Rubrique : Construction

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La construction durable vue par les américains

Mi-novembre se déroulait le salon GreenBuild à Chicago. Nathalie Mettling d’Ubifrance a observé deux tendances majeures en matière de bâtiments verts qu’elle livre sur le site cleantech-republic. Ci-dessous ce qu’il faut retenir :

–    Les enjeux énergétiques sont la priorité des industriels comme des états outre-atlantique. L’offre en matière d’efficacité énergétique (isolants et compteurs intelligents électriques) est largement représentée voire même plébiscitée. Paradoxalement, la réglementation thermique américaine est moins exigeante que celle qui s’applique en Europe. La norme va néanmoins se renforcer : les bâtiments fédéraux devront être à énergie positive en 2030. L’auteur de l’article en conclut qu’aux Etats-Unis, l’image et le positionnement marketing sont des stimuli plus puissants que les normes. L’auteur note également que le savoir-faire français pourrait permettre à de nombreuses entreprises de tirer leur épingle du jeu, notamment via le France Green Building Council.

–    Dans le cycle de vie du bâtiment, la fin de vie n’est pas négligée. Une conférence de Mark Lennon de l’Institution Recycling Network révèle que « l’efficacité et le taux de recyclage sur un chantier de démantèlement peuvent être très élevés, la clé de réussite reposant en grande partie sur la formation des ouvriers ». Nous avions déjà évoqué la création du site D-Build dans le secteur du recyclage. Ci-dessous un exemple de recyclage « artisanal » de granit aux US :

Lire l’article complet sur cleantech republic

Gazeley met les moyens pour sa future plateforme logistique

C’est un peu la marque de fabrique de Gazeley : réaliser des bâtiments «verts» avec une promotion puissante. La future plateforme de 74.000 m2 dédiée à B&Q, au cœur de G.Park Swindon (dans le sud-ouest de l’Angleterre) ne déroge pas à la règle.

Des atouts environnementaux

La plateforme, livrée en juin 2011, s’inscrit dans une démarche environnementale forte. L’ouvrage s’illustre grâce à un volet recyclage / déchets suffisamment important pour être souligné : réseau de collecte des eaux de pluie, surface d’environ 1500 m2 dédiée au recyclage et au tri des déchets, utilisation de matériaux recyclés. L’intégration environnementale n’est pas négligée : 500 arbres seront plantés. Côté énergie, un mur solaire sera en place. Au final, Gazeley promet une réduction des coûts d’exploitation tout comme une diminution des émissions de CO2.

Un marketing puissant

Il faut bien le reconnaître, le site promotionnel dédié à cette plateforme est intéressant : suivi du chantier en temps réel avec un graphique de progression du programme mais surtout avec 2 webcams sur le chantier ! Des séquences vidéos et la documentation technique complètent le dispositif.

A voir sur www.gparkswindon.com

Les tonnes de déchets du bâtiment

Le ministère de l’écologie a publié fin octobre une étude sur la production de déchets en France. Le Moniteur a repris cette étude et consacre une sélection de tableaux chiffrés sur le secteur du bâtiment, premier producteur de déchets avec 254 millions de tonnes (soit 73,6 % des déchets produits par le secteur marchand). Revue de ce qu’il faut retenir des tableaux :

Quantités de déchets par secteur et par taille de l’entreprise

Sans surprise, c’est le secteur des travaux publics qui produit le plus de déchets (le double) par rapport au secteur du bâtiment. En revanche, plus surprenant, le volume de déchets des entreprises de TP de moins de 10 salariés reste élevé par rapport aux autres tailles d’entreprises.

Type de déchets et recyclage

Le secteur produit dans sa grande majorité des déchets non dangereux (99%). Aussi, parmi ces déchets, seuls 32% sont réutilisés ou recyclés par une autre entreprise, et 17% sont valorisés pour combler des carrières.  C’est sans doute de ce côté-là que des efforts restent à faire. Aux états Unis comme en France, des entreprises se créent pour répondre à cet objectif. Citons notamment D-Build qui est une place de marché pour les matériaux recyclés.
En France, cet été, une filière de recyclage des DEEE pour le bâtiment s’est créée (Récylum).

Voir le dossier complet : Le Moniteur

Philippe Gallois

La nouvelle plate-forme de Sisley vise la certification HQE®

Panhard Réalisations a livré en juillet dernier une plate-forme logistique à la société Sisley, leader français de la production de cosmétiques et de parfums. Sélectionnée pour figurer parmi les 6 projets logistiques certifiés NF bâtiments tertiaires Démarche HQE®, cette plateforme de 45 600 M2 est l’une des plus importantes réalisations clés en main d’Ile-de-France. Revue de détail sur ce bâtiment

Un bâtiment multi services

La nouvelle entité de Sisley située à Saint-Ouen-l’Aumône dans le Val d’Oise est à la fois plate-forme de distribution mondiale de ses produits (36.729 m2 de stockage, conditionnement et préparation de commande), centre de R&D et lieu d’accueil de l’ensemble de ses services supports (9.010 m2). Cette plate-forme est prévue pour accompagner la croissance de Sisley sur les années à venir.

Des atouts environnementaux

Pour produire un bâtiment aujourd’hui conformes aux standards les plus stricts en matières environnementales, toutes les pistes ont été exploitées :
* Aménagements paysagés,
* Organisation des flux piétons et véhicules,
* Gestion de l’eau et de l’énergie et des eaux pluviales,
* Maintenance des performances environnementales,
* Toitures végétalisées,
* Systèmes et procédés de construction,
* Gestion des déchets de l’activité .

Des bureaux énergétiquement autonomes

La plate-forme accueille la plus grande centrale photovoltaïque d’Ile-de-France : sur les 36.000 m2 de toiture, 18.000 m2 de panneaux sont répartis en 6 556 modules photovoltaïques.
Cette station produira 726 MkWc par an pour couvrir 31 % des besoins de l’entrepôt, et 100 % des consommations d’énergies des bureaux soit une économie de 44 t d’émission de CO2 par an soit 880 tonnes en 20 ans.

Un confort d’utilisation privilégié

Preuve que l’on peut associer performance environnementale et confort d’utilisation, le bâtiment présente des spécificités à l’attention des collaborateurs :
* Confort hygrothermique et visuel notamment via des stores entièrement automatisé pour optimiser la qualité des lumières et de la chaleur tout en réduisant les consommations énergétiques,
* Conception architecturale faisant la part belle aux espaces paysagés, aux patios, aux éléments de décoration valorisant sans être sur consommateurs de budget,
* Accès deux roues motorisées ou cyclistes.

Plus de détails et de photos  : enerzine.com ou communiqué de presse

Philippe Gallois

Immobilier logistique : la certification HQE indispensable ?

SUPPLY CHAIN MAGAZINE de septembre dernier a consacré un dossier complet sur la certification HQE des bâtiments logistiques. L’article dresse un état des lieux de la certification et donne la parole aux parties prenantes (architectes, Afilog, promoteurs, etc.).

Prime au label local

Parmi les pléthoriques labels environnementaux français (BBC) et étrangers (LEED, BREEAM, etc.), la certification HQE semble s’imposer en France sur les bâtiments logistiques. S’il existe une initiative pour rapprocher les indices des référentiels internationaux, elle ne semble pas déboucher sur une certification universelle.

HQE amenée à évoluer

Les attentes d’évolution de l’HQE portent principalement sur la création d’un référentiel « exploitation » spécifique à la logistique, et dans une moindre mesure à la retouche de certaines exigences. Des lacunes sont aussi montrées du doigt : lourdeur administrative, surcoût de la construction (de 2 à 10%), coût de certification, ROI peu probant à court et moyen terme en fonction des cibles. Des points faibles qui constituent de véritables freins pour certains qui préfèrent intégrer leur bâtiment dans leur démarche RSE.

HQE incontournable à terme

La certification HQE offre des avantages : au-delà de l’aspect marketing, elle permet d’orienter les efforts d’économies d’énergies. Surtout, lorsque la démarche est prise très en amont, le surcoût demeure très faible pour des résultats à priori intéressants. La certification HQE préparerait également les bâtiments aux contraintes réglementaires qui risquent de s’intensifier à l’avenir.
C’est pourquoi certains voient cette certification devenir un standard à moyen terme, garante d’un bâtiment économe et valorisable aussi bien au niveau patrimonial que dans une future comptabilité CO2.

Lire l’article complet : Supply Chain Magazine N°47

Philippe Gallois

Bâtiments logistiques et empreinte carbone

Dans la famille des indices propres au secteur du bâtiment, un petit nouveau tente de se faire une place: l’empreinte carbone. Alors que l’indice du Kwh/m2/an a été largement porté par les différentes réglementations thermiques et autre Grenelle de l’environnement, l’empreinte carbone arrive un peu comme un OVNI. Qu’est-ce que l’empreinte carbone? comment se calcule-t-elle ? Pourquoi s’y intéresser (ou s’en désintéresser !) ? éléments de réponse.

Unité de mesure

Nous le savons tous à présent, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement climatique. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) est de loin le plus important (75%) devant le méthane (env. 15%) et autres oxyde nitreux et gaz fluorés. Il est donc devenu primordial, pour lutter contre le changement climatique, d’évaluer les sources et les volumes de CO2 émis. A la clé, la création de solutions de réduction des émissions et une « valorisation » du prix du carbone qui donne lieu à des taxes, avec le principe du pollueur, payeur.
En somme, l’empreinte carbone est une unité de mesure « environnementale ».

Calcul des émissions de CO2

Les émissions de CO2 sont principalement issues de la consommation d’énergie fossile (pétrole, gaz, électricité (centrales à charbon)). L’énergie est partout : production, « intrants » (à savoir les matières premières, qui nécessitent elles aussi de l’énergie pour être produites), fret / déplacements, déchets, immobilisations…
Pour évaluer l’empreinte carbone (CO2), des outils de calcul existent comme le bilan carbone de l’Ademe. Récemment, la société Verteego a créé un outil d’évaluation dédié au secteur de la construction : il passe en revue le chantier, les transports, les déchets, les matériaux utilisés dans le bâtiment, etc. (démo possible gratuitement : voir Verteego construction).

Pourquoi s’en servir ?

Les entreprises ont recours au calcul des émissions de CO2 principalement pour être conformes aux réglementations, pour l’utilisation en termes de marketing (image) et enfin comme outil de réduction des coûts. A titre d’exemple, la communication sur le dernier centre logistique de ROYE utilise l’indicateur CO2. Ce bâtiment HQE construit par GSE et loué à L’Oréal permet selon le constructeur de diviser par 10 les émissions de CO2. Est-ce Parlant ? Les acteurs du bâtiment comprendront parfaitement que le bâtiment est BBC et consomme entre 60 et 70 Kwh/m2/an.
Qu’apporte l’indice carbone de plus ? C’est un indice qui va consolider toutes les émissions de CO2 liées à un entrepôt et à son cycle de vie : énergie, construction, exploitation, transports. A titre d’exemple, pour l’entrepôt de Roye, l’énergie utilisée pour le chauffage n’est pas l’électricité ou le gaz mais le bois (énergie renouvelable et « piège à carbone ») produit localement. L’impact environnemental est donc moindre. Autre exemple, ce nouvel entrepôt remplace 4 bâtiments dispersés : des économies en termes de transports et d’exploitation des bâtiments est calculée.

CO2 ou pas ?

L’indice CO2 permet d’avoir une vision globale d’une activité et notamment des postes les plus consommateurs d’énergie : ce qui est utile pour prioriser les actions de réductions.
Les grands groupes ou certaines collectivités ont des objectifs de réduction de CO2. Proposer un projet complété d’une estimation carbone est un critère qualitatif supplémentaire. De là à faire gagner des contrats, c’est un pas que seuls les marchands d’outils d’évaluation de CO2 franchissent…
On pourra rappeler qu’en France tout comme au niveau international, le débat autour du carbone est loin d’être consensuel. Comptabilité carbone, quotas, étiquetage, les règlementations et les outils se mettent en place doucement tant les intérêts sont opposés et les lobbies puissants. Se familiariser avec l’indice est un premier niveau, investir sur le calcul du carbone dépendra de votre vision et des opportunités de votre marché. Un sujet à aborder avec vos clients, pour avancer avec eux ?

Voir le communiqué de presse d’Argan

Plus de détail sur l’inauguration de l’entrepôt avec des éléments chiffrés sur le CO2

En bref : Argan livre un entrepôt HQE et BBC

12 mois après l’appel d’offre gagné, Argan a livré le 18 juin dernier un entrepôt de 40.000 m2 pour le compte de L’Oréal. La plateforme a déjà obtenu le label CERTIVEA HQE® pour les phases de conception et d’aménagement, elle est en cours de certification pour la phase réalisation et elle bénéficiera du label Bâtiment Basse Consommation par EFFINERGIE®.

Les objectifs de réduction de CO2 et d’efficacité énergétique ont guidé la conception :  sur‐isolation en toiture (180mm) et en façade (120mm), chaufferie bois, éclairage naturel fortement renforcé (densité de lanterneaux en toiture, châssis filants en façade, intégration de châssis vitrés en façades de cellules), chauffe‐eau solaire, éclairage basse consommation asservi à la détection de présence, récupération des eaux pluviales, etc.

Voir le communiqué de presse d’Argan

En bref : un nouveau référentiel HQE pour les entrepôts frigorifiques

La certification « NF Bâtiments Tertiaires plate-forme logistique » s’enrichit d’un nouveau référentiel dédié aux entrepôts frigorifiques. Quatre cibles ont été adaptées aux contraintes du secteur du froid :

  • La performance de l’installation frigorifique : l’efficacité énergétique de la production de froid et l’impact CO2 des fluides utilisés sont notés ;
  • La performance énergétique de l’enveloppe du bâtiment : des seuils chiffrés ont été définis pour mesurer la résistance thermique des parois ;
  • La maintenance et la pérennité du bâtiment en matière environnementale évoluent également  ;
  • La gestion de l’énergie en fonction des classes des bâtiments : – 5°C /0° C ; 0°C / 5°C  ; 5°C / 12°C

Ce nouveau référentiel devrait être testé en Vendée sur un entrepôt frigorifique de STEF-TFE.

Pour en savoir plus : Businessimmo.fr

L’optimisation, le maître-mot de l’entrepôt d’Alinéa

La nouvelle plate-forme ID Logistics de Berbieres (au sud de Lille) pour Alinéa a été inaugurée le 27 mai dernier. La plate-forme de 75.000 m² a été conçue avec une double exigence : impact environnemental limité et fluidité des colis.

Optimiser la gestion de l’énergie
Le bâtiment relève le défi environnemental tant au niveau des matériaux (charpente bois lamellé-collé par exemple) que du chantier. Mais l’innovation est du côté de la gestion de l’énergie. En effet, GSE a collaboré avec ID Logistics et l’ICAM (une école d’ingénieur) pour réaliser un expérience scientifique. Leur objectif : élaborer un automate capable de gérer l’énergie pour réduire la consommation. Une expérience qui illustre bien la pertinence du « dialogue entre les parties prenantes », méthode soutenue par le développement durable.

Optimiser la gestion des commandes
ID Logistics a privilégié des équipements performants afin d’optimiser la préparation des commandes (voice picking) et la gestion des litiges (scan et photographie du chargement). Au final, un objectif de qualité élevé et un coût de rotation amélioré.

Le nouvel entrepôt d’Alinéa en détail sur Faq-logistique.com

Premières plates-formes logistiques certifiées HQE, et demain ?

Dans Business Immo du 27/05/2010, Frédéric Larroumets et Frédéric Chabrol, co-animateurs de la Commission développement durable d’Afilog, dressent un premier bilan sur les certifications HQE des plates-formes logistiques attribuées le 19 mai dernier.

La certification « NF Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE-Plateformes logistiques » offre 3 atouts majeurs :
–    La valorisation de l’image des partenaires du projet : de l’utilisateur à l’investisseur ;
–    La réduction des impacts environnementaux, grâce au déploiement d’un système de management environnemental, véritable outil de pilotage des consommations d’énergie et autres ressources ;
–   La récompense des efforts menés en matière sociale grâce à des conditions de travail optimisées.

L’avenir de la certification est-il vert ?
Au Canada, le secteur du bâtiment déploie depuis 2004 la certification LEED, plus ou moins équivalente à la certification HQE. Les résultats dépassent les espérances : depuis 2004, le Conseil du Bâtiment Durable du Canada a reçu 2000 dossiers. Rançon du succès, les délais de certification de nouveaux bâtiments s’allongent.

La certification des bâtiments semble promise a un bel avenir. Néanmoins, la concurrence entre les différentes certifications pourrait venir freiner le développement de la norme HQE sur des projets internationaux. Le débat est ouvert.

En savoir plus sur la certification HQE Bâtiments tertiaires / Certivéa : cliquer ici

En savoir plus sur la certification LEED / US Green Building Council (anglais) : cliquer ici