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Posts Tagged ‘certification BREEAM’

Comparatif des certifications environnementales des bâtiments, et plus encore

23 mai

Le rapport « Construction durable : panorama des solutions techniques », produit par l’agence de conseil en développement durable Utopies, recense un éventail de solutions à mettre en œuvre pour un bâtiment performant sur le plan environnemental.

Ce document aborde les grands enjeux du bâtiment à travers 7 thèmes : la qualité de l’air extérieur, l’empreinte carbone du bâtiment, les Energies Nouvelles et Renouvelables (ENR), la gestion des eaux de pluie, la gestion durable des espaces extérieurs, les toitures végétalisées et les certifications. Sur ce dernier thème, le rapport présente (pages 12-13) une analyse comparative de sept labels environnementaux : HQE, Breeam, Leed, Minergie Eco (Suisse), Green Star (Australie), Casbee (Japon), SBTool (Canada). Les critères du comparatif reprennent les types de cibles, les enjeux couverts et les spécificités des labels.

Plus globalement, le rapport propose une approche pédagogique et pragmatique de la construction durable, étayée par des retours d’expériences. Nous suivrons avec intérêt la mise à jour de ce rapport édité en 2009.

Pour lire le rapport complet : cliquer ici

 
 

Certivéa innove avec un référentiel enrichi et un affichage gradué

28 sept

La concurrence féroce entre les labels environnementaux des bâtiments pousse les acteurs à innover. Certivéa propose en cette rentrée 2011 deux innovations pour rester parmi les opérateurs référents : un référentiel bâtiments tertiaires remodelé et plus complet ainsi qu’un passeport HQE.

Un référentiel « Nouvelle génération »

Le nouveau millésime de référentiel de certification pour la construction des bâtiments tertiaires a été conçu pour répondre à deux attentes du marché :
-    La simplification. A présent, un seul et même référentiel « générique » s’applique à tout type de bâtiment non résidentiel.
-   L’internationalisation. Pour contrer les critiques d’un outil trop franco français, le nouveau référentiel devient compatible avec les exigences de la norme EN TC 350 (cf. Certivéa) et avec les indicateurs internationaux portés par la Sustainable Building Alliance (www.sballiance.org). Certivéa affiche également la volonté de suivre les évolutions règlementaires nationales et internationales en matière d’énergie, d’environnement, de santé et de confort. Enfin, pour être certifié, un bâtiment devra atteindre à minima le niveau BBC sur l’énergie.
Pour en savoir plus sur ce nouveau millésime, voir le communiqué de presse

Le nouvel affichage environnemental HQE

Nous l’avions évoqué lors d’un précédent article (voir le billet du 21 juillet), la certification HQE ne permettait pas de rendre visible les différents niveaux de performance d’un bâtiment certifié, contrairement à la certification BREEAM. L’association HQE et Certivéa viennent de corriger cette lacune en proposant le Passeport Bâtiment Durable.
L’objectif est de présenter les performances des bâtiments sur 4 grands thèmes (l’énergie, l’environnement, le confort, la santé) avec une échelle de 4 étoiles. Le nombre d’étoiles est ensuite agrégé pour calculer l’évaluation globale du bâtiment sur 4 niveaux (bon, très bon, excellent, exceptionnel). On se rapproche donc fortement de l’évaluation BREEAM.
Plus de détails sur les modalités de calculs de l’évaluation, voir le dossier Certivéa. Pour connaître les premiers bâtiments détenteurs du passeport, voir l’article sur cleantechrepublic.

Ces évolutions vous semblent-elles convaincantes ? Sont-elles suffisantes pour que vous puissiez arbitrer en faveur de l’HQE sur des projets internationaux ? Faîtes-nous part de vos avis et commentaires.

 

Sélection d’innovations pour un bâtiment intelligent

12 sept

Le site Internet Cleantech Republic recense les innovations technologiques « propres ». Si la production d’énergie alternative est régulièrement au cœur des nouveautés, le secteur du bâtiment n’est pas en reste.
Découverte des dernières solutions innovantes repérées lors d’une journée dédiée au bâtiment intelligent.

La triple certification environnementale des bâtiments

Alors que l’offre de certification environnementale se focalise sur 3 principaux acteurs (HQE, BREEAM et LEED), le cabinet d’ingénierie Sinteo propose la triple certification. Ce cabinet propose en outre la mesure de l’énergie « grise » nécessaire à la construction d’un bâtiment.  www.sinteo.fr

Anticiper les besoins d’énergie en intégrant la météo

Les bâtiments intelligents ont recours à la gestion pilotée du chauffage. La jeune start-up Effigénie propose une solution logicielle qui permet d’intégrer les prévisions météo au système de gestion. Des variations climatiques anticipées permettent de mieux gérer la température du bâtiment. Une promesse d’efficacité énergétique de 20%. www.effigenie.com

Connaître la consommation d’énergie dès l’esquisse

Les logiciels de conception de bâtiments s’enrichissent de fonctions de calcul d’impact énergétique. Sylvain Marie, d’Archiwizard, a présenté son logiciel de simulation thermique 3D adapté à la RT 2012 et assure pouvoir évaluer l’impact énergétique dès l’esquisse. www.archiwizard.fr

L’impact environnemental des matériaux

Afin de faciliter le calcul de l’impact environnemental global d’un bâtiment, les producteurs de matériaux apportent leur pierre à l’édifice. Par exemple, Lafarge travaille sur l’impact CO2 de leurs produits. Ces données fiables, selon Alain Birault (directeur de la prospective construction durable) implémentent l’outil « Bilan Carbone » de l’Ademe. Suite à ces calculs d’impact, L’Ademe a réajusté l’impact CO2 du béton à la baisse, et même fortement (divisé par 4). A ce sujet, selon une étude Ademe / CSTB pour une maison individuelle, l’impact en Kg de CO2 / m2 construit est de 140 Kg pour le bois, 150 Kg pour le bloc béton comme la brique. Voir l’interview.

Pour voir toutes les interviews et les autres thèmes de la journée : voir webTV Théma bâtiments intelligents

 

«La certification BREEAM offre davantage de lisibilité qu’HQE»

21 juil

bâtiment Pitch Promotion vise "good" (Breeam)

Le paysage de la certification environnementale français est de plus en plus marqué par la certification anglaise BREEAM, alors que la certification américaine LEED peine à percer. La position de force de la certification HQE s’atténue.
Témoin de ces évolutions, Thierry Griveaux, architecte à l’agence SAGL, nous fait part de son point de vue et relaye également le sentiment des exploitants et maîtres d’ouvrages sur les certifications BREEAM / HQE.

Pouvez-vous rapidement retracer le contexte de ces certifications ?

Historiquement, BREEAM a l’antériorité et son rayonnement va au-delà du territoire britannique. D’ailleurs BREEAM se positionne comme la norme européenne des bâtiments environnementaux.
De son côté, la certification HQE est la plus couramment utilisée en France. Son périmètre d’application est exclusivement le territoire français, c’est la première différence avec BREEAM. Et malgré des tentatives de rapprochements ou d’équivalence entre BREEAM et HQE, ces dernières peinent à aboutir. Ce qui contraint certains  exploitants à rechercher une double certification.

Cette différence d’application géographique a-t-elle un impact important ?

Au-delà d’un avantage pour BREEAM, c’est surtout un point très pénalisant pour HQE. Des entreprises internationales, comme des transporteurs, exigent une visibilité équivalente à leur rayonnement mondial. Le cantonnement franco français de l’HQE est alors rédhibitoire car il ne faut pas oublier que la certification est un levier de valorisation.

Quelles sont les autres divergences ?

La philosophie des deux référentiels est très différente :
-    HQE offre la possibilité de choisir parmi 14 cibles, il s’agit donc d’un référentiel ouvert où chacun fait son marché. Cette souplesse permet éventuellement de sélectionner des cibles moins contraignantes pour l’obtention de la certification. Au final, deux bâtiments qui bénéficient d’une même certification HQE n’auront pas le même niveau d’efficacité environnementale en fonction des cibles choisies. La comparabilité n’est donc pas possible.
-    A contrario, BREEAM propose une grille plus standardisée qui permet une évaluation graduelle d’un bâtiment. Ce côté très formel peut être perçu comme une lourdeur mais au final on a une meilleure visibilité de l’efficacité d’un bâtiment, d’autant qu’elle est évaluée sur une échelle de performance de «passable» à «excellent». C’est selon moi plus transparent.

L’audit des certifications est par conséquent lui aussi différent ?

Effectivement, à partir du moment où le référentiel HQE est ouvert, on a le sentiment que l’approche de l’auditeur HQE peux être plus subjective qu’un audit BREEAM, axé autour d’une grille plus stricte d’évaluation. Ce sentiment est renforcé par le fait que les auditeurs HQE ne sont pas forcément issus du bâtiment. On peut ajouter à ce stade que les audits BREEAM sont très exigeants, avec des vérifications in-situ.

Voyez-vous d’autres différences entre les deux certifications ?

Le volet social, avec notamment les cibles « confort », est mieux évalué avec HQE.
Par ailleurs, si les 2 référentiels sont pauvres sur les aspects gestion des espaces verts (dont déchets) ou l’intégration paysagère, une réflexion d’HQE commence à émerger sur la préservation de la biodiversité, ce qui va dans le bon sens. Autre thème peu présent dans les référentiels, la fin de vie du bâtiment. Cette phase du cycle de vie n’a pas un impact marginal. Mais là encore, il est possible d’évaluer certaines démarches via l’HQE, mais de manière indirecte (valorisation de matériaux recyclés par l’utilisation de «ressources sur place», «absence de transport»).

Un mot de conclusion sur les certifications environnementales ?

L’évaluation des démarches de développement durable est une bonne chose. Cela permet de guider nos efforts sur certains thèmes.
Néanmoins, je profite de cet espace de débat pour en soulever un. Selon moi, certaines cibles ou critères environnementaux sont de faux amis, à savoir qu’ils n’ont rien de durables lorsqu’ils sont étudiés de manière globale. Prenons par exemple le cas de la récupération des eaux pluviales. D’une part, la viabilité économique (retour sur investissement) est peu certaine compte tenu des aménagements importants et des installations couteuses. D’autre part, ces mêmes aménagements et installations ont également un impact environnemental fort : au niveau de la fabrication, de l’exploitation, de l’entretien et maintenance et en fin de vie. Ce cout écologique est sans doute supérieur aux gains de m3 d’eau du réseau non consommés. Le bilan économique et écologique de la récupération des eaux pluviales n’est probablement pas si favorable à la solution dite «durable». Et cet exemple n’est pas unique : le cas de la production d’eau chaude sanitaire solaire en est un autre.
Il est donc sans doute plus pertinent économiquement et écologiquement de traiter à la source les problèmes des consommations d’eau, intégrer des plantations nécessitant peu ou pas d’arrosage, mettre en œuvre des équipements sanitaires hydro-économes. Bref, proposer une démarche de Développement Durable raisonnée.

Dernière interrogation sur les critères environnementaux HQE et BREEAM : comment et avec quelle réactivité vont-ils évoluer pour suivre les progrès technologiques (nouveaux matériaux), les nouvelles filières ou les enjeux écologiques naissants ?

 
 

Certification BREEAM : c’est « good » pour Pitch Promotion

27 juin

Crédit Photo : SAGL

A Compans (77), un ensemble de 20.000 m2 (entrepôt + 1600 m2 de bureaux) sera livré en 2012 avec l’objectif d’obtenir le niveau «Good» de la certification BREEAM. Ce projet, porté par Pitch promotion, a été conçu par SAGL.
Pour l’obtention de la certification, trois phases du cycle de vie du bâtiment ont été particulièrement soignées, avec des réponses environnementales et sociales appropriées :


La conception

-    La qualité acoustique a été un enjeu important dans la mesure où le bâtiment sera implanté à proximité d’un aéroport. Les solutions apportées seront mesurées « in situ », comme l’exige la certification BREEAM, ce qui va au-delà des évaluations traditionnelles liées aux études.
-    Autre volet très encadré par la règlementation, la sécurité incendie, qui a fait également l’objet d’une étude spécifique. Cette dernière visait à évaluer le temps de signalisation de l’incendie aux employés, l’efficacité du désenfumage, les temps d’évacuation des personnes, etc.
-    Enfin, le confort des utilisateurs sera accentué grâce à une terrasse accessible directement à partir des bureaux. Par ailleurs, une autre terrasse (non accessible) sera végétalisée.

Crédit Photo : SAGL

Le chantier

De façon très classique pour un bâtiment qui vise une certification environnementale, le chantier sera géré de manière responsable : mesure d’impact et de consommation d’énergie, gestion des déchets, etc.

Crédit photo : SAGL


L’exploitation

Si l’on retrouvera des solutions assez habituelles en matière d’économie de ressources (production d’eau chaude solaire pour les sanitaires des bureaux, récupération des eaux pluviales, équipement de détection des fuites d’eau), c’est du côté de la gestion des installations que portera l’innovation. En effet, le contrôle des consommations sera piloté par un système de gestion technique centralisé.