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L’entrepôt HQE Sonépar en images

Pitch Promotion, en collaboration avec SAGL – A26, a livré un entrepôt double face de 24.000 m² (4 cellules de 6.000 m²) couplé à des bureaux (1.200 m²) et des locaux techniques (300 m²) pour le compte de Sonépar. Cette réalisation a été menée dans une démarche de certification HQE « NF bâtiments tertiaires » et a obtenu un classement Afilog 2 étoiles, avec des bureaux conformes à la RT 2012.

 

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Dallage sans joint

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Le mode de sprincklage NFPA permet de stocker à grande hauteur sans contrainte de rackage. Poteaux béton poutre /pannes en lamellé-collé

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Pourquoi faire appel à une entreprise de BTP responsable ?

Si beaucoup d’entreprises revendiquent une implication dans le développement durable, rares sont celles qui évaluent leur niveau de performance, notamment dans le BTP où elles se comptent sur les doigts d’une main. Atréal, une société de BTP des Bouches du Rhône, vient d’obtenir le label Lucie (label RSE) avec le niveau « Maturité » (3 sur une échelle de 4). Karine Boisdon, gérante de la société, revient sur ses actions responsables et sur les résultats obtenus.

Quels sont les grands enjeux de votre métier ?

Le prix est plus que jamais au centre des décisions. L’enjeu majeur pour une entreprise engagée dans la RSE est de réaliser des ouvrages de qualité tout en maîtrisant les coûts, liés notamment à la règlementation environnementale et sociale de plus en plus exigeante. A titre d’exemple, le traitement des déchets pèse 2,5 % de notre chiffre d’affaires et augmente de facto la facture finale. L’autre enjeu important se situe sur le recrutement et la fidélisation de collaborateurs dans un métier peu attractif en termes de vocations.

Comment Atréal attire et stabilise son effectif ?

Nous misons prioritairement sur les compétences des collaborateurs avec un plan de formation très ambitieux. Nous développons et mettons à jour les compétences sur les nouveaux matériaux, les techniques de mise en œuvre, la sécurité, avec un objectif de polyvalence des postes. Ces compétences sont évaluées à travers des entretiens basés sur des QCM (Atréal a été pilote pour la mise au point de « BTP QCM » proposé par notre OPCA) et chaque collaborateur peut ensuite bénéficier de formations pour progresser. Témoin de cet engagement fort, notre budget formation avoisine 7,5 % de notre masse salariale.
Par ailleurs, nous jouons la carte de l’insertion professionnelle sans discrimination (jeunes, séniors, publics en difficulté). Notre objectif premier est d’intégrer de nouveaux collaborateurs dans l’entreprise, c’est pourquoi nous mettons en place le tutorat avec un responsable expérimenté.

Quelles sont vos actions environnementales ?

Notre démarche environnementale repose sur le cycle de vie de notre prestation :

  1. En amont, nous menons une veille sur les matériaux et les techniques qui ont le plus faible impact environnemental.
  2. Sur les chantiers : les collaborateurs sont sensibilisés à l’environnement, la signalétique pour les déchets a été retravaillée pour que le tri soit plus explicite et enfin nous avons équipé nos engins de bacs collecteurs à utiliser en cas de fuite. Nous travaillons dans le cadre des chantiers verts mais ce référentiel est rarement demandé par nos clients.
  3. En fin de vie, la gestion des déchets est assurée par des filières règlementées et nous restituons sur demande à nos clients tous les bordereaux. Un gage de traçabilité indispensable selon nous mais insuffisamment réclamé et contrôlé.

 

Quels sont les bénéfices pour vos clients ?

Les résultats de notre démarche RSE portent en premier lieu sur la qualité de nos ouvrages. En témoigne un taux de sinistralité quasi nul (0,08 %) sur les 10 dernières années et une certification iso 9001 Maitrise de la Qualité. Cette qualité est délivrée dans des délais maîtrisés : nous nous engageons systématiquement sur nos plannings de réalisation. Enfin, nos clients peuvent compter sur notre transparence, à travers des devis très détaillés et sur la traçabilité des déchets.

Qualité, délais, transparence et bien sûr loyauté des pratiques sont les engagements que nous tenons grâce à un effectif bien formé et motivé.
Au-delà de nos clients et collaborateurs, bien d’autres parties prenantes tirent des bénéfices de notre responsabilité : notre territoire à travers l’emploi que nous créons et l’environnement que nous préservons, les centres de formation, les syndicats professionnels, notre assureur etc.

En savoir plus : atreal-btp.com

Comment réduire les nuisances d’un chantier ?

Les chantiers génèrent par nature des nuisances : des déchets, du bruit, des embouteillages, etc. De quoi attiser les tensions avec les riverains et les autres parties prenantes du territoire. Pour faire face à cet enjeu, l’association Ea éco-entreprises a recensé les pratiques vertueuses sur la conduite de chantiers. Le résultat de la démarche : « le chantier vert ».

Les objectifs du chantier vert

  1. Réduire les impacts du chantier sur les parties prenantes directes : le personnel du chantier, les riverains, les occupants dans le cas de réhabilitation, les usagers de la voie publique. Les nuisances à limiter sont le bruit, les salissures, les circulations, les stationnements, etc.
  2. Limiter l’atteinte à l’environnement et à l’Homme de manière globale : préservation des ressources naturelles et réduction des déchets et pollutions induites.

Une méthode portée sur 3 cibles

Un chantier vert se focalise sur 3 cibles à optimiser :
– les flux entrants : engins et matériels utilisés sur le chantier, matériaux et produits mis en œuvre…
– le chantier lui-même : techniques employées, gestion des déchets…
– les flux sortants : déchets évacués, nuisances générées vis-à vis des riverains…
Vous trouverez les étapes complètes de déploiement d’un chantier vert en cliquant ici.

Exemples de pratiques mises en œuvre

1 Limiter les nuisances sonores pour les riverains

  •     Enquête préalable pour définir leurs préoccupations et leurs horaires d’occupation.
  •     Communiquer avec les riverains en amont du démarrage et tout au long du chantier.
  •     Etude préalable de bruit dans la zone.
  •     Décaler les horaires afin de regrouper des travaux les plus bruyants.(Multiplier les engins ne multiplie pas le bruit !) et planifier les livraisons les plus importantes.
  •     Utilisation de grillage ou palissade avec jours afin de mieux visualiser l’avancée des travaux.

 

2 Respect du site  et limitation de la pollution

  •     Choix de produits moins nocifs. (Huiles végétales , Huiles).
  •     Gestion des fluides polluants (bac de rétention, mode d’utilisation adapté,…) (Huiles)
  •     Utilisation de fiche de suivi pour les produits dangereux.
  •     Utilisation d’huile de décoffrage végétale ou de banches en résine.
  •     Former et inciter le personnel à respecter les zones de rétention, de lavage, (Eaux usées)
  •     Voie d’accès et plan d’installation de chantier respectueux du site
  •     Limitation des poussières (arrosage, planning des travaux, limiter certaines découpes sur le site, )
  •     Organiser un nettoyage hebdomadaire voire journalier du site (aire de nettoyage, nettoyage des roues de camion, …) (Propreté)(Propreté)
  •      Evaluation et suivi des différentes consommations de chantier : (cf documents « Estimation des déchets produits », « Calcul du coût des déchets avec ou sans tri » et « Répartition du tonnage, du volume et des coûts de gestion des déchets »)
  •     Délimitation de zones de stockage

 

3 Gestion des déchets

  •     Limitation à la source de la production des déchets (boîtes de réservation, aciers en attente).
  •     Étude de « marque retour » (palettes, emballages, brûlage).
  •     Favoriser le calepinage des éléments de construction.
  •     Etude préalable de la quantité par type de déchets.
  •     Tri sélectif des déchets (tri sur place, tri délocalisé, tri sous-traité,…) (élimination contrôlée).
  •     Recherche de filières de valorisation (Transport des déchets)
  •     Former et inciter le personnel à respecter le tri des déchets et les zones de stockage spécifiques.
  •     Recherche de modes opératoires plus adaptés.

Retrouvez l’intégralité de ces actions, plus détaillées avec les documents règlementaires, sur le site chantiervert.fr

Les chantiers verts visent à renforcer les démarches RSE ou environnementales des maitres d’ouvrages. La foncière BARJANE, certifiée iso 14001, forme ses équipes au chantier vert et déploie ces chantiers avec des méthodes avoisinantes, notamment sur le chantier de la nouvelle plateforme logistique à St Charles.

Parc des Bréguières : responsable et attractif

BARJANE a trouvé la formule gagnante pour rendre visible et attractif le parc d’activités des Bréguières : un foncier stratégique abondé par une démarche responsable en progrès continu. Le résultat est sans appel : des efforts sociétaux récompensés aux Trophées RSE PACA et l’implantation d’une nouvelle plateforme logistique pour le compte de Carrefour. Retour sur cette dynamique durable.

La RSE en amélioration continue

Depuis 2010, BARJANE gère le parc d’activités des Bréguières avec une approche responsable ambitieuse, comme en témoignait Hasna Berkia Guez, directrice Qualité et Développement Durable du groupe BARJANE, dans un précédent article. Cette démarche repose sur les progrès continus menés sur les volets environnementaux et sociaux : système de management environnemental certifié Iso 14001, bâtiments à faibles impacts environnementaux (HQE, BBC), chantiers verts, soutien de la biodiversité (plantation de 1 200 arbres et 11 000 arbustes d’essences locales en cours), offre étoffée de transports collectifs, aménagement de voies de circulation pour les vélos, raccordement ferré, création d’emplois (600 en 2013, 1000 à terme), partenariat avec les associations d’insertion locales, pôle de vie avec de multiples services, accueil des écoles, etc.

Un parc attractif

Le ballet des engins mécaniques a repris sur le parc des Bréguières depuis cet été avec la construction d’une nouvelle plateforme logistique de 42.000 m², portant l’offre totale à 236 000 m² avec un taux d’occupation d’environ 60%. Ce bâtiment, hébergé par Carrefour, sera double face (adapté au cross-docking) avec une centaine de portes à quai et disposant d’un parking pour les poids lourds intégré et d’un embranchement fer à terme. La plateforme, certifiée Iso 14001 et BREEAM, pourra disposer d’une centrale photovoltaïque si le dossier transmis auprès de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) est retenu.
Enfin, un autre bâtiment de 2.500 m² est également en chantier pour le compte d’Eurotranspharma (transport de produits pharmaceutiques) avec une livraison début 2014.

Retrouvez toutes ces « bonnes pratiques » via le blog de BARJANE  ainsi que les communiqués de presse

HQE®, BBC, recyclage : l’environnement choyé pour l’entrepôt d’Argan

Argan confirme son engagement pour le développement durable avec la livraison d’un bâtiment respectueux de l’environnement. Cet entrepôt, implanté sur un ancien site industriel à Trappes, est exploité par Auchan.

Performance énergétique

La plateforme de 52.217 m2 est composée de 8 cellules dont les 3 premières ont été livrées en octobre. Les 5 cellules restantes sont prévues pour début 2013. Le bâtiment, sur-isolé et doté d’un système de chauffage performant, vise la certification HQE (et des bureaux BBC).

Valorisation des déchets

La reconversion d’un site industriel génère une quantité importante de déchets liés à la démolition des installations vétustes et à la dépollution (sols, chantier). Dans le cas de ce projet, les déchets ont été limités par la valorisation des aciers (charpente) et par l’utilisation du béton (après concassage) pour les remblais.

Sans oublier le confort des utilisateurs

Enfin, les toits des locaux techniques accolés aux bureaux ont été en partie végétalisés et aménagés en « espace de détente ». Les collaborateurs pourront utiliser ces espaces pendant les beaux jours pour prendre leur déjeuner en terrasse !

Crédit Photo : SAGL

Bâtiments HQE : le point sur leurs performances

L’association HQE a publié en mars dernier un bilan de la performance des bâtiments HQE en France. Ce bilan a été établi sur un retour d’expériences de 74 bâtiments, dont 14 dédiés à l’activité tertiaire. Bien que nous n’ayons pas de données directement liées aux plateformes logistiques, certains résultats méritent notre attention, ne serait-ce que pour valider s’ils sont pertinents dans le cadre des entrepôts.

HQE Performance 2011 dresse un bilan sur 3 grands thèmes : énergie – environnement, économie, santé – confort. Ci-dessous les points qui ont retenu notre attention :

  • Pour un même bâtiment, réduire la durée de vie de 100 a 50 ans, n’augmente que marginalement (entre 5 % et 10 %) les consommations d’énergie primaire,
  • Dans un bâtiment de bureaux basse consommation, les usages “réglementés” (le chauffage, les auxiliaires, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et la climatisation) représentent seulement 24 % de l’énergie primaire totale,
  • Prévoir une gestion technique centralisée des consommations et assurer un suivi régulier,
  • Les produits et équipements de construction pèsent au moins pour la moitié des émissions de Gaz à Effet de Serre,
  • Les bétons utilisant du ciment à taux réduits en CO2 ont un impact significatif sur les émissions de CO2 pour l’infrastructure et la superstructure du bâtiment,
  • Les produits de construction représentent au moins 70 % de la production de déchets inertes du bâtiment,
  • Environ 80 % des déchets dangereux du bâtiment sont liés au traitement des rejets d’eaux usées.

Des retours d’expériences et des pistes d’amélioration illustrent ces éléments.

Retrouvez le document complet Performance HQE en cliquant ici

Comment valoriser un bâtiment certifié ?

Si encore quelques promoteurs hésitent à réaliser des bâtiments éco performants et à les faire certifier, voilà un exemple qui pourra les motiver. Patagonia, marque mondialement reconnue pour son engagement responsable, détaille par le menu (par le cycle de vie devrait-on dire) l’ensemble de ses actions durables réalisées. Parmi elles, on peut lire les efforts menés sur son centre à Réno, aux Etats Unis, certifié LEED (niveau gold).

A travers les atouts du bâtiment, Patagonia met davantage en valeur l’aspect pédagogique que l’innovation et rend accessible sa réflexion au plus grand nombre.

Sur le bâtiment étudié (15900 m2), les points clés valorisés sont les suivants :

  • Eau : traitement et récupération des eaux de pluie, optimisation des quantités d’eau utilisées (réduction)
  • Intégration paysagère et végétalisation avec des espèces locales
  • Optimisation énergétique, avec maximisation de l’éclairage naturel par exemple
  • Gestion centralisée de l’eau et de l’énergie avec « monitoring »
  • Réduction des déchets de construction
  • Matériaux : utilisation de matériaux locaux ou recyclés et du bois issus de forêts certifiées
  • Compensation carbone
  • Utilisation de détergents biodégradables et encouragement de modes de transports doux (avec équipements à la clé).

 

A l’heure où les grandes entreprises travaillent leur positionnement responsable, les solutions immobilières logistiques vertes constituent des preuves supplémentaires de leur engagement.

Pour plus de détails sur les atouts du bâtiment, ou sur la norme LEED revisitée par Patagonia : cliquer ici

Certivéa innove avec un référentiel enrichi et un affichage gradué

La concurrence féroce entre les labels environnementaux des bâtiments pousse les acteurs à innover. Certivéa propose en cette rentrée 2011 deux innovations pour rester parmi les opérateurs référents : un référentiel bâtiments tertiaires remodelé et plus complet ainsi qu’un passeport HQE.

Un référentiel « Nouvelle génération »

Le nouveau millésime de référentiel de certification pour la construction des bâtiments tertiaires a été conçu pour répondre à deux attentes du marché :
–    La simplification. A présent, un seul et même référentiel « générique » s’applique à tout type de bâtiment non résidentiel.
–   L’internationalisation. Pour contrer les critiques d’un outil trop franco français, le nouveau référentiel devient compatible avec les exigences de la norme EN TC 350 (cf. Certivéa) et avec les indicateurs internationaux portés par la Sustainable Building Alliance (www.sballiance.org). Certivéa affiche également la volonté de suivre les évolutions règlementaires nationales et internationales en matière d’énergie, d’environnement, de santé et de confort. Enfin, pour être certifié, un bâtiment devra atteindre à minima le niveau BBC sur l’énergie.
Pour en savoir plus sur ce nouveau millésime, voir le communiqué de presse

Le nouvel affichage environnemental HQE

Nous l’avions évoqué lors d’un précédent article (voir le billet du 21 juillet), la certification HQE ne permettait pas de rendre visible les différents niveaux de performance d’un bâtiment certifié, contrairement à la certification BREEAM. L’association HQE et Certivéa viennent de corriger cette lacune en proposant le Passeport Bâtiment Durable.
L’objectif est de présenter les performances des bâtiments sur 4 grands thèmes (l’énergie, l’environnement, le confort, la santé) avec une échelle de 4 étoiles. Le nombre d’étoiles est ensuite agrégé pour calculer l’évaluation globale du bâtiment sur 4 niveaux (bon, très bon, excellent, exceptionnel). On se rapproche donc fortement de l’évaluation BREEAM.
Plus de détails sur les modalités de calculs de l’évaluation, voir le dossier Certivéa. Pour connaître les premiers bâtiments détenteurs du passeport, voir l’article sur cleantechrepublic.

Ces évolutions vous semblent-elles convaincantes ? Sont-elles suffisantes pour que vous puissiez arbitrer en faveur de l’HQE sur des projets internationaux ? Faîtes-nous part de vos avis et commentaires.

Sélection d’innovations pour un bâtiment intelligent

Le site Internet Cleantech Republic recense les innovations technologiques « propres ». Si la production d’énergie alternative est régulièrement au cœur des nouveautés, le secteur du bâtiment n’est pas en reste.
Découverte des dernières solutions innovantes repérées lors d’une journée dédiée au bâtiment intelligent.

La triple certification environnementale des bâtiments

Alors que l’offre de certification environnementale se focalise sur 3 principaux acteurs (HQE, BREEAM et LEED), le cabinet d’ingénierie Sinteo propose la triple certification. Ce cabinet propose en outre la mesure de l’énergie « grise » nécessaire à la construction d’un bâtiment.  www.sinteo.fr

Anticiper les besoins d’énergie en intégrant la météo

Les bâtiments intelligents ont recours à la gestion pilotée du chauffage. La jeune start-up Effigénie propose une solution logicielle qui permet d’intégrer les prévisions météo au système de gestion. Des variations climatiques anticipées permettent de mieux gérer la température du bâtiment. Une promesse d’efficacité énergétique de 20%. www.effigenie.com

Connaître la consommation d’énergie dès l’esquisse

Les logiciels de conception de bâtiments s’enrichissent de fonctions de calcul d’impact énergétique. Sylvain Marie, d’Archiwizard, a présenté son logiciel de simulation thermique 3D adapté à la RT 2012 et assure pouvoir évaluer l’impact énergétique dès l’esquisse. www.archiwizard.fr

L’impact environnemental des matériaux

Afin de faciliter le calcul de l’impact environnemental global d’un bâtiment, les producteurs de matériaux apportent leur pierre à l’édifice. Par exemple, Lafarge travaille sur l’impact CO2 de leurs produits. Ces données fiables, selon Alain Birault (directeur de la prospective construction durable) implémentent l’outil « Bilan Carbone » de l’Ademe. Suite à ces calculs d’impact, L’Ademe a réajusté l’impact CO2 du béton à la baisse, et même fortement (divisé par 4). A ce sujet, selon une étude Ademe / CSTB pour une maison individuelle, l’impact en Kg de CO2 / m2 construit est de 140 Kg pour le bois, 150 Kg pour le bloc béton comme la brique. Voir l’interview.

Pour voir toutes les interviews et les autres thèmes de la journée : voir webTV Théma bâtiments intelligents

Les spécificités de la logistique urbaine japonaise

Hôtel logistique (Japon)De retour du Japon, Christophe Ripert, Directeur Etudes et Prospective chez Sogaris, revient pour blog-durable sur les points marquants liés à la logistique urbaine.

Quelles sont les contraintes de l’immobilier logistique urbain nippon?

La première spécificité du Japon repose sur une forte population concentrée sur une petite superficie. Il en découle une très forte densité d’habitants dans de grandes agglomérations côtières :  Tokyo, par exemple, abrite plus de 35 millions d’âmes.
Cette concentration de population se traduit par un prix foncier très élevé, qui représente environ 80 % du coût global d’un projet, contre seulement 20 % pour le prix du bâtiment. L’optimisation du foncier est donc un vrai défi.
L’autre différence importante par rapport à la France est liée au mode de vie et de consommation : le commerce sur Internet comme les échanges de biens entre particuliers sont extrêmement développés, tout comme l’utilisation régulière du transport de bagages (vers l’aéroport ou intra territoire). Les flux représentent des volumes considérables.
Et pour finir, les agglomérations mixent une grande diversité d’activités : les zones industrielles côtoient des espaces tertiaires et des habitations. A la clé, l’urbanisation doit être harmonieuse et répondre aux attentes des différentes parties prenantes.

Comment l’immobilier logistique répond-il à ces contraintes ?

On distingue deux types d’entrepôts : les grandes unités dans les zones périphériques qui sont vraiment spécifiques et les petites cellules « de transfert » (500 à 3000 m2) dans les quartiers qui ressemblent davantage à celles que nous avons en France.
Les bâtiments de grande envergure sont des hôtels logistiques. Celui que j’ai eu l’occasion de visiter sur Osaka était sur 6 niveaux avec deux rampes d’accès. Ce bâtiment inclut des zones de stockage de 5 mètres de haut, des voies de circulation de véhicules, des bureaux et des espaces de vie mutualisés comme le restaurant. Ce type de bâtiment est visuellement très épuré de l’extérieur et jouit d’une très bonne intégration urbaine parmi un musée, un centre commercial et un hôtel. Cette intégration est rendue possible grâce à des règles d’urbanisation assez souples (plus qu’en France) mais aussi par des règles d’exploitation très strictes : encadrement des itinéraires, vitesse des camions limitée à 15 km / h, revêtement de voies absorbant les bruits.

A propos des transports, quelles sont les réponses aux défis logistiques urbains ?

D’abord l’offre de petits véhicules électriques est très importante. Ensuite, on a découvert des véhicules très ingénieux avec des systèmes de « caisse de chargement » de différents volumes, avec des parois montantes (voir ci-contre). Autre exemple, les véhicules desservant les distributeurs automatiques de boissons disposent également d’un espace pour récolter les déchets.

Quels autres exemples de bonne pratique pourriez-vous citer ?

Dans la messagerie, un réseau très dense a été bâtit par l’entreprise YAMATO autour des « convenient stores » 7-Eleven*. A la clé, un maillage de 12.000 points relais qui permettent aux japonais de déposer ou de retirer un colis n’importe où au Japon.
Pour les livraisons dans un quartier commerçant (Motomachi à Yokohama) ou un centre d’affaires (Shinjuku à Tokyo) où se concentre un très grand nombre d’acteurs économiques, la mise en place de centre de consolidation illustre l’intérêt d’associer les parties prenantes à la construction d’un système performant. L’originalité repose sur la participation active des associations de commerçants, de riverains et de transporteurs : ce sont elles qui ont porté ces projets.

Une transposition de ces solutions est-elle envisageable en France ?

Nous avions en France des bâtiments logistiques à étages, mais nous les détruisons car ils sont à présent trop vétustes. On voit aussi que sur les petites cellules de quartier, nos modèles se rapprochent. Mais par ailleurs, nos modes de vie et de comportement sont trop différents pour que nous puissions appliquer de manière unilatérale les solutions japonaises. Ce voyage est donc surtout une occasion de comprendre les défis extrêmes de la logistique urbaine et de puiser des bonnes idées à adapter.

Avez-vous noté une autre particularité nippone ?

L’impression d’une fluidité de la circulation au Japon m’a frappé. Cette sensation éprouvée à plusieurs reprises est assez étonnante pour des villes qui comptent un nombre de véhicules phénoménal.


* NDLR : 7-eleven, sorte d’épiceries ouvertes de 7 heures le matin à 11 heures le soir