Rubrique : Conception

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L’enregistrement : procédure simplifiée, délais raccourcis

Afilog organisait le 29 septembre dernier un colloque sur le Régime d’enregistrement appliqué à la logistique. SAGL était présent et dresse en quelques lignes ce qu’il faut en retenir.

Un nouveau régime de classement ICPE vient de voir le jour : L’ENREGISTREMENT, intermédiaire entre le régime de DECLARATION et d’AUTORISATION. Sept rubriques de la Nomenclature des ICPE sont aujourd’hui concernées, dont les plus couramment utilisées en bâtiment entrepôts, les 1510, 1511, 1530, 2662 et 2663, bien connues des logisticiens. D’autres rubriques à l’étude verront le jour prochainement sous ce nouveau régime.

L’objectif affiché est de simplifier la procédure par rapport au régime d’Autorisation. Il devrait concerner 90 % des futurs projets d’entrepôts logistiques et permettre ainsi aux inspecteurs d’augmenter leur fréquence de visite de contrôle des sites en exploitation.

Ce nouveau régime, outre qu’il devrait réduire le délai d’instruction (environ 5 mois au lieu des 12 / 15 mois courant), réduit le délai de recours contentieux. Il impose l’utilisation de FLUMILOG pour déterminer les distances de flux thermiques, modèle de calcul qui pourrait s’imposer à l’avenir en AUTORISATION.

Cette procédure permet aussi de déposer conjointement sur un même projet plusieurs demandes d’ENREGISTREMENT (et DECLARATIONS) indépendantes les unes des autres. Il permet aussi une « montée en puissance » d’un site d’ENREGISTREMENT vers l’AUTORISATION planifié dans le temps.

Néanmoins un risque subsiste, même si, en principe, encadré, du BASCULEMENT du régime d’ENREGISTREMENT vers l’AUTORISATION, d’un dossier en cours d’instruction, avec pour conséquence principale une augmentation du délai d’instruction susceptible d’invalider la faisabilité d’un projet.

Pour lire le point de vue d’autres intervenants présents lors de ce colloque : voir l’article Business Immo

Thierry Griveaux

Immobilier logistique : la certification HQE indispensable ?

SUPPLY CHAIN MAGAZINE de septembre dernier a consacré un dossier complet sur la certification HQE des bâtiments logistiques. L’article dresse un état des lieux de la certification et donne la parole aux parties prenantes (architectes, Afilog, promoteurs, etc.).

Prime au label local

Parmi les pléthoriques labels environnementaux français (BBC) et étrangers (LEED, BREEAM, etc.), la certification HQE semble s’imposer en France sur les bâtiments logistiques. S’il existe une initiative pour rapprocher les indices des référentiels internationaux, elle ne semble pas déboucher sur une certification universelle.

HQE amenée à évoluer

Les attentes d’évolution de l’HQE portent principalement sur la création d’un référentiel « exploitation » spécifique à la logistique, et dans une moindre mesure à la retouche de certaines exigences. Des lacunes sont aussi montrées du doigt : lourdeur administrative, surcoût de la construction (de 2 à 10%), coût de certification, ROI peu probant à court et moyen terme en fonction des cibles. Des points faibles qui constituent de véritables freins pour certains qui préfèrent intégrer leur bâtiment dans leur démarche RSE.

HQE incontournable à terme

La certification HQE offre des avantages : au-delà de l’aspect marketing, elle permet d’orienter les efforts d’économies d’énergies. Surtout, lorsque la démarche est prise très en amont, le surcoût demeure très faible pour des résultats à priori intéressants. La certification HQE préparerait également les bâtiments aux contraintes réglementaires qui risquent de s’intensifier à l’avenir.
C’est pourquoi certains voient cette certification devenir un standard à moyen terme, garante d’un bâtiment économe et valorisable aussi bien au niveau patrimonial que dans une future comptabilité CO2.

Lire l’article complet : Supply Chain Magazine N°47

Philippe Gallois

Bâtiments logistiques et empreinte carbone

Dans la famille des indices propres au secteur du bâtiment, un petit nouveau tente de se faire une place: l’empreinte carbone. Alors que l’indice du Kwh/m2/an a été largement porté par les différentes réglementations thermiques et autre Grenelle de l’environnement, l’empreinte carbone arrive un peu comme un OVNI. Qu’est-ce que l’empreinte carbone? comment se calcule-t-elle ? Pourquoi s’y intéresser (ou s’en désintéresser !) ? éléments de réponse.

Unité de mesure

Nous le savons tous à présent, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement climatique. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) est de loin le plus important (75%) devant le méthane (env. 15%) et autres oxyde nitreux et gaz fluorés. Il est donc devenu primordial, pour lutter contre le changement climatique, d’évaluer les sources et les volumes de CO2 émis. A la clé, la création de solutions de réduction des émissions et une « valorisation » du prix du carbone qui donne lieu à des taxes, avec le principe du pollueur, payeur.
En somme, l’empreinte carbone est une unité de mesure « environnementale ».

Calcul des émissions de CO2

Les émissions de CO2 sont principalement issues de la consommation d’énergie fossile (pétrole, gaz, électricité (centrales à charbon)). L’énergie est partout : production, « intrants » (à savoir les matières premières, qui nécessitent elles aussi de l’énergie pour être produites), fret / déplacements, déchets, immobilisations…
Pour évaluer l’empreinte carbone (CO2), des outils de calcul existent comme le bilan carbone de l’Ademe. Récemment, la société Verteego a créé un outil d’évaluation dédié au secteur de la construction : il passe en revue le chantier, les transports, les déchets, les matériaux utilisés dans le bâtiment, etc. (démo possible gratuitement : voir Verteego construction).

Pourquoi s’en servir ?

Les entreprises ont recours au calcul des émissions de CO2 principalement pour être conformes aux réglementations, pour l’utilisation en termes de marketing (image) et enfin comme outil de réduction des coûts. A titre d’exemple, la communication sur le dernier centre logistique de ROYE utilise l’indicateur CO2. Ce bâtiment HQE construit par GSE et loué à L’Oréal permet selon le constructeur de diviser par 10 les émissions de CO2. Est-ce Parlant ? Les acteurs du bâtiment comprendront parfaitement que le bâtiment est BBC et consomme entre 60 et 70 Kwh/m2/an.
Qu’apporte l’indice carbone de plus ? C’est un indice qui va consolider toutes les émissions de CO2 liées à un entrepôt et à son cycle de vie : énergie, construction, exploitation, transports. A titre d’exemple, pour l’entrepôt de Roye, l’énergie utilisée pour le chauffage n’est pas l’électricité ou le gaz mais le bois (énergie renouvelable et « piège à carbone ») produit localement. L’impact environnemental est donc moindre. Autre exemple, ce nouvel entrepôt remplace 4 bâtiments dispersés : des économies en termes de transports et d’exploitation des bâtiments est calculée.

CO2 ou pas ?

L’indice CO2 permet d’avoir une vision globale d’une activité et notamment des postes les plus consommateurs d’énergie : ce qui est utile pour prioriser les actions de réductions.
Les grands groupes ou certaines collectivités ont des objectifs de réduction de CO2. Proposer un projet complété d’une estimation carbone est un critère qualitatif supplémentaire. De là à faire gagner des contrats, c’est un pas que seuls les marchands d’outils d’évaluation de CO2 franchissent…
On pourra rappeler qu’en France tout comme au niveau international, le débat autour du carbone est loin d’être consensuel. Comptabilité carbone, quotas, étiquetage, les règlementations et les outils se mettent en place doucement tant les intérêts sont opposés et les lobbies puissants. Se familiariser avec l’indice est un premier niveau, investir sur le calcul du carbone dépendra de votre vision et des opportunités de votre marché. Un sujet à aborder avec vos clients, pour avancer avec eux ?

Voir le communiqué de presse d’Argan

Plus de détail sur l’inauguration de l’entrepôt avec des éléments chiffrés sur le CO2

Les collaborateurs plus productifs dans un bâtiment durable

L’Université du Michigan s’est penchée sur les impacts des bâtiments « verts » sur les collaborateurs. L’étude porte sur 2 sites différents, où les collaborateurs ont déménagé d’un bâtiment traditionnel pour un bâtiment certifié LEED (équivalent HQE).
Les chercheurs ont ainsi découvert que la productivité était en hausse dans le bâtiment LEED, tout comme le bien-être des collaborateurs.
Les étudiants – chercheurs indiquent poursuivre leur étude. Y-a-t-il des sites français prêts pour l’expérience ou des témoignages ?

Pour voir la news et accéder à l’étude (payante), cliquer ici

Comment communiquer sur le lancement d’un entrepôt ?

La construction d’un nouveau bâtiment est une occasion de communiquer pour valoriser son savoir-faire mais également celui de ses partenaires. Dans la palette des outils de communication, la création d’un site dédié au bâtiment offre de nombreux avantages. Coup de projecteur sur les outils d’Elcimaï et de Gazeley.

Elcimaï et l’entrepôt Wicona

L’initiative d’Elcimaï pour le projet Wicona est intéressante. Le site elcimaipourwicona.fr présente certaines étapes du chantier avec des illustrations photos et vidéos. De plus, des interviews de partenaires viennent enrichir la description du projet, ce qui est plutôt novateur. Enfin, le site centralise l’actualité du projet ainsi que l’activité presse.

Gazeley et le GPark Blue planet

Gazeley a livré en décembre 2008 (vallée du Chatterley, Angleterre) une plateforme répondant à des exigences environnementales très élevées : certification BREEAM avec un niveau Excellent (score de 82%) et Carbone Neutre.
L’implantation de ce bâtiment est également remarquable puisqu’elle a un objectif social élevé (création de 4000 emplois).
Pour valoriser ce projet (et le vendre), Gazeley a réalisé un site « promotionnel » : gpark-blueplanet.com. Le site présente les spécifications techniques (accompagnées de documentations), les objectifs environnementaux, les récompenses obtenues, avec de nombreuses illustrations. Le tout pour promouvoir ce concept de bâtiment « green ».

Aller plus loin

Ces deux initiatives sont assez différentes et complémentaires :

  • Elcimaï promeut un projet global avec la présentation de certaines étapes de chantier et l’ouverture aux partenaires,
  • Gazeley valorise davantage l’aspect technique et le résultat obtenu.

Un projet de construction orienté développement durable est une opportunité de se rapprocher de ses parties prenantes, d’être plus transparent sur les objectifs et sur les résultats afin de les traduire en «bonnes pratiques». Elcimaï et Gazeley ont proposé chacun leur voie. D’autres restent à explorer, en accentuant par exemple le volet collaboratif avec les partenaires. Un challenge passionnant à relever.

Un nouveau label pour la Haute Performance Energétique

Certivea a mis en place un nouveau dispositif permettant d’obtenir les labels règlementaires de haute performance énergétique en secteur tertiaire.

Ce dispositif, accrédité par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) et conventionné par le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, permet de valoriser la haute performance énergétique d’un bâtiment tertiaire avec le label NF Bâtiments Tertiaires associé à HPE. Il est également possible d’associer ce label avec la performance environnementale, sous la marque NF Bâtiments Tertiaires Démarche HQE avec son option
Label de Haute performance Énergétique.

En savoir plus sur le label HPE (fiche descriptive) ou sur www.certivea.fr

Un référentiel HQE «bâtiments en rénovation» adapté aux plateformes logistiques

Certivéa vient de mettre en ligne (rubrique documentation) la version finale du référentiel HQE « bâtiments en rénovation ». Les plateformes logistiques rénovées pourront à présent être certifiées avec cette nouvelle version du référentiel HQE. Ce référentiel concerne les bâtiments de plus de 5 ans et présente des exigences spécifiques au secteur de la logistique. La gestion de l’énergie reste une cible prioritaire.

Pour télécharger les documents sur le référentiel générique Rénovation Bâtiments Tertiaires applicable au 09/07/2010, cliquer ici

En bref : une voix française pour porter la construction et l’aménagement durables au niveau international

Les acteurs institutionnels de la construction et de l’aménagement durables* ont signé une Charte qui signe le démarrage effectif de l’activité de France GBC, le maillon français du réseau international World Green Building Council (World GBC). La mission de France GBC est de mobiliser l’ensemble du secteur de la construction pour la généralisation de la qualité environnementale des bâtiments en France et pour porter la position française à l’international dans ce domaine.
Voir le communiqué de presse

* l’Association EFFINERGIE, l’Association HQE, l’Association QUALITEL et ses filiales CERQUAL et CEQUAMI, l’Association RESOBAT, le CSTB et ses filiales CERTIVEA et CEQUAMI, le Groupe AFNOR et sa filiale AFNOR Certification et l’Institut Français pour la Performance Energétique du Bâtiment (IFPEB).