieu naturel ?

Dès qu’un aménagement a une incidence sur un site Natura 2000 et la biodiversité qu’il abrite, deux cas de figure se présentent :
1 : Impossibilité de construire : c’est la sanctuarisation du patrimoine naturel.
2 : Possibilité d’aménager sous réserve de compensation (décret de décembre 2001) si le projet répond à des enjeux de sécurité, de santé publique ou d’hygiène, ou de protection environnementale globale. C’est ce dernier cas qui a rendu le projet Clesud acceptable au titre de la règlementation Natura 2000 (sous réserve de compensation des incidences sur la biodiversité) puisque la zone, qui accueille un chantier de transport combiné et contribue au report modal vers le rail du transport de fret sur l’axe Nord – Sud, permettant une réduction non négligeable des émissions de CO2 liées au transport de marchandises.

Comment avez-vous procédé pour ce projet de compensation ?

Dans un premier temps, il a fallu évaluer les incidences de la zone logistique sur la biodiversité. Un cabinet d’études a été missionné et a porté ses conclusions : 100 hectares d’écosystème agropastoral (prairie sèche comparable au coussoul en termes de potentiel d’accueil de biodiversité) devaient être recréés pour compenser les dommages environnementaux liés à Clesud. Cette estimation validée par l’état, l’Epad a cherché un partenaire pour mettre en œuvre ce projet de compensation, qui nécessite des compétences techniques très spécifiques : c’est la proposition de CDC Biodiversité qui a été retenue. Sa mission a été de reconstituer un écosystème (le coussoul) à partir d’un terrain agricole : achat d’un terrain (verger), prise en charge des travaux de réhabilitation de l’écosystème (suppression des arbres, préparation du sol, etc.) et service d’entretien / suivi scientifique pendant 30 ans. Le cout de cette opération, ramené à l’hectare réhabilité, s’élève à 35 000 €.
Au final, l’écosystème reconstitué s’étend sur 350 hectares et l’Epad y a participé à hauteur de 1,65 M€ (pour une contribution totale de 2 M € pour des actions en faveur de la biodiversité), soit un peu moins de 50 ha.  Tel est le prix de notre compensation biodiversité pour la zone de Clesud. Les services de l’Etat, conscients de ce que l’objectif de reconstitution de 100 ha d’écosystème ne garantissait pas un résultat de qualité, ont accepté de réduire l’objectif quantitatif initial de 100 ha à 50 ha dans le cadre de l’opération Cossure menée par CDC Biodiversité, dont les résultats ont pu être mesurés et sont jugés très satisfaisants en termes écologiques.

Quelles ont été vos motivations pour ce projet ?

Si du point de vue de la réglementation française nous étions conformes, l’Epad a pour ambition de réaliser des opérations exemplaires. Ce projet de compensation vient donc donner du sens à cette ambition, et inscrire notre territoire dans une démarche durable dans laquelle l’ensemble des projets impliquant une consommation d’espace naturels et un impact sur la biodiversité devront être compensés efficacement.

Néanmoins, vous communiquez assez peu sur ce projet ?

Effectivement, la compensation biodiversité répond à un enjeu d’image que nous pourrions exploiter. Mais bien d’autres enjeux méritent également notre implication, à commencer ceux de la supply chain globale. Nous concentrons nos efforts sur la performance des fonctionnalités logistiques, sur le plan économique et environnemental. Comment développer le report modale vers le rail à partir des infrastructures que nous avons créées et de l’offre immobilière que nous avons développée sur Clesud, comment améliorer le taux de remplissage des camions sont par exemple des réflexions majeures, reliées directement à la durabilité de notre métier et du développement économique de notre territoire.

Pour en savoir plus sur Clesud
Pour en savoir plus sur CDC Biodiversité, interview du directeur de CDC biodiversité
Dans cette thématique : « Préserver la biodiversité sur les plateformes logistiques »

 
 

Sélection d’innovations pour un bâtiment intelligent

12 sept

Le site Internet Cleantech Republic recense les innovations technologiques « propres ». Si la production d’énergie alternative est régulièrement au cœur des nouveautés, le secteur du bâtiment n’est pas en reste.
Découverte des dernières solutions innovantes repérées lors d’une journée dédiée au bâtiment intelligent.

La triple certification environnementale des bâtiments

Alors que l’offre de certification environnementale se focalise sur 3 principaux acteurs (HQE, BREEAM et LEED), le cabinet d’ingénierie Sinteo propose la triple certification. Ce cabinet propose en outre la mesure de l’énergie « grise » nécessaire à la construction d’un bâtiment.  www.sinteo.fr

Anticiper les besoins d’énergie en intégrant la météo

Les bâtiments intelligents ont recours à la gestion pilotée du chauffage. La jeune start-up Effigénie propose une solution logicielle qui permet d’intégrer les prévisions météo au système de gestion. Des variations climatiques anticipées permettent de mieux gérer la température du bâtiment. Une promesse d’efficacité énergétique de 20%. www.effigenie.com

Connaître la consommation d’énergie dès l’esquisse

Les logiciels de conception de bâtiments s’enrichissent de fonctions de calcul d’impact énergétique. Sylvain Marie, d’Archiwizard, a présenté son logiciel de simulation thermique 3D adapté à la RT 2012 et assure pouvoir évaluer l’impact énergétique dès l’esquisse. www.archiwizard.fr

L’impact environnemental des matériaux

Afin de faciliter le calcul de l’impact environnemental global d’un bâtiment, les producteurs de matériaux apportent leur pierre à l’édifice. Par exemple, Lafarge travaille sur l’impact CO2 de leurs produits. Ces données fiables, selon Alain Birault (directeur de la prospective construction durable) implémentent l’outil « Bilan Carbone » de l’Ademe. Suite à ces calculs d’impact, L’Ademe a réajusté l’impact CO2 du béton à la baisse, et même fortement (divisé par 4). A ce sujet, selon une étude Ademe / CSTB pour une maison individuelle, l’impact en Kg de CO2 / m2 construit est de 140 Kg pour le bois, 150 Kg pour le bloc béton comme la brique. Voir l’interview.

Pour voir toutes les interviews et les autres thèmes de la journée : voir webTV Théma bâtiments intelligents

 

«La certification BREEAM offre davantage de lisibilité qu’HQE»

21 juil

bâtiment Pitch Promotion vise "good" (Breeam)

Le paysage de la certification environnementale français est de plus en plus marqué par la certification anglaise BREEAM, alors que la certification américaine LEED peine à percer. La position de force de la certification HQE s’atténue.
Témoin de ces évolutions, Thierry Griveaux, architecte à l’agence SAGL, nous fait part de son point de vue et relaye également le sentiment des exploitants et maîtres d’ouvrages sur les certifications BREEAM / HQE.

Pouvez-vous rapidement retracer le contexte de ces certifications ?

Historiquement, BREEAM a l’antériorité et son rayonnement va au-delà du territoire britannique. D’ailleurs BREEAM se positionne comme la norme européenne des bâtiments environnementaux.
De son côté, la certification HQE est la plus couramment utilisée en France. Son périmètre d’application est exclusivement le territoire français, c’est la première différence avec BREEAM. Et malgré des tentatives de rapprochements ou d’équivalence entre BREEAM et HQE, ces dernières peinent à aboutir. Ce qui contraint certains  exploitants à rechercher une double certification.

Cette différence d’application géographique a-t-elle un impact important ?

Au-delà d’un avantage pour BREEAM, c’est surtout un point très pénalisant pour HQE. Des entreprises internationales, comme des transporteurs, exigent une visibilité équivalente à leur rayonnement mondial. Le cantonnement franco français de l’HQE est alors rédhibitoire car il ne faut pas oublier que la certification est un levier de valorisation.

Quelles sont les autres divergences ?

La philosophie des deux référentiels est très différente :
-    HQE offre la possibilité de choisir parmi 14 cibles, il s’agit donc d’un référentiel ouvert où chacun fait son marché. Cette souplesse permet éventuellement de sélectionner des cibles moins contraignantes pour l’obtention de la certification. Au final, deux bâtiments qui bénéficient d’une même certification HQE n’auront pas le même niveau d’efficacité environnementale en fonction des cibles choisies. La comparabilité n’est donc pas possible.
-    A contrario, BREEAM propose une grille plus standardisée qui permet une évaluation graduelle d’un bâtiment. Ce côté très formel peut être perçu comme une lourdeur mais au final on a une meilleure visibilité de l’efficacité d’un bâtiment, d’autant qu’elle est évaluée sur une échelle de performance de «passable» à «excellent». C’est selon moi plus transparent.

L’audit des certifications est par conséquent lui aussi différent ?

Effectivement, à partir du moment où le référentiel HQE est ouvert, on a le sentiment que l’approche de l’auditeur HQE peux être plus subjective qu’un audit BREEAM, axé autour d’une grille plus stricte d’évaluation. Ce sentiment est renforcé par le fait que les auditeurs HQE ne sont pas forcément issus du bâtiment. On peut ajouter à ce stade que les audits BREEAM sont très exigeants, avec des vérifications in-situ.

Voyez-vous d’autres différences entre les deux certifications ?

Le volet social, avec notamment les cibles « confort », est mieux évalué avec HQE.
Par ailleurs, si les 2 référentiels sont pauvres sur les aspects gestion des espaces verts (dont déchets) ou l’intégration paysagère, une réflexion d’HQE commence à émerger sur la préservation de la biodiversité, ce qui va dans le bon sens. Autre thème peu présent dans les référentiels, la fin de vie du bâtiment. Cette phase du cycle de vie n’a pas un impact marginal. Mais là encore, il est possible d’évaluer certaines démarches via l’HQE, mais de manière indirecte (valorisation de matériaux recyclés par l’utilisation de «ressources sur place», «absence de transport»).

Un mot de conclusion sur les certifications environnementales ?

L’évaluation des démarches de développement durable est une bonne chose. Cela permet de guider nos efforts sur certains thèmes.
Néanmoins, je profite de cet espace de débat pour en soulever un. Selon moi, certaines cibles ou critères environnementaux sont de faux amis, à savoir qu’ils n’ont rien de durables lorsqu’ils sont étudiés de manière globale. Prenons par exemple le cas de la récupération des eaux pluviales. D’une part, la viabilité économique (retour sur investissement) est peu certaine compte tenu des aménagements importants et des installations couteuses. D’autre part, ces mêmes aménagements et installations ont également un impact environnemental fort : au niveau de la fabrication, de l’exploitation, de l’entretien et maintenance et en fin de vie. Ce cout écologique est sans doute supérieur aux gains de m3 d’eau du réseau non consommés. Le bilan économique et écologique de la récupération des eaux pluviales n’est probablement pas si favorable à la solution dite «durable». Et cet exemple n’est pas unique : le cas de la production d’eau chaude sanitaire solaire en est un autre.
Il est donc sans doute plus pertinent économiquement et écologiquement de traiter à la source les problèmes des consommations d’eau, intégrer des plantations nécessitant peu ou pas d’arrosage, mettre en œuvre des équipements sanitaires hydro-économes. Bref, proposer une démarche de Développement Durable raisonnée.

Dernière interrogation sur les critères environnementaux HQE et BREEAM : comment et avec quelle réactivité vont-ils évoluer pour suivre les progrès technologiques (nouveaux matériaux), les nouvelles filières ou les enjeux écologiques naissants ?

 
 

« Préserver la biodiversité sur les plateformes logistiques »

29 avr

Biodiversité - Plateforme logistique

bLOG-durable.net poursuit ses entretiens avec les acteurs de la logistique durable et publie l’interview avec Laurent Payet, Directeur Général de Dauchez Payet, agence conseil spécialisée dans la construction durable (property management et ingénierie de la performance environnementale).

Quelles sont les caractéristiques majeures que doivent intégrer un bâtiment logistique «environnemental» ?

Le débat actuel porte essentiellement sur l’arbitrage entre l’efficacité thermique et l’éclairage naturel. Le premier poste étant celui qui accapare les budgets majeurs en matière d’études aux dépens de l’éclairage, qui offre également de réels leviers d’économies grâce à des solutions techniques avérées. Sur ces deux postes, les gains en terme d’efficacité énergétique varient entre 30 à 50 %, grâce à une automatisation des systèmes de contrôle.
Une fois ces postes optimisés, la production d’énergie pour les sites industriels reste la troisième voie intéressante à envisager, pour compenser les consommations restantes. Cela permet de viser des objectifs de basse consommation ou tendre vers la neutralité carbone. Attention sur ce dernier point, si la production d’électricité est vendue à un tarif subventionné, les « certificats d’émissions de CO2 » seront crédités à celui qui achète l’électricité « verte ». Il faut donc être prudent quant aux effets d’annonce sur les bâtiments à énergie positive ou « carbone neutre ».

La traduction de la performance énergétique en terme de réduction d’émissions de CO2 est-elle une attente de marché ?

Plusieurs acteurs, notamment des chargeurs, expriment aujourd’hui des demandes en ce sens. Ce n’est certes pas fréquent, mais certains clients fixent des objectifs précis, comme l’émission de 100 tonnes d’Eq. CO2 / an alors que la référence de marché tourne plutôt à 1000 tonnes. Ces 100 tonnes reviennent aux usages électriques incompressibles : l’éclairage, les auxiliaires, la ventilation et le chauffage des bureaux. Les autres 900 tonnes peuvent être « effacées » grâce à un bouquet bien pensé d’initiatives techniques puis par la substitution du gaz par le bois pour le chauffage de la zone de stockage.
L’approche carbone appelle une réflexion plus globale. En effet, l’envolée récente des prix des énergies fossiles plaide pour d’autres choix énergétiques moins carbonés. Et parallèlement, le coup de frein sur le photovoltaïque montre que le développement d’énergies alternatives sous perfusion de subventions n’est pas viable durablement. Une solution écologique doit être une solution rentable et autonome.

Quel point mériterait selon vous d’être davantage développé dans la construction logistique ?

La préservation de la biodiversité me tient à cœur car on peut faire beaucoup avec très peu de moyens. Et malheureusement, le sujet est souvent négligé même si les collectivités locales se préoccupent progressivement de la biodiversité dans leurs cahiers des charges, comme par exemple l’intégration paysagère. Il faut avoir à l’esprit que la perméabilité des sols est le premier impact sur la biodiversité. Ensuite l’entretien des espaces verts avec des produits phytosanitaires peut poser de problèmes. Bien sûr, préserver la biodiversité offre de multiples avantages : rupture de la monotonie paysagère et donc confort des utilisateurs, entretien plus économique. A titre d’exemple, un aménageur a souhaité mettre en place des nichoirs : si l’opération reste anecdotique, elle témoigne de l’intérêt pour l’environnement particulièrement apprécié des utilisateurs, qui y sont très sensibles.

Plus de détail sur les réalisations de Dauchez Payet : www.dauchezpayet.fr

 

Mega plateforme logistique de Nike en Chine

11 mar

La multinationale Nike vient d’ouvrir en Chine, à Taicang (à proximité de Shanghaï), sa plus imposante plateforme logistique en Asie : 200 000 m2. Le site prévoit l’emploi de 1500 personnes.

Sustainable

Le centre logistique fait la part belle au développement durable et vise l’accréditation LEED : une première en Chine. La technologie mise en œuvre porte sur le chauffage (dispositif solaire en toiture), l’éclairage (système de management énergétique automatique et lumière naturelle), et sur la récupération des eaux de pluie. A la clé, Nike compte réduire de 80 % ses besoins en eau et diminuer sa consommation de 4 400 000 kilowatts, ce qui reviennent à 4,2 tonnes de CO2.

Par ailleurs, la dimension et l’innovation de ce site sont mises en valeur par un convoyeur de 9 Km et par l’utilisation « massive » d’automatisation.

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

 
 

Prologis signe une plateforme durable à Saragosse (Espagne)

28 fév

Aller au-delà de la réglementation est toujours un gage d’engagement dans le développement durable. C’est avec cet esprit que Prologis a construit son entrepôt à Saragosse pour le compte de BSH. Cet entrepôt est allé au-delà des normes espagnoles et a même reçu la pré-certification LEED Platinium. Alors bien sûr, la réglementation environnementale en Espagne est moins élevée qu’en France. Néanmoins, cette démarche est intéressante et prouve que les besoins des clients et la stratégie d’une entreprise sont de biens meilleurs moteurs de développement que la conformité réglementaire.

Équipements « classiques »

Pour répondre aux exigences environnementales dans une région chaude et plutôt aride, le bâtiment a été équipé de récupérateurs d’eaux pluviales qui est l’unique système d’irrigation de l’espace paysager (réalisé avec des espèces végétales peu gourmandes en eau).
L’ensoleillement de la région a été également mis à profit : chauffage solaire des eaux sanitaires et éclairage zénithal. A ce sujet, ce choix de lumière naturelle a permis de réduire de 40 % le coût des équipements d’éclairage et se traduira par une limitation des besoins énergétiques (21% d’économie).
Enfin, de nombreuses actions ont été menées pour optimiser l’usage des matériaux (déchets, matériaux recyclés) et favoriser les transports alternatifs (vélos, recharges véhicules électriques).

Plus rare : les cellules gigantesques

La réglementation espagnole « sécurité incendie » n’impose pas comme en France un découpage en cellules de 6000 m2 maximum. Les ingénieurs de Prologis ont alors découpé l’entrepôt de 80000 m2 en 3 cellules de 23 à 29000 m2, grâce aux conclusions d’une étude d’ingénierie incendie. A la clé, une économie de matériaux  substantielle (béton en tête) et une exploitation facilitée (important pour des colis volumineux). Cette optimisation s’est couplée avec des efforts sur les risques d’incendies : évacuation rapide du personnel, séparation des eaux incendie , taux de désenfumage de près de 5% grâce aux équipements d’éclairages naturels (norme française 2%).

Retrouver tous les détails du projet : le communiqué de presse

 

La supply chain verte : tendances décryptées

18 fév

aerial photography : alex-maclean-24

Le cabinet BearingPoint, avec le concours de Novamétrie, vient de publier les résultats de son 4 ème observatoire de la supply chain. Cette étude, menée auprès de 600 décideurs européens, présente le nouveau visage de la supply chain verte et décrypte les éléments de tendances.

De nouvelles motivations

En 2008, la conformité aux réglementations environnementales poussait plus de 95% des personnes interrogées à investir le champ écologique. Aujourd’hui, ce sont l’amélioration de l’image (>80%) et les décisions du comité de direction qui motivent le verdissement de la supply chain. Paradoxalement, les décideurs estiment que ces actions n’ont pas vocation première à contribuer à la conquête de nouveaux clients ou à répondre à la pression concurrentielle.

Convergence environnement et économique

Une écrasante majorité des personnes interrogées (70%) pense que les critères environnementaux se traduisent en levier de performance économique. Et près de la moitié des décideurs pense que le retour sur investissement d’une démarche environnementale est inférieur à trois ans. Ils estiment néanmoins que la démarche environnementale doit s’inscrire dans une stratégie à long terme. Et pour « tenir la distance », plus de 50% des entreprises ont mis en place des indicateurs de performance environnementale.
Evidemment, le constat est aussi vrai dans l’autre sens : les économies financières réalisées grâce à une moindre dépense énergétique sont un levier de performance environnementale ! Et bien sûr, cet enjeu est d’autant plus vrai avec l’envolée des prix des carburants et autres matières premières.
Enfin, la vertu écologique est également un moyen de mobiliser les troupes internes sur les réductions de coûts (carburants, gaspillages).

Une supply chain plus ouverte

L’étude révèle enfin que la supply chain s’ouvre davantage aux modèles « collaboratifs ». Les différents acteurs peuvent par exemple dialoguer pour optimiser les flux. Néanmoins, si l’étude ne présente pas de cas concrets de démarche participative, nous avions cité un exemple de logistique collaborative dans l’article : De la logistique urbaine à la logistique collaborative

Pour télécharger l’étude : bearingpoint.fr

Crédit Photo : voir l’excellent travail du photographe américain Alex MacLean

 

La norme NF EN 15643-1 évalue les bâtiments durables

01 fév

Pour que le développement durable s’impose, les parties prenantes exigent des preuves de sa performance. Indicateurs, normes, certifications sont autant des solutions répondant à cette exigence. Dernière née, la norme NF EN 15643-1 présente les principes généraux et les exigences pour l’évaluation des bâtiments en termes de performances environnementales, sociales et économiques.

En deux mots

Cette norme propose un système d’évaluation basé sur une approche de cycle de vie. Des indicateurs quantitatifs et qualitatifs viennent étayer la méthodologie. Enfin, les évaluations peuvent concerner le bâtiment dans son ensemble ou des parties du bâtiment.

Commission d’experts

Cette nouvelle norme est le fruit du travail de la commission « développement durable dans la construction » pilotée par l’AFNOR. Chaque partie prenante peut participer à la commission de normalisation et faire valoir ses intérêts dans l’élaboration des documents normatifs : la liste des membres est indiquée en bas de cette page.

Maquis ?

La norme européenne NF EN 15643-1 est le premier volet d’une série qui sera complétée par 3 autres normes. Et sur le sujet, la commission planche sur d’autres projets (env. 15). Mais qu’en pensent les professionnels ? Ces normes répondent-elles à leurs besoins d’être guidés dans leurs démarches de construction ou de valorisation ? ou bien sont-elles illisibles parce que prolifiques ? et sont-elles applicables sans le recours à de nombreux consultants ?

Bref, le succès de ce nouvel outil est lié à sa « prise en main » par les professionnels, êtes-vous partant ?

A lire dans La Tribune, un éclairage différent sur le sujet : Bâtiments durables : les architectes fustigent des normes trop contraignantes

Voir le communiqué de presse de l’AFNOR

 

Efficacité énergétique : l’Ademe à vos côtés ?

26 jan

Bien que le Grenelle de l’Environnement ait perdu de son aura, les pouvoirs publics offrent néanmoins une ressource financière qu’il peut être utile de solliciter.
C’est ce qu’a fait le Groupe Auchan pour la réalisation de son hyper à Montauban. Inauguré à l’automne dernier, ce centre commercial se revendique « le plus économe de France » avec 325 kWh/m2/an.

L’Ademe a aidé techniquement et financièrement le Groupe Auchan dans ce projet. A la clé, un magasin qui répond à la RT 2012 grâce à de nombreuses innovations :

  • Système d’éclairage zénithal basé sur une toiture en shelds offrant un très large éclairage naturel ,
  • 5200 m2 de capteurs photovoltaïques qui devraient produire un tiers des besoins énergétiques,
  • Isolation triple épaisseur de laine de verre,
  • Chauffage issu de la récupération des calories issues de la production de froid alimentaire.

L’Ademe a des objectifs forts en matière d’efficacité énergétique des bâtiments. Investissements d’Avenir met d’ailleurs une priorité sur la réhabilitation énergétique avec divers appels à projets.

> Pour connaître les appels à projets : www.ademe.fr/appels-propositions
> Pour en savoir plus sur le projet de Montauban, le contact de l’Ademe : jerome.llobet@ademe.fr
> Pour en savoir plus sur le projet de Montauban et des actions mises en œuvre par le Groupe Auchan en matière de construction : communiqué de presse

Nouvel hypermarché Auchan Montauban from FCD on Vimeo.

 

Le parc logistique de Bréguières certifié iso 14001

12 jan

Il est rare de voir la certification iso 14001 attribuée à un parc logistique. Le Groupe Barjane déclare d’ailleurs être le premier parc logistique privé à recevoir cette certification pour son site de Bréguières dans le Var. Quel périmètre couvre cette certification ? Quelles sont les actions durables offertes par le parc ?

Iso 14001 ?

La certification iso 14001 récompense la mise en place d’une système de management environnemental (SME). Appliqué à un parc logistique, cela revient à réduire les impacts environnementaux sur l’ensemble de la vie d’une zone logistique (et pas seulement celle du bâtiment) : conception, chantier (Chantier vert) et gestion durable du parc (exploitation). La méthode de mise en œuvre d’un tel système est classique : identification des impacts du parc sur l’environnement, plan d’actions (et allocation des ressources correspondantes), contrôle des résultats de performance et ajustements pour une progression continue.

Quelles actions concrètes sur l’environnement ?

Le site logistique de Bréguières offre un parc provençal de 20 hectares avec plus de 1500 arbres et 6000 arbustes, des corridors écologiques ainsi que la préservation d’arbres remarquables.
Évidemment, les bâtiments sont couverts de centrales photovoltaïques.
Quant au foncier, il permet une desserte multimodale (embranchement ferré).

Pourquoi la certification iso 14001 n’est-elle pas plus déployée sur les parcs logistiques ? la question est posée et les commentaires bienvenus.

Pour en savoir plus sur le parc logistique : cliquer ici