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Posts Tagged ‘empreinte carbone’

Comparatif des certifications environnementales des bâtiments, et plus encore

23 mai

Le rapport « Construction durable : panorama des solutions techniques », produit par l’agence de conseil en développement durable Utopies, recense un éventail de solutions à mettre en œuvre pour un bâtiment performant sur le plan environnemental.

Ce document aborde les grands enjeux du bâtiment à travers 7 thèmes : la qualité de l’air extérieur, l’empreinte carbone du bâtiment, les Energies Nouvelles et Renouvelables (ENR), la gestion des eaux de pluie, la gestion durable des espaces extérieurs, les toitures végétalisées et les certifications. Sur ce dernier thème, le rapport présente (pages 12-13) une analyse comparative de sept labels environnementaux : HQE, Breeam, Leed, Minergie Eco (Suisse), Green Star (Australie), Casbee (Japon), SBTool (Canada). Les critères du comparatif reprennent les types de cibles, les enjeux couverts et les spécificités des labels.

Plus globalement, le rapport propose une approche pédagogique et pragmatique de la construction durable, étayée par des retours d’expériences. Nous suivrons avec intérêt la mise à jour de ce rapport édité en 2009.

Pour lire le rapport complet : cliquer ici

 
 

Une plateforme logistique « supergreen » à Chicago

19 mar

Comment un bâtiment logistique peut acquérir un niveau platinum avec le référentiel LEED ? Avec des équipements d’efficacité environnementale pléthoriques ! Découverte outre atlantique, à Chicago, d’un bâtiment logistique innovant.


Le distributeur de produits frais Testa a voulu se doter d’un entrepôt résolument « vert » pour accompagner sa stratégie durable, ancrée sur des approvisionnements de produits locaux. Le bâtiment cumule les équipements permettant de limiter son empreinte environnementale :

  • Eolienne d’une puissance de 750kW
  • Panneaux solaires, pour la recharge des véhicules électriques
  • Eclairage LED
  • Chauffe-eau solaire
  • Toiture végétalisée sur un peu plus de 4000 m2
  • Récupération des eaux de pluie

Panneaux photovoltaïques pour recharger les véhicules électriques

 

 

Voir plus de photos et un complément sur le projet : cliquer ici

Crédit Photo : Epstein

 
 

Bientôt des façades photovoltaïques

29 fév

crédit photo : SAGL

Alors que le développement des installations photovoltaïques se soit contracté en France, l’innovation pour produire cette énergie renouvelable s’intensifie dans le monde. Au Japon, une filiale du groupe Mitsubishi teste les murs photovoltaïques. Des applications prometteuses, y compris pour les entrepôts ?

Innovation technologique

La production d’électricité est rendue possible grâce à une nouvelle technologie (semi-conducteurs organiques), qui offre des revêtements plus fins et plus légers que les panneaux existants. Cette technologie a été mise en œuvre sur deux gratte-ciel à Tokyo. Les résultats sont prometteurs: un rendement de conversion en électricité de 11% environ (légèrement plus faible que celui des installations traditionnelles, à 14-15%) pour un coût de production du revêtement dix fois inférieur aux panneaux classiques.

Mitsubishi compte déployer ces nouveaux produits en 2013.
En savoir plus : cliquer ici

 

Au cœur d’un quartier résidentiel, une plateforme logistique durable (partie 2)

12 jan

Chapelle International - SAGL - Logistique urbaine

Après avoir évoqué les solutions mises en œuvre pour réduire les nuisances sonores et améliorer l’intégration paysagère (voir article),  Ben Burke, architecte et chef du projet « Chapelle International »* chez SAGL décrypte les innovations environnementales et sociales de ce projet.

Quelles sont les autres exigences de ce projet ?

La construction d’un bâtiment en ville répond à une obligation d’optimisation du foncier. En outre, les porteurs du projet (Sogaris et SNCF) sont engagés dans des démarches de développement durable : le programme portait donc des exigences fortes en matière de protection de l’environnement (réduction des émissions de CO2) et de soutien social.

Quelles opportunités économiques offrent ce bâtiment ?

La création d’un sous-sol de 17.758 m2 permet de doubler la surface utile sans obérer l’intégration paysagère. Cette surface supplémentaire va permettre à Sogaris de proposer des boxs de stockage pour les artisans et commerçants du quartier. Innovant aussi et porteur d’économies la localisation en sous-sol de l’activité d’entretien des camions. Dans les deux cas, la base fret permet d’éviter des trajets coûteux financièrement et écologiquement : des arguments supplémentaires pour attirer les exploitants.

Chapelle International - SAGL - Logistique urbaine

Quels sont les atouts environnementaux de ce projet ?

D’abord, l’embranchement fer permettra d’acheminer des marchandises au cœur de Paris avec le train, beaucoup moins polluant que les camions. Sogaris a réalisé une étude sur l’impact environnemental de ce projet pour 260 jours d’exploitation par an et voici les résultats :
-    Economie de 1.100.000 km effectués par des véhicules industriels diesels (transfert modal de la route vers le fer pour l’approche des marchandises sur Paris) sur la voirie d’Ile-de-France,
-    13.700 camions en moins entrant dans Paris (transfert modal de la route vers le fer pour l’approche des marchandises sur Paris),
-    560 tonnes de CO2 économisées (transfert modal de la route vers le fer pour l’approche des marchandises sur Paris et utilisation de véhicules électriques),
-    50% de polluants atmosphériques en moins, principalement les NOx et les particules (transfert modal + utilisation de véhicules GNV et électriques),
Toujours en matière de transport, Sogaris a souhaité valoriser l’offre de véhicules peu polluants : camions électriques et vélos cargos (espace de 500 m2 dédié).
Notez enfin que la présence de la base fret au cœur de Paris facilite l’accès des salariés et des visiteurs par les transports en commun.

Côté architecture, la végétalisation de la façade et surtout du toit offre un réel atout environnemental (+récupération des eaux de pluie pour l’arrosage). La présence de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Bref, l’ensemble de ces actions contribuent à la performance environnementale du bâtiment. Nous visons d’ailleurs pour ce projet une certification environnementale (HQE).

Qu’en est-il du volet social ?

Plusieurs aspects du programme sont tournés vers l’ancrage territorial et social. Par exemple, la présence de boxs pour les artisans et commerçants du quartier soutient leur activité. Par ailleurs, sous les arcades, Sogaris a souhaité héberger une pépinière d’entreprises, qui œuvre notamment dans le commerce équitable. Enfin, sur le toit, plusieurs projets sont à l’étude : jardins publics ou équipements sportifs pouvant bénéficier aux écoles et associations de quartier.

Chapelle International - SAGL - Logistique urbaine

En guise de conclusion ?

Nous sommes convaincus qu’il est possible de concevoir des bâtiments logistiques au cœur des villes. Les contraintes de bruit, d’intégration paysagère, économiques, environnementales et sociales peuvent s’avérer de réelles opportunités. Ce projet témoigne de la créativité des parties prenantes pour intégrer un outil à grande échelle dans un lieu entouré de résidences. En tout cas, c’est très stimulant de travailler sur de tels enjeux.

 

Sélection d’innovations pour un bâtiment intelligent

12 sept

Le site Internet Cleantech Republic recense les innovations technologiques « propres ». Si la production d’énergie alternative est régulièrement au cœur des nouveautés, le secteur du bâtiment n’est pas en reste.
Découverte des dernières solutions innovantes repérées lors d’une journée dédiée au bâtiment intelligent.

La triple certification environnementale des bâtiments

Alors que l’offre de certification environnementale se focalise sur 3 principaux acteurs (HQE, BREEAM et LEED), le cabinet d’ingénierie Sinteo propose la triple certification. Ce cabinet propose en outre la mesure de l’énergie « grise » nécessaire à la construction d’un bâtiment.  www.sinteo.fr

Anticiper les besoins d’énergie en intégrant la météo

Les bâtiments intelligents ont recours à la gestion pilotée du chauffage. La jeune start-up Effigénie propose une solution logicielle qui permet d’intégrer les prévisions météo au système de gestion. Des variations climatiques anticipées permettent de mieux gérer la température du bâtiment. Une promesse d’efficacité énergétique de 20%. www.effigenie.com

Connaître la consommation d’énergie dès l’esquisse

Les logiciels de conception de bâtiments s’enrichissent de fonctions de calcul d’impact énergétique. Sylvain Marie, d’Archiwizard, a présenté son logiciel de simulation thermique 3D adapté à la RT 2012 et assure pouvoir évaluer l’impact énergétique dès l’esquisse. www.archiwizard.fr

L’impact environnemental des matériaux

Afin de faciliter le calcul de l’impact environnemental global d’un bâtiment, les producteurs de matériaux apportent leur pierre à l’édifice. Par exemple, Lafarge travaille sur l’impact CO2 de leurs produits. Ces données fiables, selon Alain Birault (directeur de la prospective construction durable) implémentent l’outil « Bilan Carbone » de l’Ademe. Suite à ces calculs d’impact, L’Ademe a réajusté l’impact CO2 du béton à la baisse, et même fortement (divisé par 4). A ce sujet, selon une étude Ademe / CSTB pour une maison individuelle, l’impact en Kg de CO2 / m2 construit est de 140 Kg pour le bois, 150 Kg pour le bloc béton comme la brique. Voir l’interview.

Pour voir toutes les interviews et les autres thèmes de la journée : voir webTV Théma bâtiments intelligents

 

« Préserver la biodiversité sur les plateformes logistiques »

29 avr

Biodiversité - Plateforme logistique

bLOG-durable.net poursuit ses entretiens avec les acteurs de la logistique durable et publie l’interview avec Laurent Payet, Directeur Général de Dauchez Payet, agence conseil spécialisée dans la construction durable (property management et ingénierie de la performance environnementale).

Quelles sont les caractéristiques majeures que doivent intégrer un bâtiment logistique «environnemental» ?

Le débat actuel porte essentiellement sur l’arbitrage entre l’efficacité thermique et l’éclairage naturel. Le premier poste étant celui qui accapare les budgets majeurs en matière d’études aux dépens de l’éclairage, qui offre également de réels leviers d’économies grâce à des solutions techniques avérées. Sur ces deux postes, les gains en terme d’efficacité énergétique varient entre 30 à 50 %, grâce à une automatisation des systèmes de contrôle.
Une fois ces postes optimisés, la production d’énergie pour les sites industriels reste la troisième voie intéressante à envisager, pour compenser les consommations restantes. Cela permet de viser des objectifs de basse consommation ou tendre vers la neutralité carbone. Attention sur ce dernier point, si la production d’électricité est vendue à un tarif subventionné, les « certificats d’émissions de CO2 » seront crédités à celui qui achète l’électricité « verte ». Il faut donc être prudent quant aux effets d’annonce sur les bâtiments à énergie positive ou « carbone neutre ».

La traduction de la performance énergétique en terme de réduction d’émissions de CO2 est-elle une attente de marché ?

Plusieurs acteurs, notamment des chargeurs, expriment aujourd’hui des demandes en ce sens. Ce n’est certes pas fréquent, mais certains clients fixent des objectifs précis, comme l’émission de 100 tonnes d’Eq. CO2 / an alors que la référence de marché tourne plutôt à 1000 tonnes. Ces 100 tonnes reviennent aux usages électriques incompressibles : l’éclairage, les auxiliaires, la ventilation et le chauffage des bureaux. Les autres 900 tonnes peuvent être « effacées » grâce à un bouquet bien pensé d’initiatives techniques puis par la substitution du gaz par le bois pour le chauffage de la zone de stockage.
L’approche carbone appelle une réflexion plus globale. En effet, l’envolée récente des prix des énergies fossiles plaide pour d’autres choix énergétiques moins carbonés. Et parallèlement, le coup de frein sur le photovoltaïque montre que le développement d’énergies alternatives sous perfusion de subventions n’est pas viable durablement. Une solution écologique doit être une solution rentable et autonome.

Quel point mériterait selon vous d’être davantage développé dans la construction logistique ?

La préservation de la biodiversité me tient à cœur car on peut faire beaucoup avec très peu de moyens. Et malheureusement, le sujet est souvent négligé même si les collectivités locales se préoccupent progressivement de la biodiversité dans leurs cahiers des charges, comme par exemple l’intégration paysagère. Il faut avoir à l’esprit que la perméabilité des sols est le premier impact sur la biodiversité. Ensuite l’entretien des espaces verts avec des produits phytosanitaires peut poser de problèmes. Bien sûr, préserver la biodiversité offre de multiples avantages : rupture de la monotonie paysagère et donc confort des utilisateurs, entretien plus économique. A titre d’exemple, un aménageur a souhaité mettre en place des nichoirs : si l’opération reste anecdotique, elle témoigne de l’intérêt pour l’environnement particulièrement apprécié des utilisateurs, qui y sont très sensibles.

Plus de détail sur les réalisations de Dauchez Payet : www.dauchezpayet.fr

 

Bilan carbone d’une plateforme logistique mené par GSE

23 mar

L’accès aux données sur le bilan carbone d’un entrepôt logistique est rare et parcellaire. Alors la présentation de GSE sur une expérience carbone menée sur un entrepôt en Rhône Alpes fait figure d’exception. Synthèse de ce que l’on peut retenir sur l’évaluation des émissions d’équivalent carbone d’un bâtiment à partir du Bilan Carbone de l’Ademe :

1 : Phase « construction »

> la construction d’un bâtiment logistique peu isolé génère environ 300 Kg éq CO2/m2,
> pour le lot gros œuvre, le poste fondations pèse presque 70 % des émission de GES, les voiles et longrines sont le deuxième poste avec près de 18 %,
> au sein des fondations, l’utilisation de béton (intrant) pour la structure armée a l’impact majeur (un peu moins des 2/3) et viennent ensuite les armatures en aciers pour un peu moins d’un quart,
>dès lors, l’utilisation d’une charpente en bois à la place du béton vient réduire le poids des émissions d’Eq. Carbone.

2 : Phase « durée de vie »

> la vie de ce bâtiment (sur 30 ans et chauffé à 5°C en région lyonnaise) se traduit par une émission d’environ 700 Kg éq CO2/m2, avec une réduction de 10 % si ce bâtiment est bien isolé (RT 2005),
> dans le cas de ce bâtiment, l’éclairage représente un peu moins de la moitié des émissions d’Eq carbone par rapport à celles liées au chauffage (pour un bâtiment chauffé à 5°C).

3 : Phase « fin de vie »

> selon l’hypothèse de Ademe, l’impact en fin de vie est de 4 Kg eq carbone / tonne de déchet (basée sur l’hypothèse d’une simple mise en décharge).

Pour en savoir plus : voir le document de GSE

 

Bâtiments logistiques et empreinte carbone

28 sept

Dans la famille des indices propres au secteur du bâtiment, un petit nouveau tente de se faire une place: l’empreinte carbone. Alors que l’indice du Kwh/m2/an a été largement porté par les différentes réglementations thermiques et autre Grenelle de l’environnement, l’empreinte carbone arrive un peu comme un OVNI. Qu’est-ce que l’empreinte carbone? comment se calcule-t-elle ? Pourquoi s’y intéresser (ou s’en désintéresser !) ? éléments de réponse.

Unité de mesure

Nous le savons tous à présent, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement climatique. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) est de loin le plus important (75%) devant le méthane (env. 15%) et autres oxyde nitreux et gaz fluorés. Il est donc devenu primordial, pour lutter contre le changement climatique, d’évaluer les sources et les volumes de CO2 émis. A la clé, la création de solutions de réduction des émissions et une « valorisation » du prix du carbone qui donne lieu à des taxes, avec le principe du pollueur, payeur.
En somme, l’empreinte carbone est une unité de mesure « environnementale ».

Calcul des émissions de CO2

Les émissions de CO2 sont principalement issues de la consommation d’énergie fossile (pétrole, gaz, électricité (centrales à charbon)). L’énergie est partout : production, « intrants » (à savoir les matières premières, qui nécessitent elles aussi de l’énergie pour être produites), fret / déplacements, déchets, immobilisations…
Pour évaluer l’empreinte carbone (CO2), des outils de calcul existent comme le bilan carbone de l’Ademe. Récemment, la société Verteego a créé un outil d’évaluation dédié au secteur de la construction : il passe en revue le chantier, les transports, les déchets, les matériaux utilisés dans le bâtiment, etc. (démo possible gratuitement : voir Verteego construction).

Pourquoi s’en servir ?

Les entreprises ont recours au calcul des émissions de CO2 principalement pour être conformes aux réglementations, pour l’utilisation en termes de marketing (image) et enfin comme outil de réduction des coûts. A titre d’exemple, la communication sur le dernier centre logistique de ROYE utilise l’indicateur CO2. Ce bâtiment HQE construit par GSE et loué à L’Oréal permet selon le constructeur de diviser par 10 les émissions de CO2. Est-ce Parlant ? Les acteurs du bâtiment comprendront parfaitement que le bâtiment est BBC et consomme entre 60 et 70 Kwh/m2/an.
Qu’apporte l’indice carbone de plus ? C’est un indice qui va consolider toutes les émissions de CO2 liées à un entrepôt et à son cycle de vie : énergie, construction, exploitation, transports. A titre d’exemple, pour l’entrepôt de Roye, l’énergie utilisée pour le chauffage n’est pas l’électricité ou le gaz mais le bois (énergie renouvelable et « piège à carbone ») produit localement. L’impact environnemental est donc moindre. Autre exemple, ce nouvel entrepôt remplace 4 bâtiments dispersés : des économies en termes de transports et d’exploitation des bâtiments est calculée.

CO2 ou pas ?

L’indice CO2 permet d’avoir une vision globale d’une activité et notamment des postes les plus consommateurs d’énergie : ce qui est utile pour prioriser les actions de réductions.
Les grands groupes ou certaines collectivités ont des objectifs de réduction de CO2. Proposer un projet complété d’une estimation carbone est un critère qualitatif supplémentaire. De là à faire gagner des contrats, c’est un pas que seuls les marchands d’outils d’évaluation de CO2 franchissent…
On pourra rappeler qu’en France tout comme au niveau international, le débat autour du carbone est loin d’être consensuel. Comptabilité carbone, quotas, étiquetage, les règlementations et les outils se mettent en place doucement tant les intérêts sont opposés et les lobbies puissants. Se familiariser avec l’indice est un premier niveau, investir sur le calcul du carbone dépendra de votre vision et des opportunités de votre marché. Un sujet à aborder avec vos clients, pour avancer avec eux ?

Voir le communiqué de presse d’Argan

Plus de détail sur l’inauguration de l’entrepôt avec des éléments chiffrés sur le CO2