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HQE, Leed, Breeam : des référentiels devenus des standards

Il y a plusieurs années, inscrire un bâtiment dans un référentiel environnemental était un signe différenciant fort. Avec la RT 2012, construire un bâtiment HQE, Leed ou Breeam est devenu un standard. Philippe Gallois (SAGL) et Laurent Payet (Dauchez Payet) décryptent cette évolution.


Un marché de la certification en croissance

Si le marché de la construction tourne au ralenti, celui de la certification environnementale est proportionnellement en forte croissance. Pour preuve, plusieurs foncières réalisent à présent 100 % de leurs nouveaux bâtiments conformes à ces certifications, avec près de 90 % en HQE et 10 % en Breeam et Leed (chiffres pour les bureaux et plateformes logistiques). Mais le parc de bâtiments certifiés HQE en France reste marginal avec près de 8%. Les efforts à porter sont majoritairement sur les bâtiments anciens, mais le retour sur investissement de la réhabilitation « environnementale » ne coïncide pas avec les priorités de rendements locatifs de court terme.

Une certification qui coûte cher ?

Globalement, si l’approche environnementale est initiée très en amont, avec une méthodologie et un management de projet régulier, le surcoût varie entre 1 et 3%. En face de ce supplément financier, un bâtiment HQE présente des atouts intéressants, à commencer par un actif immobilier pérenne grâce à des techniques lui permettant de répondre à des attentes de faible consommation énergétique. Construire un bâtiment HQE revient donc à anticiper l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie mais aussi les frais de mise en conformité, car si aujourd’hui la performance n’est pas contrôlée, elle le sera probablement dans un avenir proche. Enfin, la certification offre une valorisation immatérielle de l’immobilier et de la marque qui l’exploite : un gain d’image et de cohérence pour les démarches de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Pourquoi s’inscrire dans une démarche HQE, Breeam, Leed ?

Alors que les investisseurs sont convaincus de l’intérêt de ce type de bâtiment, il faut à présent évangéliser les locataires, dont le loyer est souvent légèrement majoré. On remarque d’ailleurs que si les exploitants sont sceptiques à la signature du projet, ils deviennent de véritables ambassadeurs après une courte période d’exploitation. La principale raison de ce changement de point de vue est liée au confort de travail dont bénéficient les utilisateurs : un bâtiment HQE représente un atout social fort.
Au-delà des investisseurs et des exploitants, le territoire est aussi gagnant avec une construction inscrite dans une démarche environnementale car ces bâtiments soignent leur intégration paysagère et veillent à préserver l’environnement proche. Ce sont de vraies garanties que les élus peuvent faire valoir auprès des citoyens lors de la construction d’un nouveau bâtiment logistique.

Les évolutions possibles de ces référentiels ?

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut intégrer le référentiel sur un très grand nombre de bâtiments, bref démocratiser son application. Pour ce faire, un outil d’évaluation et de progrès pourrait être imaginé. Du côté d’Afilog, les membres travaillent sur l’amélioration et l’adaptation du référentiel au secteur de la logistique. Preuve de ce dynamisme, le référentiel HQE s’est enrichi d’un additif pour les entrepôts frigorifiques. Ce travail a d’ailleurs inspiré le référentiel HQE sur les data-centers.
Autre évolution possible, quantifier la performance sur tout le cycle de vie du bâtiment. Certivea a commencé à décliner son référentiel sur la phase de conception et sur la phase d’exploitation.
Enfin, sur le contenu, il est probable que les dimensions bioclimatiques et biodiversité soient renforcées.

Conscient de l’importance de ces enjeux pour les bâtiments de demain, SAGL renforce son équipe en dédiant un poste à plein temps sur les approches environnementales et sociales. De la conception au suivi de chantier, Stéphane Rodriguez sera le référent de l’agence pour conseiller, diffuser et contrôler les critères des référentiels HQE, Breeam et Leed.

One Response to “HQE, Leed, Breeam : des référentiels devenus des standards”

By Jonathan Crespel - 19 février 2014 -

L’article ne distingue que trop peu les différences entre les certifications HQE, LEED et BREEAM. Ce sont des approches bien différentes qui peuvent à des résultats très variés en termes de performances énergétiques réelles (et mesurées, sans être basées sur des calculs ou scénarios standard tels que dans la RT2012) .

Le commissioning, issu de la culture anglo saxonne, est l’un des moyens de mettre définitivement les projets de construction sur les rails de la performance énergétique durable ! Il est dommage que cette pratique ne se développe pas plus de nos jours…

Plus d’infos sur :
http://www.winergia.com/sites/default/files/users/winergia/FP-WF-304%20Commissioning%20energetique%20de%20batiments%20janv%202014.pdf

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