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L’avenir de la logistique urbaine vu par Philippe Gallois, architecte

Philippe Gallois, PDG de l’agence d’architecture SAGL, revient sur les enjeux de la logistique en ville, dopée par le e-commerce. Sa vision s’appuie sur des projets «référence», notamment l’hôtel logistique à Chapelle International, imaginé pour Sogaris.

Philippe_GALLOIS_SAGLQuels sont les enjeux de la Logistique Urbaine ?

Il y a quasiment autant de défis à relever que de parties prenantes à satisfaire : citoyens, consommateurs, riverain, élus, commerçants, investisseurs, transporteurs, etc. Et bien sûr, chacun a des attentes légitimes mais pas nécessairement convergentes. Il faut donc veiller à  prioriser les enjeux :

  • Limitation de l’impact environnemental lié majoritairement aux gaz à effet de serre émis par les véhicules de transport ;
  • Amélioration du bien-être des citoyens au cœur des villes, avec moins de nuisances sonores et une plus grande fluidité de circulation ;
  • Une plus grande performance économique pour les acteurs de la logistique sur le dernier km : des espaces dédiés dans les villes pour organiser le stockage et la distribution, et des aires de livraison réservées.

Rappelez-nous le contexte de la logistique en ville ?

  • Un foncier urbain rare et cher ;
  • Des entrepôts de plus en plus éloignés des villes ;
  • Le développement du e-commerce qui se traduit par une explosion du nombre de livraisons individuelles ;
  • Les collectivités hésitent à dédier du foncier aux activités logistiques pour des raisons économiques (les redevances liées aux activités de bureaux ou au logement sont supérieures à celles issues de la logistique) et sociétales (nuisances sonores, trafic, pollution).

Comment s’adapte la logistique pour répondre à ces défis ?

Pour faire face à ces enjeux et réconcilier la vie des citoyens avec la logistique, le dernier km a été amélioré avec des innovations portant sur le schéma d’implantation, sur la qualité des bâtiments et sur la performance des transports.

A – l’urbanisme logistique repensé

Un nouveau schéma de livraison urbaine a été modélisé par Sogaris. Il repose sur des bâtiments adaptés à leur implantation géographique et aux besoins des utilisateurs, avec un découpage urbain à 3 niveaux. Ce modèle est en cours de réalisation à Paris.

  • En périphérie (Rungis), des grands entrepôts de plus de 200.000 m² offrent une importante zone de stockage, avec un accès facile et rapide pour tous types de transports (trains, camions, aérien).
  • Au cœur des villes, des bâtiments logistiques s’implantent à des nœuds stratégiques en terme d’accès via le fleuve ou le fer. Ce type de bâtiment de 40.000 m² permet d’accueillir d’importantes quantités de marchandises via des modes de transports à faibles nuisances et couvrent plusieurs arrondissements. C’est l’exemple de Chapelle International (Paris XIXe) accessible par le train.
  • Au sein de chaque arrondissement, des Espaces Urbains de Distribution (EUD) de 3.000 m² permettent d’irriguer les quartiers avec la livraison d’environ 7.000 colis / jours. Ce type d’entrepôt conçu par SAGL /Sogaris, adapté à la messagerie, est exploité actuellement à Beaugrenelle (XVe) par Chronopost.

B – des bâtiments adaptés à la ville

Les entrepôts de nouvelle génération répondent parfaitement aux défis urbains et aux attentes des citoyens d’aujourd’hui.

> Réduction des nuisances, à commencer par le bruit
Les bâtiments urbains d’aujourd’hui sont conçus pour accueillir les trains dans leur enceinte. A la clé, des nuisances sonores des chargements et déchargements de marchandises fortement diminuées. On retrouve cette conception sur le bâtiment Chapelle International à Paris.

> L’esthétique
L’esthétique des bâtiments a évolué : finies les « boites à chaussures », les architectes réalisent à présent des bâtiments qui s’intègrent parfaitement au milieu urbain. L’intégration paysagère porte sur deux dimensions. D’une part les bâtiments sont multi-activités, ils accueillent la logistique mais aussi des bureaux, des terrains de sport, une salle de fitness, une pépinière d’entreprises, une école de formation  et un data-center (exemple Chapelle International, ou bâtiment de maintenance de la RATP) : l’activité logistique devient quasiment « invisible ». Et d’autre part, l’esthétique des bâtiments est particulièrement soignée : façades ajourées, matériaux de qualité (bois), couleurs neutres, espaces verts et toitures végétalisées.

C – des transports efficaces

> Le déploiement de l’électrique
Les flottes de véhicules qui sillonnent nos villes basculent sur le mode électrique. Les émissions de gaz à effets de serre et les nuisances sonores sont éliminées (Beaugrenelle et Chapelle).

> Le multi-modal doux
Jamais l’offre de transports alternatifs par rapport aux véhicules à essence n’a été aussi riche. Le développement de la logistique fluviale rencontre ses premiers succès avec la livraison par péniches de Franprix à Paris et les projets à Lyon. Les tests avec le tramfret sur Paris attendent d’être confirmés. La pléiade de tricycles et vélos, portés parfois par des associations d’insertion, assure des livraisons agiles et porteuse de sens.

La logistique poursuit sa mue et elle peut s’appuyer sur des expériences probantes en termes de limitation de pollution, de bruit et de trafic urbain.

 

2 voies pour densifier le territoire avec la logistique

  • Posté le 29 mai 2013
  • Dans les rubriques Foncier
  • Auteur

Alors que la population ne cesse de croitre en milieu urbain, la logistique est toujours en quête de m² à proximité des villes pour délivrer un « dernier km propre ».

Vers le ciel

Parmi les solutions, les architectes imaginent des hôtels logistiques et des entrepôts à étages : une faible emprise au sol et une élévation sur plusieurs niveaux.  On retrouve surtout ce type de bâtiments en Asie, mais aussi aux Etats-Unis. A Paris, les hôtels logistiques n’ont plus la côte : ils sont démolis et remplacés par des commerces, comme celui sur le Bd Macdonald. Pourtant, l’esthétique des hôtels logistiques ou des entrepôts à étages n’a pas à rougir face à des bâtiments de bureaux, ou des centres commerciaux, comme on peut le constater ci-dessous :

 

Sous nos pieds

L’autre voie pour densifier le territoire consiste à creuser et à utiliser le sous-sol. C’est une piste qu’explore sérieusement Singapour, un des états les plus peuplés au m² (6 M d’habitants sur 700 km²). Après avoir récupéré 100 km² sur la mer, l’état cherche à optimiser l’espace sous-terre : par exemple, les munitions pour l’armée sont déjà stockées. L’état souhaite aller bien plus loin pour stocker du carburant, de l’eau, etc. Serait-ce une voie également pour nos villes ?

La logistique urbaine en pleine ébullition

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Après une légère accalmie, la logistique urbaine redevient le sujet phare de ce début d’année. Nous faisons le point sur les enjeux et les solutions mises en œuvre.

Les freins au développement

  • Le renforcement des normes et des politiques environnementales des municipalités : horaires de livraisons réduits, éloignement des zones logistiques en périphérie (en savoir plus)
  • Le coût du foncier : 80 à 130 euros par mètre carré et par mois en proche périphérie ou en centre-ville, contre de 42 à 52 euros en lointaine banlieue ou en région (en savoir plus)
  • Le coût des technologies propres (véhicules, équipements immobiliers) : par exemple, les véhicules électriques reviennent 1,8 fois plus cher que leurs homologues thermiques (Géodis). Au final, selon une étude du CNRS-LET (Laboratoire d’économie des transports) de Lyon, le coût du dernier km s’envole à près de 20% du coût total du transport.

Les opportunités

  • De l’emploi : la logistique est pourvoyeuse d’emploi avec 50 actifs à l’hectare, voire 100 à 120 dans les zones impactées par l’e-commerce (en savoir plus)
  • Un impact environnemental limité : par exemple, l’ELU de Beaugrennelle réalisé par Sogaris vise un objectif de réduction de 80 % des émissions de CO2 et divise par 2 le nombre de km parcourus
  • Un confort accru : une circulation plus fluide pour les résidents, moins de nuisances sonores avec des circulations de camions qui évitent les zones résidentielles ou des enrobés qui absorbent le bruit du roulement des pneus, une intégration paysagère optimisée par des couleurs neutres, des trajets réduits pour les employés, etc.

Les solutions immobilières

  • Les centres de proximité : 24 entrepôts de 500 à 800 m2 pour Deret, des « bases logistiques urbaines écologiques » (Blue) de 250 à 350 m2 pour le transit de fret, le stationnement sécurisé et la recharge électrique des véhicules (Geodis)
  • Les bâtiments multi-activités : cf. Chapelle International avec des activités logistiques, de bureaux, data-center, restauration (voir le projet en images et en détail : partie 1 et partie 2)

Les solutions de transports

  • Les véhicules électriques et écologiques : flotte de camions électriques légers, triporteurs électriques (en savoir plus)
  • Le rail (train et tram) : développement d’expérimentations à Paris pour le tramfret (en savoir plus)
  • Le fluvial, mis en œuvre en 2012 par Franprix à Paris (en savoir plus sur le développement en Europe  et notamment à Bruxelles).
  • Et demain, les véhicules particuliers ? en savoir plus avec tous les podcasts de l’émission dédiée à la logistique urbaine (+ expérimentations au Canada) sur France Info

 

L’ELU élu

L’Espace Logistique Urbain (ELU) de Sogaris a reçu le prix de l’innovation au SITL 2013 dans la catégorie Meilleure Innovation «Installation ou Site Logistique ». Ce projet, livré au printemps 2013, a été réalisé dans l’enceinte d’un parking existant sous la dalle Beaugrenelle à Paris XV°.

beaugrenelle_SAGL

Ce prix vient récompenser les efforts d’intégration de la logistique en milieu urbain, en conciliant la réduction de l’impact environnemental, la réponse rapide aux attentes des clients et le bien-être des riverains.

La performance environnementale a été soutenue par les choix suivants : système d’éclairage 100 % LED, radiateurs de dernière génération, détecteurs de présence, maintien d’une source de lumière naturelle avec la façade réalisée en partie en pavés de verre, végétalisation des toitures avec récupération des eaux de pluie, tri et valorisation des déchets, isolation des locaux, prise d’un abonnement «énergie renouvelable».

Enfin, cet outil logistique renforce le positionnement RSE de son exploitant, Chronopost, qui utilisera une flotte de véhicules alternatifs (électriques, etc.).

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse ou notre précédent article sur le sujet

Une réalisation de l’agence d’architecture SAGL

La logistique urbaine se développe aussi en Belgique

Alors que les consultations fleurissent tous azimuts dans les villes de France (Grand Lyon, Lille, Grenoble, Strasbourg, etc.), nos voisins belges contribuent également à l’essor de la logistique urbaine. Un exemple en images dans la ville de Charleroi, où un Centre de Distribution Urbain (CDU) est en cours de construction pour une livraison début 2014.

 

Le nouveau bâtiment, implanté entre une ligne de métro léger et de chemin de fer, permettra de regrouper puis de trier et éventuellement de stocker les approvisionnements de 600 commerçants alentours. Les marchandises seront ensuite acheminées par une flotte d’utilitaires légers non polluants.

Modularité

Le Centre de distribution est constitué d’une zone de réception surplombée de bureaux à l’avant, d’un espace de tri et de stockage au centre et enfin, d’une aire de répartition. Le tout sur une surface de 2500 m². Le bâtiment a été conçu de manière à évoluer en fonction des besoins futurs : possibilité de doubler la capacité, de créer un nouveau parking ou des bureaux.

Flux

A l’occasion de l’implantation de ce nouvel équipement logistique, le sens de circulation a été repensé et inversé. Un changement radical qui doit s’accompagner de bénéfices en matière de fluidité.

Pour en savoir plus : voir le site original façon Monopoly de Carolophénix (Phénix 6 : terrains jaunes / multimodale Commerciale) ou pour plus d’images, le site de l’architecte Reservoir A

HQE®, BBC, recyclage : l’environnement choyé pour l’entrepôt d’Argan

Argan confirme son engagement pour le développement durable avec la livraison d’un bâtiment respectueux de l’environnement. Cet entrepôt, implanté sur un ancien site industriel à Trappes, est exploité par Auchan.

Performance énergétique

La plateforme de 52.217 m2 est composée de 8 cellules dont les 3 premières ont été livrées en octobre. Les 5 cellules restantes sont prévues pour début 2013. Le bâtiment, sur-isolé et doté d’un système de chauffage performant, vise la certification HQE (et des bureaux BBC).

Valorisation des déchets

La reconversion d’un site industriel génère une quantité importante de déchets liés à la démolition des installations vétustes et à la dépollution (sols, chantier). Dans le cas de ce projet, les déchets ont été limités par la valorisation des aciers (charpente) et par l’utilisation du béton (après concassage) pour les remblais.

Sans oublier le confort des utilisateurs

Enfin, les toits des locaux techniques accolés aux bureaux ont été en partie végétalisés et aménagés en « espace de détente ». Les collaborateurs pourront utiliser ces espaces pendant les beaux jours pour prendre leur déjeuner en terrasse !

Crédit Photo : SAGL

Les plates-formes logistiques du futur dans les villes

Les architectes de l’agence SAGL imaginent le futur de la logistique urbaine. Le fruit de cette vision se retrouve dans les projets qu’ils livrent. Panorama en images.

L’espace Logistique Urbain (ELU)

Le potentiel de cette typologie de bâtiments est important puisqu’il s’insère parfaitement dans les bâtiments existants, mixant les fonctions de logistique avec des bureaux et pourquoi pas des logements. Le chargement se fait à l’intérieur des bâtiments, avec des véhicules propres. Ce concept a été décliné notamment sur l’ELU de Beaugrenelle (Paris 15ème), réalisé pour Sogaris.

L’entrepôt embranché fleuve

Les initiatives pour développer la logistique en ville par voie fluviale se multiplient. Il faut dire que de très nombreuses agglomérations françaises sont sillonnées par des fleuves. L’inauguration récente du bâtiment Franprix souligne l’intérêt croissant des opérateurs pour l’accès aux centres-villes par voie d’eau.

Autre vision, celle de l’agence Faltazis, qui a proposé un projet durable de la ville de Nantes avec des idées logistiques dont les marchés flottants revisités.

Le couple logistique / tram

Nous en avions parlé dans un précédent article, le tram fait son retour dans les modes de transports de marchandises en ville. Les architectes ont envisagé des infrastructures en sous-sol, qui permettent de réduire les zones de déchargement et de les relier avec les zones de stockage ou de livraison.

 

Les entrepôts embranchés fer

Optimiser le réseau ferré urbain avec la logistique est une solution pour massifier les approvisionnements. Parmi les variables à neutraliser pour rendre ces projets faisables, la limitation des nuisances sonores. Les architectes y parviennent en faisant entrer les trains dans le bâtiment logistique. Cette opération permet d’assurer le chargement directement sur les camionnettes en confinant le bruit. Ce concept sera prochainement mis en œuvre sur le projet Chapelle International.

Les nouveaux défis de la logistique urbaine

Selon Daniel Boudouin, du cabinet Jonction et membre du CRET-LOG (Centre de REcherche sur le Transport et la LOGistique), la logistique urbaine se développe de manière hétérogène : les transports propres sont en pleine croissance alors que les projets immobiliers peinent à décoller. Il nous livre son point de vue sur les mutations de la logistique en ville.

Quelles évolutions modifient la logistique urbaine ?

Tout d’abord, l’essor du e-commerce a densifié le trafic urbain : il représente aujourd’hui dans certaines zones jusqu’à 30% des mouvements. Les particuliers sont devenus une nouvelle cible significative à livrer, aux côtés des commerçants et des sociétés de services. Parallèlement, chaque catégorie de client exprime des exigences souvent contradictoires en terme d’horaires de livraison : les commerçants veulent être livrés entre 10h et midi, les sociétés de services tôt le matin et les particuliers en horaires décalés. De quoi faire exploser le système actuel de livraisons « géographiques », fondé sur une optimisation des tournées.

La règlementation accompagne-t-elle ce mouvement ?

Côté transports, la logistique en ville est la source de 20 à 30 % des problèmes d’engorgement et de pollution (dans l’air, de bruit). Les pouvoirs publics répondent à ces nuisances par des règlementations toujours plus dures. La mission des messagers et livreurs devient difficile à tenir.
Côté plateforme, il n’y a pas de réelle volonté politique d’allouer du foncier à un prix abordable pour l’immobilier logistique. Ce qui pénalise ce secteur.

D’autres évolutions à relever ?

En employant davantage les transports propres et doux (camionnettes électriques, tricycles), les livreurs ont besoin de points de relais dans les zones centrales compte tenu de la plus faible autonomie des dits transports. Les institutionnels doivent tenir compte des avantages procurés par les transports propres et offrir dans le même temps le foncier nécessaire à leur développement.

La logistique en ville est à bout de souffle ?

C’est plutôt l’absence de gestion logistique en ville qui n’est plus tenable : on touche les limites du système. Aux pouvoirs publics d’intégrer dans leur plan d’urbanisme et de transport les flux de marchandises, avec les arbitrages indispensables en matière de foncier.
Certaines villes ont compris que la logistique était un enjeu stratégique, comme Monaco. La Principauté gère la rareté de l’espace et met en œuvre des solutions pour optimiser sa logistique : centre de distribution urbain, zones logistiques déportées, hôtel logistique en cours de réflexion.
Bref, chaque ville peut trouver des solutions logistiques adaptées à ses spécificités, à condition d’associer les acteurs de la logistique à la réflexion.

PREDIT – PLUME modélise la logistique urbaine

  • Posté le 1 août 2012
  • Dans les rubriques Foncier
  • Auteur

Nous avions présenté l’été dernier le document de modélisation d’implantation d’une Plateforme logistique en milieu urbain porté par différentes parties prenantes (L’École des Mines de Saint-Étienne, les sociétés Sogaris et Jonction, et le Cluster Paca Logistique). Les efforts d’innovation et de vulgarisation ont été poursuivis et le support s’est mué en une application dédiée. L’outil, basé sur la modélisation mathématique, propose en quelques clics une vue globale sur les zones urbaines optimales pour implanter une plateforme de distribution. Graphique et simple à la fois.

Mieux qu’un long discours : voir la présentation réussie

Pour télécharger l’application et le guide utilisateur, aller sur le site du Cluster PACA Logistique

Accorder logisticiens et collectivités pour l’essor de la logistique urbaine

La logistique urbaine a de nouveau attiré l’attention ce dernier mois. Immobilier et transport sont appelés à muer, mais comment ?

Nouer un lien entre logisticiens et collectivités

C’est dit : l’avenir de la logistique urbaine passera par les hôtels logistiques ou les Espaces Logistiques Urbains (ELU). Encore faudrait-il que les collectivités allouent du foncier à cette activité et que les règlementations différentes selon les communes s’uniformisent. Un constat sans détours livré par Claude Samson (président d’Afilog) au salon Spilog à Lyon.

Il faut dire que la mise au diapason entre les collectivités et les logisticiens n’est pas naturelle. En cause, les programmes d’aménagement portent sur 10, 15 ou 20 ans alors que le très court terme prévaut en logistique, souligne Christophe Ripert (Sogaris) dans le Nouvel Economiste.fr. Il faut donc mener un important travail d’explications et être transparent pour implanter un bâtiment logistique en ville.

Au final, Jean-Louis Lazuech (Prologis) estime dans le Nouvel Economiste.fr que chacun y trouve son compte, notamment les collectivités : revitalisation de zones industrielles désuètes (et souvent polluées), création d’emplois et perception de recettes fiscales.

L’exemple de Distripolis et la Communauté urbaine de Strasbourg illustre plutôt bien ces propos. Retrouvez leur retour d’expérience présenté lors du colloque sur la logistique urbaine à Nantes et d’autres présentations sur le transport urbain en cliquant ici.

Davantage de détails dans l’article du Nouvel Economiste, Le tout-en-un

Et bien sûr pour être complet sur le sujet, tous nos articles sur la logistique urbaine