RSS
 

Archive for the ‘5- Fin de vie’ Category

Série d’été : Que faire avec des palettes ?

05 août

La France s’arrête au mois d’août ? En tout cas, elle marque une pause. L’occasion d’évoquer des sujets décalés et innovants.
L’été dernier nous avions publié un projet original d’étudiants qui avaient recyclé des palettes pour créer un petit espace de vie.
Cette année, deux projets de recyclage ont attiré notre attention.

Aménagement intérieur : tendance et récup’

Comment aménager 245 m2 de bureaux avec des palettes ? La réponse en images (+ toutes les autres prises de vues à voir en cliquant ici). Mobilier, escaliers et aménagements ont nécessité 270 palettes et un budget de 50.000 euros.

Conçu par MOST Architecture (Pays-Bas)

Besoin d’une chaise longue ?


fabriquer une chaise longue en palette par espritcabane

 
 

« La réhabilitation va devenir un véritable enjeu »

31 mai

Hartmann (Belleville), par Goodman

Selon l’enquête de Kurt Salomon/Generix, la performance de l’activité logistique est plutôt bien mesurée avec des indicateurs économiques (réductions des coûts de transport, baisse des stocks, etc.) mais souffre d’indicateurs sur le volet environnemental.

Olivier Barge, Head of Technical de la société Goodman, nous livre son point de vue sur l’immobilier logistique durable. Il illustre notamment le lien nécessaire entre l’économie et l’environnement.

Quelle est l’approche de Goodman en matière de développement durable ?

Olivier Barge : Nous menons systématiquement une réflexion environnementale sur tous les entrepôts logistiques, même si nos clients n’en formulent pas la demande, à savoir la plupart du temps. Avec la crise, les besoins se focalisent principalement sur des bâtiments fonctionnels et bien localisés. Mais si les attentes environnementales restent encore marginales, nous sommes persuadés que le bâtiment vert sera incontournable dans quelques années.

Comment convaincre vos clients de vous suivre dans cette voie ?

O.B. : le retour sur investissement d’un bâtiment performant économiquement et écologiquement est encore difficile à mesurer. Nous savons que ce type d’entrepôts coûte de 5 à 15 % plus cher. Nos clients hésitent donc à investir sur des bâtiments environnementaux sans avoir de visibilité sur les économies futures. C’est pourquoi Goodman mène une réflexion sur la garantie d’un coût énergétique au m2 à l’utilisation. Dans cette démarche, nous en sommes à la phase d’investigation sur des bâtiments performants : le suivi de leur consommation nous permettra de comprendre les impacts des solutions apportées. Nous pourrons alors bâtir des outils de gestion des consommations et garantir le gain économique lié à l’efficacité énergétique.

La certification est-elle un levier supplémentaire pour motiver les parties prenantes ?

O.B. : Les groupes positionnés sur le luxe par exemple sont attentifs à leur image et la certification répond à leurs attentes. Mais pour la majorité des acteurs, la certification n’est pas prioritaire. Goodman a pour sa part une expérience réussie sur la certification HQE. Pourtant, notre rayonnement international nous amène à étudier d’autres labels. La certification BREEAM retient notre attention puisqu’elle est assez proche de l’HQE tout en ayant une reconnaissance internationale.

Les nouveaux bâtiments captent l’essentiel de l’attention alors que la fin de vie des bâtiments est rarement évoquée, pouvez-vous illustrer votre démarche sur ce cycle un peu oublié ?

O.B. : Nous pensons que la réhabilitation va devenir un enjeu majeur dans la mesure où le foncier se raréfie et que certains entrepôts vieillissants méritent d’être optimisés. Goodman vient de livrer un nouveau bâtiment* (45000 m2) issu de la réhabilitation de deux bâtiments anciens (15000 m2 chacun). L’approche environnementale a été plébiscitée sur ce projet puisque les matériaux de la démolition des deux bâtiments existants ont été recyclés dans le nouveau bâtiment (recyclage du béton pour les fondations et voiries, réutilisation de la charpente métallique et des briques en terre cuite). Cette solution de recyclage des matériaux s’est traduite par une réduction des coûts. Nous avons également mis en place un éclairage mixte (blanc et jaune alterné) pour concilier confort d’utilisation et maîtrise des coûts.  La réhabilitation présente donc de multiples atouts.

*Note de la rédaction : bâtiment réalisé avec le concours de SAGL

 

Bilan carbone d’une plateforme logistique mené par GSE

23 mar

L’accès aux données sur le bilan carbone d’un entrepôt logistique est rare et parcellaire. Alors la présentation de GSE sur une expérience carbone menée sur un entrepôt en Rhône Alpes fait figure d’exception. Synthèse de ce que l’on peut retenir sur l’évaluation des émissions d’équivalent carbone d’un bâtiment à partir du Bilan Carbone de l’Ademe :

1 : Phase « construction »

> la construction d’un bâtiment logistique peu isolé génère environ 300 Kg éq CO2/m2,
> pour le lot gros œuvre, le poste fondations pèse presque 70 % des émission de GES, les voiles et longrines sont le deuxième poste avec près de 18 %,
> au sein des fondations, l’utilisation de béton (intrant) pour la structure armée a l’impact majeur (un peu moins des 2/3) et viennent ensuite les armatures en aciers pour un peu moins d’un quart,
>dès lors, l’utilisation d’une charpente en bois à la place du béton vient réduire le poids des émissions d’Eq. Carbone.

2 : Phase « durée de vie »

> la vie de ce bâtiment (sur 30 ans et chauffé à 5°C en région lyonnaise) se traduit par une émission d’environ 700 Kg éq CO2/m2, avec une réduction de 10 % si ce bâtiment est bien isolé (RT 2005),
> dans le cas de ce bâtiment, l’éclairage représente un peu moins de la moitié des émissions d’Eq carbone par rapport à celles liées au chauffage (pour un bâtiment chauffé à 5°C).

3 : Phase « fin de vie »

> selon l’hypothèse de Ademe, l’impact en fin de vie est de 4 Kg eq carbone / tonne de déchet (basée sur l’hypothèse d’une simple mise en décharge).

Pour en savoir plus : voir le document de GSE

 

La construction durable vue par les américains

30 nov

Mi-novembre se déroulait le salon GreenBuild à Chicago. Nathalie Mettling d’Ubifrance a observé deux tendances majeures en matière de bâtiments verts qu’elle livre sur le site cleantech-republic. Ci-dessous ce qu’il faut retenir :

-    Les enjeux énergétiques sont la priorité des industriels comme des états outre-atlantique. L’offre en matière d’efficacité énergétique (isolants et compteurs intelligents électriques) est largement représentée voire même plébiscitée. Paradoxalement, la réglementation thermique américaine est moins exigeante que celle qui s’applique en Europe. La norme va néanmoins se renforcer : les bâtiments fédéraux devront être à énergie positive en 2030. L’auteur de l’article en conclut qu’aux Etats-Unis, l’image et le positionnement marketing sont des stimuli plus puissants que les normes. L’auteur note également que le savoir-faire français pourrait permettre à de nombreuses entreprises de tirer leur épingle du jeu, notamment via le France Green Building Council.

-    Dans le cycle de vie du bâtiment, la fin de vie n’est pas négligée. Une conférence de Mark Lennon de l’Institution Recycling Network révèle que « l’efficacité et le taux de recyclage sur un chantier de démantèlement peuvent être très élevés, la clé de réussite reposant en grande partie sur la formation des ouvriers ». Nous avions déjà évoqué la création du site D-Build dans le secteur du recyclage. Ci-dessous un exemple de recyclage « artisanal » de granit aux US :

Lire l’article complet sur cleantech republic

 

Les tonnes de déchets du bâtiment

12 nov

Le ministère de l’écologie a publié fin octobre une étude sur la production de déchets en France. Le Moniteur a repris cette étude et consacre une sélection de tableaux chiffrés sur le secteur du bâtiment, premier producteur de déchets avec 254 millions de tonnes (soit 73,6 % des déchets produits par le secteur marchand). Revue de ce qu’il faut retenir des tableaux :

Quantités de déchets par secteur et par taille de l’entreprise

Sans surprise, c’est le secteur des travaux publics qui produit le plus de déchets (le double) par rapport au secteur du bâtiment. En revanche, plus surprenant, le volume de déchets des entreprises de TP de moins de 10 salariés reste élevé par rapport aux autres tailles d’entreprises.

Type de déchets et recyclage

Le secteur produit dans sa grande majorité des déchets non dangereux (99%). Aussi, parmi ces déchets, seuls 32% sont réutilisés ou recyclés par une autre entreprise, et 17% sont valorisés pour combler des carrières.  C’est sans doute de ce côté-là que des efforts restent à faire. Aux états Unis comme en France, des entreprises se créent pour répondre à cet objectif. Citons notamment D-Build qui est une place de marché pour les matériaux recyclés.
En France, cet été, une filière de recyclage des DEEE pour le bâtiment s’est créée (Récylum).

Voir le dossier complet : Le Moniteur

Philippe Gallois

 

Bâtiments logistiques et empreinte carbone

28 sept

Dans la famille des indices propres au secteur du bâtiment, un petit nouveau tente de se faire une place: l’empreinte carbone. Alors que l’indice du Kwh/m2/an a été largement porté par les différentes réglementations thermiques et autre Grenelle de l’environnement, l’empreinte carbone arrive un peu comme un OVNI. Qu’est-ce que l’empreinte carbone? comment se calcule-t-elle ? Pourquoi s’y intéresser (ou s’en désintéresser !) ? éléments de réponse.

Unité de mesure

Nous le savons tous à présent, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement climatique. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) est de loin le plus important (75%) devant le méthane (env. 15%) et autres oxyde nitreux et gaz fluorés. Il est donc devenu primordial, pour lutter contre le changement climatique, d’évaluer les sources et les volumes de CO2 émis. A la clé, la création de solutions de réduction des émissions et une « valorisation » du prix du carbone qui donne lieu à des taxes, avec le principe du pollueur, payeur.
En somme, l’empreinte carbone est une unité de mesure « environnementale ».

Calcul des émissions de CO2

Les émissions de CO2 sont principalement issues de la consommation d’énergie fossile (pétrole, gaz, électricité (centrales à charbon)). L’énergie est partout : production, « intrants » (à savoir les matières premières, qui nécessitent elles aussi de l’énergie pour être produites), fret / déplacements, déchets, immobilisations…
Pour évaluer l’empreinte carbone (CO2), des outils de calcul existent comme le bilan carbone de l’Ademe. Récemment, la société Verteego a créé un outil d’évaluation dédié au secteur de la construction : il passe en revue le chantier, les transports, les déchets, les matériaux utilisés dans le bâtiment, etc. (démo possible gratuitement : voir Verteego construction).

Pourquoi s’en servir ?

Les entreprises ont recours au calcul des émissions de CO2 principalement pour être conformes aux réglementations, pour l’utilisation en termes de marketing (image) et enfin comme outil de réduction des coûts. A titre d’exemple, la communication sur le dernier centre logistique de ROYE utilise l’indicateur CO2. Ce bâtiment HQE construit par GSE et loué à L’Oréal permet selon le constructeur de diviser par 10 les émissions de CO2. Est-ce Parlant ? Les acteurs du bâtiment comprendront parfaitement que le bâtiment est BBC et consomme entre 60 et 70 Kwh/m2/an.
Qu’apporte l’indice carbone de plus ? C’est un indice qui va consolider toutes les émissions de CO2 liées à un entrepôt et à son cycle de vie : énergie, construction, exploitation, transports. A titre d’exemple, pour l’entrepôt de Roye, l’énergie utilisée pour le chauffage n’est pas l’électricité ou le gaz mais le bois (énergie renouvelable et « piège à carbone ») produit localement. L’impact environnemental est donc moindre. Autre exemple, ce nouvel entrepôt remplace 4 bâtiments dispersés : des économies en termes de transports et d’exploitation des bâtiments est calculée.

CO2 ou pas ?

L’indice CO2 permet d’avoir une vision globale d’une activité et notamment des postes les plus consommateurs d’énergie : ce qui est utile pour prioriser les actions de réductions.
Les grands groupes ou certaines collectivités ont des objectifs de réduction de CO2. Proposer un projet complété d’une estimation carbone est un critère qualitatif supplémentaire. De là à faire gagner des contrats, c’est un pas que seuls les marchands d’outils d’évaluation de CO2 franchissent…
On pourra rappeler qu’en France tout comme au niveau international, le débat autour du carbone est loin d’être consensuel. Comptabilité carbone, quotas, étiquetage, les règlementations et les outils se mettent en place doucement tant les intérêts sont opposés et les lobbies puissants. Se familiariser avec l’indice est un premier niveau, investir sur le calcul du carbone dépendra de votre vision et des opportunités de votre marché. Un sujet à aborder avec vos clients, pour avancer avec eux ?

Voir le communiqué de presse d’Argan

Plus de détail sur l’inauguration de l’entrepôt avec des éléments chiffrés sur le CO2

 

Des palettes : économiques et pas laides

09 août

Pallet House

Deux étudiants autrichiens détournent la fonction des palettes en bois pour bâtir des modules habitables et économiques.

Voir l’intégralité des photos sur Trendsnow.net

 

Que faire de 28 conteneurs ? un bâtiment !

10 juin

Platoon Kunsthalle

Recycler, voilà l’un des moteurs d’innovation du 21 ème siècle.

Graft Architects et Baik Jiwon livrent à Séoul un bâtiment moderne à partir de conteneurs de fret. De grands espaces pour un lieu dédié au street art : Platoon.

Voir l’intégralité des photos sur Trendsnow.net et sur le site de Platoon Kunstalle

 

Donner une deuxième vie à un entrepôt

01 juin

© FAAXDGA

La fin de vie d’un bâtiment n’est pas nécessairement la démolition. Le projet de reconversion de l’entrepôt Macdonald, dans le 20ème arrondissement de Paris, illustre les opportunités offertes par la réhabilitation.

Du stockage au logement et activités commerciales
Le bâtiment, conçu dans la fin des années 60, est situé dans une zone urbaine stratégique pour la ville de Paris. Cet espace de stockage sera redessiné en lieu de vie en stimulant la cohésion sociale et le développement économique. Le nouvel ensemble accueillera des logements (74.000 m2 dont 50 % de social), des bureaux (25.000 m2), des commerces (32.000m2) et d’autres activités (parking, pépinière d’entreprises, etc.).

Un bâtiment durable, solide dès la conception
Le choix de la reconversion plutôt que la démolition repose principalement sur une structure de grande qualité, qui supportera notamment l’élévation de cinq niveaux supplémentaires. Par ailleurs, les architectes ont intégré le passage du futur tramway et scindé le bâtiment en deux. Ils ont également évidé le bâtiment, créé de nombreux patios et disposé de grandes fenêtres pour rendre l’espace plus lumineux.

Plus de détails dont les planches du projet sur Le Moniteur.fr, article de Nathalie Moutarde

 

En bref : reconversion d’un entrepôt de munitions en zone d’activités

03 mai

A Vaas dans la Sarthe, l’ancien Etamat (entrepôt de munition de l’armée) a été dépollué et reconverti en zone d’activités. Loirécopark, ainsi renommé, sera découpé en 3 espaces : 50 hectares accueilleront une centrale photovoltaïque de 10 mégawatts, une zone dédiée à la logistique de 45 hectares et un espace plus modeste pour les petites industries et le tertiaire.

Pour en savoir plus : cliquer ici