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De la logistique urbaine à la logistique collaborative

Retour d’expérience de Séphora à Paris
La chaîne de cosmétique Séphora a opté pour une logistique urbaine ambitieuse : le dernier kilomètre électrique. Au départ de ce programme innovant, le transporteur Orléanais Deret. L’entreprise a investi dans l’achat de 50 camions électriques et a organisé 22 plates-formes logistiques urbaines (de 500 à 3000 m² chacune) à Paris. Objectif : réduire les coûts de transport, limiter l’impact environnemental et anticiper une réglementation sur les livraisons urbaines de plus en plus contraignantes (restriction des horaires pour les véhicules « peu silencieux »).
Après un an d’exploitation, les premiers résultats tombent : optimisation du parcours générant une économie de Km de 14 %, avec une diminution des émissions de CO2 de plus de 1000 tonnes par an. Moins mesurables mais effectives, les nuisances sonores ont été réduites.
Ce projet demeure néanmoins fragile sur le plan de la rentabilité. Car même si l’électricité pour les camions a un coût moindre (3,5 euros les 100 Km avec l’électrique contre 20 euros pour le gazole), l’amortissement des véhicules et du réseau logistique doit être mutualisé sur 3 clients.  La rentabilité de projets durables inscrit donc la collaboration entre acteurs comme un facteur indispensable.

Logistique collaborative : un standard pour le bâtiment de demain ?

La coopération entre acteurs est l’enjeu central du concept de Centre de Consolidation et de Collaboration (CCC). Cette nouvelle plate-forme offre aux fournisseurs un espace de stockage important mutualisé, qui alimente des plates-formes régionales. Exemple : ID logistics regroupe à Cavaillon plus de 80 fournisseurs français et étrangers pour Carrefour. Corolaire indissociable à la surface élevée d’un tel projet, la polyvalence du bâtiment. Elle permet aux exploitants de compartimenter leur surface. Enfin, le foncier joue un rôle important, puisqu’il s’agit d’optimiser les distances entre les fournisseurs multiples et les plates-formes régionales. Le retour d’expérience des CCC révèle que les coûts d’acheminement et de distribution sont largement optimisés.

Adapter le concept du CCC en milieu urbain est-il envisageable ? L’entrepôt à étages peut-il pallier la contrainte foncière de surface limitée ? Une illustration des défis qu’il reste à relever dans la prochaine décennie.

Article complet (retour d’expérience de Séphora) dans la revue Immobilier Logistique de mai 2010
En savoir plus sur Deret : http://www.deret.fr/
Retour d’expérience Carrefour / CCC : supplychainmagazine.fr

2 Responses to “De la logistique urbaine à la logistique collaborative”

[…] (voir les articles sur L’Oréal et Sisley). Autre entreprise impliquée dans une logistique plus « verte » : Séphora. L’enseigne a opté pour l’approvisionnement dans 22 villes en France avec des […]

[…] L’étude révèle enfin que la supply chain s’ouvre davantage aux modèles « collaboratifs ». Les différents acteurs peuvent par exemple dialoguer pour optimiser les flux. Néanmoins, si l’étude ne présente pas de cas concrets de démarche participative, nous avions cité un exemple de logistique collaborative dans l’article : De la logistique urbaine à la logistique collaborative […]

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