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Le delivery crowdsourcing : la livraison C to C

Ecouter et anticiper les comportements des consommateurs et des citoyens est une mission essentielle assurée par les architectes pour aménager la ville et bâtir les bâtiments de demain. L’explosion du e-commerce chamboule le paysage de la logistique, notamment l’approche du dernier km. Pour relever ce défi, les commerçants cherchent de nouvelles solutions et testent à présent la livraison opérée par les particuliers : le delivery crowdsourcing.

 

Pourquoi développer la livraison collaborative ?

L’e-consommateur devient de plus en plus exigeant : il désire des horaires de livraison décalés, de plus en plus tardifs, des délais de plus en plus courts et bien sûr à un prix réduit voire nul.

Le delivery crowdsourcing, comment ça marche ?

La livraison par la foule, ou delivery crowdsourcing, revient à confier aux consommateurs présents sur le lieu de vente (en magasin) les produits à livrer à leurs voisins. En contrepartie, les livreurs-consommateurs bénéficient de réductions sur leurs achats. Ce concept est étendu à la livraison par les particuliers.

Une dynamique aux Etats-Unis

La chaine de distribution Walmart a réalisé un test de livraison collaborative auprès de 25 magasins et doit encore lever les freins règlementaires liés à cette activité. D’autres expériences sont soutenues par des start-up comme Postmates ou Zipments qui proposent aux particuliers de livrer des produits avec leurs propres moyens de transport.

Des expériences en Europe

DHL s’intéresse également au sujet et travaille avec l’université de Potsdam pour mutualiser les trajets des particuliers avec des livraisons : c’est le projet  » Bring.Buddy « . L’application « Myways » permet de mettre en relation les livreurs et les internautes pour fixer des RDV de livraison.
La France n’est pas en reste : la start-up colisvoiturage.fr a vu le jour et un hypermarché en Bretagne a réalisé une expérience similaire à celle de Walmart avec une remise de 3€ pour le livreur.
Enfin, en Suisse, Bringbee développe la livraison collaborative couronnée de premiers succès : un partenariat avec IKEA et 1500 livreurs particuliers.

Une source d’inspiration

Qu’il s’agisse de livraison, de financement, de consommation, les business collaboratifs présentent généralement tous les mêmes promesses : des coûts réduits, davantage de lien social et un impact environnemental moindre. Ils reposent sur les nouvelles technologies pour la mise en relation mais leur développement est pénalisé par des vides juridiques.
Ces expériences portent des innovations intéressantes dont la logistique pourrait s’inspirer pour construire les modèles de demain.

Pour lire l’intégralité de l’article de Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce, cliquer ici

Crédit Photo : Zipments

Transition énergétique : les chiffres clés

La loi de transition énergétique promulguée le 18 août dernier fixe des objectifs en matière de production et de consommation d’énergie, ainsi que sur les déchets. Les secteurs du bâtiment et de la logistique sont en première ligne et ils devront faire face à de véritables enjeux. Blog-durable fait le point sur les chiffres clés de la loi et du secteur, avec en perspective la prochaine COP 21.

Les objectifs de la loi

Gaz à effet de serre (GES)

– 40 % : réduction des émissions de GES en 2030 par rapport à 1990
÷ 4 : diviser par quatre les émissions de GES en 2050, par rapport à la référence de 1990 (facteur 4)

Consommation d’énergie

– 30 % : diminution de la consommation d’énergies fossiles en 2030 par rapport à 2012
– 50 % : réduction de la consommation énergétique finale en 2050 par rapport à 2012
32 % : part des énergies renouvelables en 2030 de la consommation énergétique finale (contre 14% en 2012)

Production d’énergie

40 % : part des énergies renouvelables dans la production d’électricité
– 50 % : baisse de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025

Déchets

– 50 % : diminution du volume de déchets mis en décharge à l’horizon 2050 ;
70% : objectif de recyclage des déchets du BTP
– 30 % : réduction des quantités de déchets non dangereux non inertes admis en installation de stockage en 2020 par rapport à 2010, et de 50% en 2025
20 % : part en masse des matériaux, issus du réemploi, de la réutilisation ou du recyclage de déchets utilisée dans les couches d’assise (30% à partir de 2020)

Les impacts sectoriels

Bâtiment

44 % : part du secteur du bâtiment dans la consommation énergétique française en 2012 (le plus important consommateur d’énergie et le gisement majeur d’efficacité énergétique)
123 millions : tonnes de CO2 émises par an par le secteur du bâtiment
63 % : taux de valorisation des déchets du BTP (étude CERA 2012-2014) sur 269 M de tonnes de matériaux inertes issus de la déconstruction

Transports

27 % : part des émissions de GES du secteur du transport en France en 2011 (premier émetteur de GES)

Repère : taxe carbone ou contribution climat-énergie

14,50 euros la tonne de CO2 en 2015

Prévisions
22 euros en 2016,
56 euros en 2020
100 euros en 2030

2014, les prémices du big bang de la logistique urbaine ?

Avec son insolente croissance, le e-commerce poursuit son œuvre de modification du paysage des livraisons. A la manœuvre, les géants Amazon et bientôt Google, mais aussi une pléiade de start-up attirées par l’innovation et l’espoir d’un marché florissant. Revers de cette frénésie, la pression environnementale s’accentue, sans pour autant susciter une prise de conscience forte.
Bilan 2014 des tendances logistiques.

L’hégémonie d’Amazon et Google, bientôt une réalité ?

Si Google a pris du retard sur le e-commerce par rapport à Amazon, ses ambitions demeurent voraces. Google Shopping Express investit dans sa propre flotte de coursiers et compte rester un acteur incontournable sur le e-commerce. L’arme de ces deux géants : la gratuité ou presque des frais de livraison pour les clients.

La livraison collaborative en ville par des coureurs, vélos, voitures, taxis

Le collaboratif a le vent en poupe, il est social, économique et environnemental selon ses protagonistes (voir article). Mais en revoyant en profondeur le modèle économique des entreprises en place, les dents grincent : pour preuve la joute des taxis contre Uber. Il n’empêche, les sociétés fleurissent et lèvent des fonds, tels Colisweb ou deliver.ee et s’engouffrent dans le dernier km collaboratif. Et ça se bouscule : Uber se diversifie et expérimente la livraison de produits d’épicerie à Washington par ses VTC, pour les occuper pendant les heures creuses. D’autres, tel toktoktok confient à des « coureurs » le soin d’aller chercher le produit en magasin et le livrer. Aux Etats Unis, les particuliers d’Instacar réalisent les courses pour leurs clients, contre une rémunération de 3,99 dollars. En lire plus sur la livraison collaborative (cliquer ici).

Les drones, la réponse à l’isolement

Après le coup de com’ réussi par Amazon, la livraison par drones est entrée en phase d’expérimentation. Dernière en date, DHL en Allemagne s’apprête à livrer par « Parcelcopter » l’Île de Juist, en mer du Nord. La mise en place de vols réguliers a été autorisée par Bruxelles et les autorités locales. Tout est prêt, y compris une aire d’atterrissage dédiée sur l’ile avec un relai effectué par un transporteur DHL (en savoir plus).

Les points relais, les boutiques, les automates de livraison, ou directement dans le coffre de la voiture ?

L’Observatoire Neopost ID a livré récemment un état des lieux sur les modes de livraison ou de retrait d’un colis ainsi que les usages et motivations des consommateurs. On y apprend notamment que le click and collect favorise l’achat en ligne et que les retraits en points relais, magasins, bureaux de poste sont bien ancrés dans les habitudes. A contrario, le retrait en consignes est encore marginal, même si l’appétit des acteurs s’aiguise chaque jour davantage (en savoir plus).

2403892-le-click-collect-passe-au-cribleMême Volvo imagine transformer le coffre des voitures en consignes. Une expérimentation de « livraison itinérante » a été menée, avec une voiture connectée : une fois l’achat réalisé, le client valide l’heure de livraison par sms au distributeur et une clé virtuelle du coffre de la voiture est transmise au livreur qui peut déposer le colis dans la voiture du client, là où ce dernier est garé. Cette expérimentation a été un vrai succès et Volvo cherche des partenaires pour déployer le service (en savoir plus sur l’expérimentation).
Enfin, les nouveaux « air bnb entrepôt » fleurissent à l’étranger, avec les garages ou les caves des particuliers dédiés au stockage urbain : Roost, SpaceCadet, StowThat aux Etats Unis, Sharemystorage au Royaume Uni.

La logistique urbaine écolo à la peine

Pour finir sur les tendances 2014, impossible de faire l’impasse sur une note environnementale alors que le réchauffement climatique s’impose comme un enjeu majeur. Jean-Pierre Gonguet, dans son article « En logistique urbaine, la vertu est hors de prix » publié dans La Tribune, livre un constat réaliste mais alarmant sur l’impact environnemental lié à l’explosion de la logistique en ville. Il revient sur les difficultés économiques du spécialiste de l’éco-logistique « Vert chez vous » à Paris, qui combine fret fluvial et triporteurs, pour des livraisons « zéro carbone ». Selon lui et Jérôme Libeskind, la livraison propre n’est finalement pas soutenue, par manque d’ambition principalement politique. Les élus auraient intérêt à prendre ce sujet à bras le corps, pour organiser l’afflux de 30 millions de colis supplémentaires chaque année et créer des villes intelligentes et respirables que les citoyens attendent.

 

Crédit Photo Une : © Photo Archives Laurent Theillet

Le défi relevé par Manutan sur un site multi-fonctions

MANUTAN a souhaité réaliser un ensemble immobilier moderne permettant d’accueillir sa plateforme Logistique, son siège social, le centre européen de formation du Groupe ainsi qu’un restaurant d’entreprise.
Pour se faire, Manutan accompagné de Panhard Réalisations, confiait à l’agence  Nuret Architectes (désormais intégrée au sein d’A26) la construction de son siège social avec ce défi à relever. Retour sur les choix architecturaux avec David Ory, chef d’agence Nuret Architectes.

 

Quels étaient les principaux enjeux du projet ?

David Ory : Dès le départ, Manutan a affiché de grandes ambitions pour la réalisation de son siège social et de sa plate-forme logistique, avec trois enjeux majeurs :

  • Architectural et urbanistique : respect du cahier des charges de la ZAC
  • Social : l’éloignement géographique des équipes logistiques et administratives sur son ancien site constituait un frein à la volonté affichée de la société d’augmenter la cohésion des équipes et de développer les synergies de ses activités.
  • Environnemental : certification HQE pour la plateforme logistique et le bâtiment Tertiaire.

Comment avez-vous relevé ces défis ?

David Ory : A chaque enjeu nous avons apporté des solutions précises :

 Architectural et urbanistique

Le site regroupe une plate-forme nationale de distribution de 43 023 m2, un bâtiment Siège en R+3 de 9 505 m², un centre de formation en R+2, comprenant une salle omnisport de 2 660 m² et un restaurant d’entreprise de 1 305 m²  (250 places).

L’ensemble devait respecter une implantation Est/Ouest sur le terrain, celui-ci était également conditionné par des noues de récupération des eaux pluviales. L’implantation du  parking végétalisé de 600 places était également un enjeu fort.
Le parti architectural a été de privilégier une cohésion entre les bâtiments du pôle Tertiaire par un choix de matériaux communs, bois et verre, d’une passerelle haute qui permet un flux entre les bureaux et le centre formation et une passerelle basse qui apporte un confort et une liaison entre les entités.

Social

MANUTAN a souhaité que le centre de formation et le restaurant soient des lieux de convivialité et de rencontres de tous les personnels administratifs / logistiques. L’implantation de ces deux poumons au cœur du site s’est  avérée une évidence, cela permettait à chacun de profiter au mieux et de façon égalitaire des activités du site.

Environnemental

Le projet a fait partie des six premiers projets logistiques certifiés HQE lors de la parution officielle du référentiel logistique en avril 2009. Le bâtiment Tertiaire fut quand à lui certifié en 2011.

Triple vitrage avec stores intégrés, éclairage naturel des bureaux, allées piétonnes abritées, toitures et parkings végétalisés, parkings véhicules électriques, ont été des solutions de confort pour les utilisateurs ainsi que des solutions HQE.
Pour les solutions techniques, les choix se sont portés sur un rafraichissement et un chauffage par géothermie,  charpente et bardage bois, détecteur de présence, systèmes hydro-économes, ventilation naturelle nocturne,  récupération des eaux pluviales pour WC, traitement alternatif des eaux pluviales….

Comment crédibiliser sa démarche RSE ?

Rendre compte de son engagement en faveur du développement durable (démarche RSE) n’est pas un exercice facile. Si l’article 225 encadre le reporting des grandes entreprises dans ce domaine, les autres sociétés sont parfois démunies pour valoriser leurs actions responsables et mesurer leurs progrès. Pour les aider dans l’élaboration d’indicateurs environnementaux et sociaux, le France GBC a publié un guide qui explicite le contenu des indicateurs clés pour le secteur de l’immobilier – construction.
Un outil précieux pour la communication des professions suivantes : métiers de l’exploitation (foncières, gestionnaires, administrateur de biens), promoteurs, entreprises de travaux, métiers de la maîtrise d’œuvre (bureaux d’études, architecte, ingénierie).

Les impacts du secteur de l’immobilier-construction

Méka Brunel, Présidente de France GBC, rappelle dans ce guide les impacts environnementaux et sociaux du secteur de l’immobilier – construction au niveau national :

  •  43% de l’énergie finale (70 millions de tep/an) ;
  •  24% des Emissions de CO2 – 2ème Secteur après le transport (source ADEME) ;
  •  17% des prélèvements d’eau pour l’eau potable (5,6 milliards m3) ;
  •  38,2 millions de tonnes/an de déchets ;
  •  2 millions d’emplois largement répartis dans les territoires.

 

Les grands indicateurs et leur déclinaison

Le France GBC a principalement mis l’accent sur les indicateurs environnementaux et sociétaux. Chaque indicateur est détaillé (mode de calcul) dans une fiche selon la profession concernée. En ce qui concerne le volet social, il n’a pas fait l’objet d’adaptation particulière.

Les familles d’indicateurs environnementaux
a) Politique générale en matière environnementale
b) Pollution et gestion des déchets
c) Utilisation durable des ressources
d) Changement climatique
e) Protection de la biodiversité

Les familles d’indicateurs sociétaux
a) Impact territorial, économique et social de l’activité de la société
b) Relations entretenues avec les personnes ou les organisations intéressées par l’activité de la société (non spécifique au secteur immobilier – construction)
c) Sous-traitance et fournisseurs
d) Loyauté des pratiques
e) Autres actions engagées, au titre du présent 3°, en faveur des droits de l’homme

Les familles d’indicateurs sociaux (non spécifiques au secteur)
a) Emploi
b) Organisation du travail
c) Relations sociales
d) Santé et sécurité
e) Formation
f) Egalité de traitement
g) Promotion et respect des stipulations des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail relatives

Pour consulter le guide et lire en détail chaque indicateur, cliquer ici

La plateforme logistique de demain : embranchée air

La nouvelle ère multimodale pour la logistique passerait par le ciel. Futuriste ou farfelue, certains y croient et misent sur cette nouvelle voie, Amazon et gouvernement français en tête. Et si les plateformes logistiques du futur intégraient une piste d’atterrissage ?

Les drones, futurs messagers ?

Amazon teste actuellement la livraison de colis avec des drones dans un rayon de 16 km autour d’un entrepôt. Selon le fondateur du Groupe, 86 % des livraisons d’Amazon concernent des marchandises de moins de 2,3 Kg sur une distance courte (de moins d’une demi heure d’une aire de stockage). Une combinaison à laquelle un drone répondrait bien. Et si le test est concluant, notamment sur le plan de la sécurité, le système pourrait être déployé d’ici 4-5 ans. Et la sécurité, c’est le point faible du modèle (voir l’analyse sur Challenges).

Les dirigeables, transport d’avenir ?

Aujourd’hui, les dirigeables sont capables de transporter jusqu’à 32 tonnes de marchandises. A cette évolution, rappelons que la France a de réels atouts dans le secteur aéronautique. Suffisant pour convaincre notre ministre du redressement productif de donner un coup de pouce à ce moyen de transport doux et de l’intégrer dans ses 34 plans industriels associant acteurs publics et entreprises. Objectif : préparer les innovations « made in France » de demain. De quoi donner le sourire au pôle de compétitivité Pégase, qui œuvre pour réinventer le dirigeable du début du XXème siècle.

 

Sources : la tribune

Crédit Photo : corporates

Parc des Bréguières : responsable et attractif

BARJANE a trouvé la formule gagnante pour rendre visible et attractif le parc d’activités des Bréguières : un foncier stratégique abondé par une démarche responsable en progrès continu. Le résultat est sans appel : des efforts sociétaux récompensés aux Trophées RSE PACA et l’implantation d’une nouvelle plateforme logistique pour le compte de Carrefour. Retour sur cette dynamique durable.

La RSE en amélioration continue

Depuis 2010, BARJANE gère le parc d’activités des Bréguières avec une approche responsable ambitieuse, comme en témoignait Hasna Berkia Guez, directrice Qualité et Développement Durable du groupe BARJANE, dans un précédent article. Cette démarche repose sur les progrès continus menés sur les volets environnementaux et sociaux : système de management environnemental certifié Iso 14001, bâtiments à faibles impacts environnementaux (HQE, BBC), chantiers verts, soutien de la biodiversité (plantation de 1 200 arbres et 11 000 arbustes d’essences locales en cours), offre étoffée de transports collectifs, aménagement de voies de circulation pour les vélos, raccordement ferré, création d’emplois (600 en 2013, 1000 à terme), partenariat avec les associations d’insertion locales, pôle de vie avec de multiples services, accueil des écoles, etc.

Un parc attractif

Le ballet des engins mécaniques a repris sur le parc des Bréguières depuis cet été avec la construction d’une nouvelle plateforme logistique de 42.000 m², portant l’offre totale à 236 000 m² avec un taux d’occupation d’environ 60%. Ce bâtiment, hébergé par Carrefour, sera double face (adapté au cross-docking) avec une centaine de portes à quai et disposant d’un parking pour les poids lourds intégré et d’un embranchement fer à terme. La plateforme, certifiée Iso 14001 et BREEAM, pourra disposer d’une centrale photovoltaïque si le dossier transmis auprès de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) est retenu.
Enfin, un autre bâtiment de 2.500 m² est également en chantier pour le compte d’Eurotranspharma (transport de produits pharmaceutiques) avec une livraison début 2014.

Retrouvez toutes ces « bonnes pratiques » via le blog de BARJANE  ainsi que les communiqués de presse

HQE : le rôle des utilisateurs valorisé

Certivéa vient de faire évoluer sa certification NF HQE™ BÂTIMENTS TERTIAIRES en Exploitation. Son crédo : répondre au plus près des attentes de chaque acteur du bâtiment. Les points clés illustrés de vidéos avec des témoignages clients dedans.

Une certification, trois référentiels

Certivéa a choisi pour la nouvelle version de la certification HQE de « l’éclater » en trois référentiels distincts, un pour chaque acteur du bâtiment :

  • pour le propriétaire ou son représentant : « Bâtiment Durable »;
  • pour l’exploitant ou le donneur d’ordre de l’exploitation : « Gestion Durable »;
  • pour l’utilisateur, le locataire de tout ou partie d’un bâtiment : « Utilisation Durable ».

 

Améliorer la performance environnementale

Cette distinction offre, selon Certivéa, à chaque type d’acteur « une meilleure reconnaissance de ses actions : amélioration de la performance intrinsèque des bâtiments, mise en œuvre de bonnes pratiques d’exploitation, utilisation responsable des immeubles ». Les témoignages de clients repris sur le site (voir en cliquant ici ou dans la vidéo ci-dessous) vont dans ce sens.

Outil de mobilisation interne

Pour toute démarche environnementale, il est important de valoriser les atouts du bâtiment mais aussi sa gestion au quotidien. Une « mauvaise utilisation » réduisant à néant les efforts de conception. Dès lors, offrir aux utilisateurs un outil de mesure et de mobilisation interne pour atteindre les performances prévues à la conception est une bonne initiative. D’autant qu’à travers le référentiel « utilisation durable », les utilisateurs pourront renforcer leurs bonnes pratiques et maîtriser leurs consommations (et leurs coûts) et valoriser leur démarche responsable : une bonne opération pour la communication interne et externe des locataires.

Les innovations qui pourraient changer le visage de nos villes

L’urbanisation est au cœur des enjeux des logisticiens, constructeurs, promoteurs, etc. Chacun a sa propre vision de l’avenir et des solutions à apporter pour relever le défi de la ville durable. Revue des dernières idées prospectives.

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L’impact de l’imprimante 3D

Le groupe dédié à la prospective de DHL a dévoilé au DHL Innovation Day 2013 sa vision de l’avenir. L’émergence de l’imprimante 3D est perçue comme une innovation qui va bouleverser la logistique. A l’aide de ces imprimantes, chacun pourra réaliser ses objets à partir de fichiers ou d’images 3D collectés sur Internet. Les flux de produits seront profondément modifiés, avec des coupes franches sur l’approvisionnement de familles de produits basiques. DHL mesure encore difficilement les changements à venir mais reste convaincu qu’ils seront majeurs.

Les armoires sécurisées

DHL voit aussi le développement de « casiers sécurisés », dont 2500 équipent les villes en Allemagne. Ces armoires électroniques (ParkStation) permettent l’envoi et la réception de colis. Objectif : que 90 % de la population urbaine accède à ces points de dépôts sécurisés en moins de 10 minutes. Une alternative aux points relais, particulièrement adaptés au e-commerce.

Le duo hubs multimodaux / halles universelles

Eiffage a créé dès 2007 son propre laboratoire de recherche et de prospective en développement urbain durable baptisé «Phosphore». A l’occasion de la semaine du développement durable 2013, le laboratoire d’Eiffage et ses partenaires Dassault Systèmes et POMA, ont livré leur vision innovante de la ville durable à l’horizon 2030.
Pour une éco-mobilité douce, les villes seraient équipées en périphérie de hubs multimodaux permettant de filtrer les flux entrants : aires de parking pour véhicules polluants, relais avec une offre de transports doux. Puis maillage des centres urbains avec des halles universelles : des équipements multifonctionnels qui agissent comme des relais locaux, accessibles à moins de 5 minutes à pieds. Un schéma très proche de ce qui est préconisé actuellement par les acteurs de la logistique pour les flux de marchandises.

Solidarité Energétique ®

Parmi les autres idées du groupe Phosphore, la Solidarité Energétique® des bâtiments est particulièrement intéressante. Il s’agit de mutualiser les dispositifs de production d’énergies renouvelables entre les immeubles neufs et les bâtiments anciens, dont le potentiel de rénovation est épuisé. Ce concept a été mis en œuvre dans le Nord de l’Europe, la chaleur récupérée dans les stations de métro permettant de chauffer des bâtiments voisins. Un levier peut-être à activer pour convaincre les collectivités d’intégrer des hubs logistiques performants au centre des villes ?

Le ciel, nouvel espace pour les transports ?

dirigeableEt si la solution pour le transport était au dessus de nos têtes. Le transport routier est congestionné, partons à la conquête du ciel !

Poma, l’un des leaders mondiaux du transport par câble, imagine des relais de transports par télécabines, comme à Grenoble par exemple.

Et pourquoi pas des dirigeables, pour sillonner nos villes et livrer des marchandises ? Un retour au début du XXème siècle version moderne. C’est l’objectif de Voliris, qui travaille sur un programme baptisé DGV2, pour Dirigeable Grande Vitesse et Géométrie Variable. Le premier prototype devrait être capable de transporter un container de 32 tonnes. On imaginerait alors des unités logistiques pour occuper les toits des immeubles.

Et vous, comment imaginez-vous la logistique dans ville de demain ?

Pour en savoir plus :
– L’article de supply chain magazine dédié à la prospective de DHL
Le dossier de presse d’Eiffage
– le site « Phosphore »
L’article sur les dirigeables pour le fret

Source et Photo : Eiffage / le Moniteur / Voliris

La logistique urbaine en pleine ébullition

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Après une légère accalmie, la logistique urbaine redevient le sujet phare de ce début d’année. Nous faisons le point sur les enjeux et les solutions mises en œuvre.

Les freins au développement

  • Le renforcement des normes et des politiques environnementales des municipalités : horaires de livraisons réduits, éloignement des zones logistiques en périphérie (en savoir plus)
  • Le coût du foncier : 80 à 130 euros par mètre carré et par mois en proche périphérie ou en centre-ville, contre de 42 à 52 euros en lointaine banlieue ou en région (en savoir plus)
  • Le coût des technologies propres (véhicules, équipements immobiliers) : par exemple, les véhicules électriques reviennent 1,8 fois plus cher que leurs homologues thermiques (Géodis). Au final, selon une étude du CNRS-LET (Laboratoire d’économie des transports) de Lyon, le coût du dernier km s’envole à près de 20% du coût total du transport.

Les opportunités

  • De l’emploi : la logistique est pourvoyeuse d’emploi avec 50 actifs à l’hectare, voire 100 à 120 dans les zones impactées par l’e-commerce (en savoir plus)
  • Un impact environnemental limité : par exemple, l’ELU de Beaugrennelle réalisé par Sogaris vise un objectif de réduction de 80 % des émissions de CO2 et divise par 2 le nombre de km parcourus
  • Un confort accru : une circulation plus fluide pour les résidents, moins de nuisances sonores avec des circulations de camions qui évitent les zones résidentielles ou des enrobés qui absorbent le bruit du roulement des pneus, une intégration paysagère optimisée par des couleurs neutres, des trajets réduits pour les employés, etc.

Les solutions immobilières

  • Les centres de proximité : 24 entrepôts de 500 à 800 m2 pour Deret, des « bases logistiques urbaines écologiques » (Blue) de 250 à 350 m2 pour le transit de fret, le stationnement sécurisé et la recharge électrique des véhicules (Geodis)
  • Les bâtiments multi-activités : cf. Chapelle International avec des activités logistiques, de bureaux, data-center, restauration (voir le projet en images et en détail : partie 1 et partie 2)

Les solutions de transports

  • Les véhicules électriques et écologiques : flotte de camions électriques légers, triporteurs électriques (en savoir plus)
  • Le rail (train et tram) : développement d’expérimentations à Paris pour le tramfret (en savoir plus)
  • Le fluvial, mis en œuvre en 2012 par Franprix à Paris (en savoir plus sur le développement en Europe  et notamment à Bruxelles).
  • Et demain, les véhicules particuliers ? en savoir plus avec tous les podcasts de l’émission dédiée à la logistique urbaine (+ expérimentations au Canada) sur France Info