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Bâtiments logistiques et empreinte carbone

Dans la famille des indices propres au secteur du bâtiment, un petit nouveau tente de se faire une place: l’empreinte carbone. Alors que l’indice du Kwh/m2/an a été largement porté par les différentes réglementations thermiques et autre Grenelle de l’environnement, l’empreinte carbone arrive un peu comme un OVNI. Qu’est-ce que l’empreinte carbone? comment se calcule-t-elle ? Pourquoi s’y intéresser (ou s’en désintéresser !) ? éléments de réponse.

Unité de mesure

Nous le savons tous à présent, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement climatique. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) est de loin le plus important (75%) devant le méthane (env. 15%) et autres oxyde nitreux et gaz fluorés. Il est donc devenu primordial, pour lutter contre le changement climatique, d’évaluer les sources et les volumes de CO2 émis. A la clé, la création de solutions de réduction des émissions et une « valorisation » du prix du carbone qui donne lieu à des taxes, avec le principe du pollueur, payeur.
En somme, l’empreinte carbone est une unité de mesure « environnementale ».

Calcul des émissions de CO2

Les émissions de CO2 sont principalement issues de la consommation d’énergie fossile (pétrole, gaz, électricité (centrales à charbon)). L’énergie est partout : production, « intrants » (à savoir les matières premières, qui nécessitent elles aussi de l’énergie pour être produites), fret / déplacements, déchets, immobilisations…
Pour évaluer l’empreinte carbone (CO2), des outils de calcul existent comme le bilan carbone de l’Ademe. Récemment, la société Verteego a créé un outil d’évaluation dédié au secteur de la construction : il passe en revue le chantier, les transports, les déchets, les matériaux utilisés dans le bâtiment, etc. (démo possible gratuitement : voir Verteego construction).

Pourquoi s’en servir ?

Les entreprises ont recours au calcul des émissions de CO2 principalement pour être conformes aux réglementations, pour l’utilisation en termes de marketing (image) et enfin comme outil de réduction des coûts. A titre d’exemple, la communication sur le dernier centre logistique de ROYE utilise l’indicateur CO2. Ce bâtiment HQE construit par GSE et loué à L’Oréal permet selon le constructeur de diviser par 10 les émissions de CO2. Est-ce Parlant ? Les acteurs du bâtiment comprendront parfaitement que le bâtiment est BBC et consomme entre 60 et 70 Kwh/m2/an.
Qu’apporte l’indice carbone de plus ? C’est un indice qui va consolider toutes les émissions de CO2 liées à un entrepôt et à son cycle de vie : énergie, construction, exploitation, transports. A titre d’exemple, pour l’entrepôt de Roye, l’énergie utilisée pour le chauffage n’est pas l’électricité ou le gaz mais le bois (énergie renouvelable et « piège à carbone ») produit localement. L’impact environnemental est donc moindre. Autre exemple, ce nouvel entrepôt remplace 4 bâtiments dispersés : des économies en termes de transports et d’exploitation des bâtiments est calculée.

CO2 ou pas ?

L’indice CO2 permet d’avoir une vision globale d’une activité et notamment des postes les plus consommateurs d’énergie : ce qui est utile pour prioriser les actions de réductions.
Les grands groupes ou certaines collectivités ont des objectifs de réduction de CO2. Proposer un projet complété d’une estimation carbone est un critère qualitatif supplémentaire. De là à faire gagner des contrats, c’est un pas que seuls les marchands d’outils d’évaluation de CO2 franchissent…
On pourra rappeler qu’en France tout comme au niveau international, le débat autour du carbone est loin d’être consensuel. Comptabilité carbone, quotas, étiquetage, les règlementations et les outils se mettent en place doucement tant les intérêts sont opposés et les lobbies puissants. Se familiariser avec l’indice est un premier niveau, investir sur le calcul du carbone dépendra de votre vision et des opportunités de votre marché. Un sujet à aborder avec vos clients, pour avancer avec eux ?

Voir le communiqué de presse d’Argan

Plus de détail sur l’inauguration de l’entrepôt avec des éléments chiffrés sur le CO2

Donner une deuxième vie à un entrepôt

La fin de vie d’un bâtiment n’est pas nécessairement la démolition. Le projet de reconversion de l’entrepôt Macdonald, dans le 20ème arrondissement de Paris, illustre les opportunités offertes par la réhabilitation.

Du stockage au logement et activités commerciales
Le bâtiment, conçu dans la fin des années 60, est situé dans une zone urbaine stratégique pour la ville de Paris. Cet espace de stockage sera redessiné en lieu de vie en stimulant la cohésion sociale et le développement économique. Le nouvel ensemble accueillera des logements (74.000 m2 dont 50 % de social), des bureaux (25.000 m2), des commerces (32.000m2) et d’autres activités (parking, pépinière d’entreprises, etc.).

Un bâtiment durable, solide dès la conception
Le choix de la reconversion plutôt que la démolition repose principalement sur une structure de grande qualité, qui supportera notamment l’élévation de cinq niveaux supplémentaires. Par ailleurs, les architectes ont intégré le passage du futur tramway et scindé le bâtiment en deux. Ils ont également évidé le bâtiment, créé de nombreux patios et disposé de grandes fenêtres pour rendre l’espace plus lumineux.

Plus de détails dont les planches du projet sur Le Moniteur.fr, article de Nathalie Moutarde

En bref : reconversion d’un entrepôt de munitions en zone d’activités

A Vaas dans la Sarthe, l’ancien Etamat (entrepôt de munition de l’armée) a été dépollué et reconverti en zone d’activités. Loirécopark, ainsi renommé, sera découpé en 3 espaces : 50 hectares accueilleront une centrale photovoltaïque de 10 mégawatts, une zone dédiée à la logistique de 45 hectares et un espace plus modeste pour les petites industries et le tertiaire.

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