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Le baromètre de la performance énergétique des entrepôts logistiques

barometre_performance_durableLe tout récent Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) vient de publier sa première édition du baromètre annuel de la performance énergétique et environnementale des bâtiments tertiaires. Chaque catégorie de bâtiments est évaluée au travers de 6 indicateurs. Pour les acteurs de la logistique, ces indicateurs représentent un jalon pour benchmarker la performance de leurs ouvrages.

Périmètre de l’échantillon

Pour des raisons de pertinence, les bâtiments logistiques retenus dans l’étude sont ceux à usage d’entrepôt. Sont exclus les bâtiments frigorifiques, ceux destinés aux process de tri, ainsi que les locaux d’activités.

 

Les 6 indicateurs de performance (bâtiments logistiques)

  • Consommation énergétique réelle : 163 kWh / m² / an
  • Performance énergétique intrinsèque : 39 sur 100
  • Coût financier : 9,1 € HT / m² / an
  • Changement climatique : 14,8 kg CO2 / m² /an
  • Eau : 0,245 m3 / m² / an
  • Déchets : l’indicateur n’a pas été conservé faute de données comparables aux autres familles de bâtiments.

L’observatoire retient que les bâtiments logistiques ont de faibles consommations réelles (pas de climatisation, pas d’informatique) liées à 80% à l’éclairage et au chauffage. Malgré cela, l’observatoire note que les bâtiments logistiques ont une performance énergétique intrinsèque faible.

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Source : L’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID)

Retrouvez le baromètre complet sur l’Observatoire de l’Immobilier Durable

Filière déchets : une activité supplémentaire pour les plates-formes

Massifier la collecte des déchets et les valoriser sur un site accolé à une plateforme logistique, telle est la nouvelle activité du site de Nantes Atlantique initiée et exploitée par Système U Ouest.

La plateforme existante de 60.000 m2 a accueilli une unité de tri de 3.400 m2. L’investissement a porté sur 1,2 M€ et génère après 9 mois d’exploitation près de 900 000 euros de recettes liées à la valorisation. La filière regroupe 400 magasins de la région Ouest et absorbe plus de 45000 tonnes de déchets par an.

Parmi les avantages du système, on peut noter :

  • La création d’une filière durable, qui repose sur un équilibre financier : chaque magasin participant à cette filière économise 120 € / tonne de mise en décharge.
  • Une contribution directe à la préservation de l’environnement, en limitant les déchets par leur valorisation.
  • Une légère optimisation des tournées : chaque jour, 2 semi-remorques dédiées à la livraison reviennent à plein avec des déchets.
  • Un outil de management responsable : création d’une dizaine d’emplois pour le tri avec l’appui d’une société d’insertion professionnelle, et mobilisation des collaborateurs sur la démarche « développement durable ».

Pour en savoir plus : lire l’article de La Tribune

La logistique du futur (part 2)

Pour éclairer le futur de la logistique, Deutsche Post DHL a lancé le projet « Delivering Tomorrow » avec le concours de nombreux experts. Le fruit de cette réflexion : une étude prospective, illustrée d’un film (voir ci-dessous), et un espace de dialogue sur le site delivering-tomorrow.com .

Le rapport présente 5 scenarii possibles en 2050, avec leur incidence sur la logistique :

  • Scénario 1 : Une économie débridée vouée à un effondrement imminent : la consommation de masse nécessite des besoins exponentiels en logistique ;
  • Scénario 2 : Méga-efficacité des mégalopoles : l’économie de fonctionnalité prend le pas sur la propriété, les logisticiens ont des fonctions étendues pour une meilleure efficacité ;
  • Scénario 3 : Des modes de vie personnalisés : le consommateur devient producteur, la logistique assure le flux de matières premières et d’informations ;
  • Scénario 4 : Un protectionnisme paralysant : un marché bloqué par les conflits, la logistique devient un intermédiaire entre les « blocs » ;
  • Scénario 5 : Résilience mondiale, adaptation locale : une ère marquée par les catastrophes naturelles, nécessitant d’importantes zones de stockage.

 

Les lecteurs sont invités à émettre leur avis sur ces scenarii et à voter pour le plus probable. A ce jour, le scénario 2 est celui qui retient le plus de suffrages (35%), devant le scénario 1 (23%) et le scénario 3 (18%). Finalement, seul un tiers des votants imagine un monde plus durable, c’est assez peu. Et vous, comment voyez vous l’avenir ? votez sur delivering-tomorrow et retrouvez l’étude à télécharger (en anglais).

En bref, un spectacle dans une plate-forme logistique

Comment s’engager davantage dans le développement durable et faire vivre sa Responsabilité Sociétale (RSE)?  Le directeur du site Easydis a lancé une initiative intéressante :  réaliser un spectacle dans son entrepôt en associant les collaborateurs et les parties prenantes locales. Ce spectacle a eu lieu le 10 juin dernier dans l’une des dix cellules de la plate-forme et a mobilisé près de 150 personnes.

En savoir plus sur l’initiative : cliquer ici

La future plateforme logistique de l’AP-HM regroupe ses activités

Centraliser pour davantage de performance, tel est l’enjeu de la plateforme logistique en cours de construction dans le 16ème arrondissement de Marseille. Sur d’anciennes friches, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a souhaité regrouper sur un seul et même terrain la majorité des fonctions logistiques (magasins centraux, restauration, blanchisserie, stérilisation) pour soutenir plusieurs sites hospitaliers (Hôpital Nord, Hôpital de la Timone, Hôpital de la Conception et Hôpitaux sud).

Un projet public-privé

D’un investissement de 73 M€, cette plateforme logistique de 25000 m2 est le fruit d’une collaboration entre l’AP-HM et le consortium GESPACE France -VINCI Construction France et SEIEF, qui assure la conception, le financement, la réalisation et la maintenance pendant 25 ans. Après ce délai et un loyer annuel de 13 M€ (corrélé entre-autre à la performance des bâtiments selon le communiqué de presse), la plateforme sera l’entière propriété de l’AP-HM.

Confort des utilisateurs

Livré début 2013, la plateforme s’attache à améliorer les conditions de travail des agents grâce à des équipements innovants : une place centrale entre les bâtiments pour l’échange et la convivialité, un éclairage naturel accentué et de larges ouvertures. La toiture sera équipée de panneaux photovoltaïques. Le bâtiment sera certifié HQE.
Pour en savoir plus sur le projet, voir le communiqué de presse de l’AP-HM

Accorder logisticiens et collectivités pour l’essor de la logistique urbaine

La logistique urbaine a de nouveau attiré l’attention ce dernier mois. Immobilier et transport sont appelés à muer, mais comment ?

Nouer un lien entre logisticiens et collectivités

C’est dit : l’avenir de la logistique urbaine passera par les hôtels logistiques ou les Espaces Logistiques Urbains (ELU). Encore faudrait-il que les collectivités allouent du foncier à cette activité et que les règlementations différentes selon les communes s’uniformisent. Un constat sans détours livré par Claude Samson (président d’Afilog) au salon Spilog à Lyon.

Il faut dire que la mise au diapason entre les collectivités et les logisticiens n’est pas naturelle. En cause, les programmes d’aménagement portent sur 10, 15 ou 20 ans alors que le très court terme prévaut en logistique, souligne Christophe Ripert (Sogaris) dans le Nouvel Economiste.fr. Il faut donc mener un important travail d’explications et être transparent pour implanter un bâtiment logistique en ville.

Au final, Jean-Louis Lazuech (Prologis) estime dans le Nouvel Economiste.fr que chacun y trouve son compte, notamment les collectivités : revitalisation de zones industrielles désuètes (et souvent polluées), création d’emplois et perception de recettes fiscales.

L’exemple de Distripolis et la Communauté urbaine de Strasbourg illustre plutôt bien ces propos. Retrouvez leur retour d’expérience présenté lors du colloque sur la logistique urbaine à Nantes et d’autres présentations sur le transport urbain en cliquant ici.

Davantage de détails dans l’article du Nouvel Economiste, Le tout-en-un

Et bien sûr pour être complet sur le sujet, tous nos articles sur la logistique urbaine

Gazeley réduit la facture énergétique de ses clients

Les principaux promoteurs tendent à optimiser la consommation énergétique de leurs entrepôts : c’est un gage de performance économique et écologique.
Dans ce domaine, Gazeley tient la corde et vient d’obtenir la certification HQE® Exploitation pour le bâtiment Magna Park Grand Est de Gondreville-Fontenoy : une première en France selon le promoteur.

Cette plate-forme multi-utilisateurs, conçue selon des directives environnementales « Maison », bénéficie des équipements suivants :

  • Des panneaux solaires thermiques permettant de couvrir 50% des besoins énergétiques pour l’eau chaude sanitaire,
  • des panneaux solaires photovoltaïques dédiés à l’alimentation électrique intégrale du local sprinkler,
  • un éclairage naturel largement privilégié avec un ratio d’éclairage zénithal porté à 4% et 9% selon les cellules, alors que le standard réglementaire n’est que de 2%,
  • enfin, d’autres éco-initiatives mises en œuvre sur le site permettent d’économiser chaque année 20 tonnes équivalent CO₂.

 

Logistique urbaine : des chiffres et des expériences

Le Centre d’analyse stratégique a organisé ce printemps un séminaire avec pour sujet le renouveau de la logistique urbaine. Revue de chiffres et d’expérimentations relevés lors de cette rencontre.

Volée de chiffres

  • 1,5 million : c’est le nombre d’emplois en France regroupés sous les activités de logistique, dont 53 % dans les métiers tels que l’entreposage et la manutention
  • Entre 9 et 15 % : part moyenne du fret urbain dans les principales villes de France
  • 30 % : taux moyen de l’occupation de la voirie en ville pour le fret urbain
  • 30 % environ : part des émissions de gaz à effet de serre liée à la logistique urbaine
  • 20% : c’est la part que peut représenter la logistique urbaine dans le prix du transport global

Recherche et développement

2 pôles de compétitivité travaillent sur l’optimisation de la logistique urbaine :

  • Advancity (ville durable et des éco-technologies urbaines). Son objectif : stimuler la coopération entreprises et structures de recherche – en Île-de-France ;
  • Nov@log (innovation technologique et systèmes logistiques du futur) – en Seine-Maritime

Initiatives innovantes

Le Centre d’analyse a répertorié 9 initiatives en matière de logistique urbaine soutenable, dont la majorité a été abordée par blog-durable :

  • approvisionnement des villes par train sur des courtes distances (Monoprix)
  • approvisionnement des villes par bateau (Utrecht – Pays-Bas)
  • mutualisation des sites de distribution et relai par des véhicules propres (the green link)
  • combiner tramway et tramfret (Zurich et Paris)
  • rapprocher des structures publiques et privées pour l’organisation du transport de fret urbain (Royaume Unis)
  • concevoir et organiser les aires de livraison du futur par une modélisation (Lyon et Marseille)
  • intégrer la logistique urbaine dans les réseaux de transport de voyageurs (Paris)
  • mutualiser les livraisons urbaines de plusieurs sociétés (Banania, Bénédicta, Lustucru et FM Logistic)
  • soutenir les enquêtes nationales sur le transport de marchandises en ville

Retrouvez le détail de ces initiatives sur la note d’analyse 274 et sur le compte-rendu du séminaire

Bâtiments HQE : le point sur leurs performances

L’association HQE a publié en mars dernier un bilan de la performance des bâtiments HQE en France. Ce bilan a été établi sur un retour d’expériences de 74 bâtiments, dont 14 dédiés à l’activité tertiaire. Bien que nous n’ayons pas de données directement liées aux plateformes logistiques, certains résultats méritent notre attention, ne serait-ce que pour valider s’ils sont pertinents dans le cadre des entrepôts.

HQE Performance 2011 dresse un bilan sur 3 grands thèmes : énergie – environnement, économie, santé – confort. Ci-dessous les points qui ont retenu notre attention :

  • Pour un même bâtiment, réduire la durée de vie de 100 a 50 ans, n’augmente que marginalement (entre 5 % et 10 %) les consommations d’énergie primaire,
  • Dans un bâtiment de bureaux basse consommation, les usages “réglementés” (le chauffage, les auxiliaires, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et la climatisation) représentent seulement 24 % de l’énergie primaire totale,
  • Prévoir une gestion technique centralisée des consommations et assurer un suivi régulier,
  • Les produits et équipements de construction pèsent au moins pour la moitié des émissions de Gaz à Effet de Serre,
  • Les bétons utilisant du ciment à taux réduits en CO2 ont un impact significatif sur les émissions de CO2 pour l’infrastructure et la superstructure du bâtiment,
  • Les produits de construction représentent au moins 70 % de la production de déchets inertes du bâtiment,
  • Environ 80 % des déchets dangereux du bâtiment sont liés au traitement des rejets d’eaux usées.

Des retours d’expériences et des pistes d’amélioration illustrent ces éléments.

Retrouvez le document complet Performance HQE en cliquant ici

Comment valoriser un bâtiment certifié ?

Si encore quelques promoteurs hésitent à réaliser des bâtiments éco performants et à les faire certifier, voilà un exemple qui pourra les motiver. Patagonia, marque mondialement reconnue pour son engagement responsable, détaille par le menu (par le cycle de vie devrait-on dire) l’ensemble de ses actions durables réalisées. Parmi elles, on peut lire les efforts menés sur son centre à Réno, aux Etats Unis, certifié LEED (niveau gold).

A travers les atouts du bâtiment, Patagonia met davantage en valeur l’aspect pédagogique que l’innovation et rend accessible sa réflexion au plus grand nombre.

Sur le bâtiment étudié (15900 m2), les points clés valorisés sont les suivants :

  • Eau : traitement et récupération des eaux de pluie, optimisation des quantités d’eau utilisées (réduction)
  • Intégration paysagère et végétalisation avec des espèces locales
  • Optimisation énergétique, avec maximisation de l’éclairage naturel par exemple
  • Gestion centralisée de l’eau et de l’énergie avec « monitoring »
  • Réduction des déchets de construction
  • Matériaux : utilisation de matériaux locaux ou recyclés et du bois issus de forêts certifiées
  • Compensation carbone
  • Utilisation de détergents biodégradables et encouragement de modes de transports doux (avec équipements à la clé).

 

A l’heure où les grandes entreprises travaillent leur positionnement responsable, les solutions immobilières logistiques vertes constituent des preuves supplémentaires de leur engagement.

Pour plus de détails sur les atouts du bâtiment, ou sur la norme LEED revisitée par Patagonia : cliquer ici