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Comparatif des certifications environnementales des bâtiments, et plus encore

Le rapport « Construction durable : panorama des solutions techniques », produit par l’agence de conseil en développement durable Utopies, recense un éventail de solutions à mettre en œuvre pour un bâtiment performant sur le plan environnemental.

Ce document aborde les grands enjeux du bâtiment à travers 7 thèmes : la qualité de l’air extérieur, l’empreinte carbone du bâtiment, les Energies Nouvelles et Renouvelables (ENR), la gestion des eaux de pluie, la gestion durable des espaces extérieurs, les toitures végétalisées et les certifications. Sur ce dernier thème, le rapport présente (pages 12-13) une analyse comparative de sept labels environnementaux : HQE, Breeam, Leed, Minergie Eco (Suisse), Green Star (Australie), Casbee (Japon), SBTool (Canada). Les critères du comparatif reprennent les types de cibles, les enjeux couverts et les spécificités des labels.

Plus globalement, le rapport propose une approche pédagogique et pragmatique de la construction durable, étayée par des retours d’expériences. Nous suivrons avec intérêt la mise à jour de ce rapport édité en 2009.

Pour lire le rapport complet : cliquer ici

Entrepôts à étages en Asie

Le Groupe Global Logistic Properties, basé à Singapour, développe en Chine et au Japon de nombreux bâtiments logistiques à étages. Le dernier projet, proche de Tokyo, sera lancé en septembre 2012 pour une livraison un an plus tard. Le promoteur annonce une disponibilité de 121.000 m2 répartis sur 5 étages pour un site qui compte 53.000 m2.

Ce bâtiment répond à des exigences antisismiques et contre les risques de marées. Enfin, cette plateforme logistique vise le niveau A de la certification environnementale « le CASBEE » (Comprehensive Assessment System for Build Environment Efficiency), la plus reconnue au Japon.

Pour voir le communiqué de presse : cliquer ici

D’autres entrepôts à étages, voir les études de cas

Comment valoriser un bâtiment certifié ?

Si encore quelques promoteurs hésitent à réaliser des bâtiments éco performants et à les faire certifier, voilà un exemple qui pourra les motiver. Patagonia, marque mondialement reconnue pour son engagement responsable, détaille par le menu (par le cycle de vie devrait-on dire) l’ensemble de ses actions durables réalisées. Parmi elles, on peut lire les efforts menés sur son centre à Réno, aux Etats Unis, certifié LEED (niveau gold).

A travers les atouts du bâtiment, Patagonia met davantage en valeur l’aspect pédagogique que l’innovation et rend accessible sa réflexion au plus grand nombre.

Sur le bâtiment étudié (15900 m2), les points clés valorisés sont les suivants :

  • Eau : traitement et récupération des eaux de pluie, optimisation des quantités d’eau utilisées (réduction)
  • Intégration paysagère et végétalisation avec des espèces locales
  • Optimisation énergétique, avec maximisation de l’éclairage naturel par exemple
  • Gestion centralisée de l’eau et de l’énergie avec « monitoring »
  • Réduction des déchets de construction
  • Matériaux : utilisation de matériaux locaux ou recyclés et du bois issus de forêts certifiées
  • Compensation carbone
  • Utilisation de détergents biodégradables et encouragement de modes de transports doux (avec équipements à la clé).

 

A l’heure où les grandes entreprises travaillent leur positionnement responsable, les solutions immobilières logistiques vertes constituent des preuves supplémentaires de leur engagement.

Pour plus de détails sur les atouts du bâtiment, ou sur la norme LEED revisitée par Patagonia : cliquer ici

L’innovation pour la construction durable recensée au niveau européen

Pour stimuler la construction de bâtiments plus performants écologiquement, les organisations européennes du bâtiment se mobilisent. Neuf partenaires (voir en bas de page) participent au premier portail européen dédié aux professionnels de la construction durable : Construction21.eu. Au total, 6 pays contribuent au lancement en 2012 et l’ensemble de l’Union Européenne devrait être représentée dans les 5 ans.

Cette plateforme collaborative a été conçue pour aider les professionnels à développer de nouvelles façons de construire et de rénover.
Professionnels de la logistique, mobilisez-vous : il n’y a pas encore de bâtiment référent en étude de cas !

 

Les partenaires du projet : Le Green Building Council (Allemagne et Roumanie), la Chambre de commerce et Fédération du Bâtiment (Italie), l’Ecole d’architecture (Lituanie), les organismes experts (Allemagne et Espagne) et l’IPEFB (France), avec le soutien de la Commission Européenne et le France Green Building Council.

Environnement, économie, social : les actions responsables de BARJANE

Le développement de BARJANE a été ponctué en 2011 par le Grand Prix du SIMI pour la plateforme MARLOG développée clef en main pour DAHER et Eurocopter et par le prix de l’innovation au SITL pour le parc d’activités des Bréguières. Acteur engagé et responsable, BARJANE déploie sur l’ensemble de ses projets la démarche durable mise en œuvre aux Bréguières. Revue des clés de succès avec Hasna Berkia Guez, Directrice Qualité et Développement Durable.

Quels sont les points remarquables et durables sur le volet économique de vos projets ?

La réussite d’un projet dépend bien sûr d’un choix foncier stratégique, avec un nœud routier, autoroutier et ferroviaire. A ce premier atout, nous apportons une conception novatrice avec la mutualisation d’un grand nombre d’équipements:  dessertes, parkings poids lourds et véhicules légers, réseaux incendie, bassins de rétention.

Cette mutualisation permet aux utilisateurs de se concentrer sur leur cœur de métier et de se reposer sur un professionnel pour leur problématique immobilière, mais bénéficie également au volet environnemental : moins d’équipements dépensés, intégration paysagère plus douce (bassins de rétention par bâtiment remplacés par des bassins de plus grande taille qui sont végétalisés, des noues végétalisées en remplacement des canalisations enterrées, et des bassins de pré-traitement des eaux pluviales plantés de rhizomes absorbants les hydrocarbures en lieu et place de séparateurs hydrocarbures manufacturés).

Pour le Parc des Bréguières, la mutualisation porte également sur l’entretien et la maintenance du Parc, avec une équipe (5 personnes) dédiée et présente sur site 7 jours sur 7 : un plus apprécié par les exploitants.

Enfin, dernier point important du volet économique de nos projets : la création d’emplois pour le territoire. En effet, le développement de nos parcs d’activités industriels et logistiques est pourvoyeur d’emploi. A titre d’exemple, sur le Parc des Bréguières, l’objectif de création de postes était de 1000 personnes et nous avons revu nos prévisions à 1500 emplois, ce qui nous réjouit.

A propos de social, quelles actions sont mises en œuvre ?

Notre volonté est d’apporter du confort et de « la vie » sur le parc. La qualité architecturale et paysagère du projet assure un cadre de travail agréable, l’engagement environnemental de la zone est valorisant pour les usagers, et des services sont mis à leur disposition pour faciliter la vie des employés : par exemple, sur le Parc des Bréguières, une crèche de 20 à 30 berceaux est à l’étude  ainsi qu’un restaurant inter entreprises.  Une banque, un bâtiment d’accueil pour les chauffeurs routiers et un bureau de poste ont été implantés. Par ailleurs, nous proposons une relation de proximité forte entre les exploitants et notre équipe avec des animations telles que des formations sur la prévention incendies avec les pompiers ou sur la sécurité routière avec les gendarmes.

La présence permanente de l’équipe de gestion du parc assure également, pour les entreprises et pour leurs salariés, une sécurité des biens et des personnes, mais également une réactivité immédiate de BARJANE en cas d’urgence (accident, feu, dégâts des eaux, pollution,…).

Une autre action peut être notée :
Le partenariat avec des associations locales pour l’emploi. A titre d’exemple, sur le Parc des Bréguières, qui est implanté dans le Var, nous avons noué un partenariat avec une association des retraités de l’armée afin d’aider les militaires à retrouver un emploi.

Vous avez une réelle sensibilité environnementale, marquée par la certification Iso 14001  de vos parcs.

Effectivement, le volet environnemental est pour nous majeur puisque l’impact de notre activité n’est pas négligeable. Outre la qualité architecturale et paysagère de nos projets, la surveillance rigoureuse sur nos rejets, nous portons également nos efforts sur la faune et la flore en travaillant avec des spécialistes avec des résultats probants : corridors écologiques, inventaire de la biodiversité et reproduction, préservation des arbres remarquables, réaménagement de zones de crues naturelles…

Nous avons par ailleurs mis en place une charte lumière appliquée à tous nos parcs : la « pollution lumineuse » s’en trouve limitée (réduction d’intensité la nuit, flux cantonnés à la zone intérieure).

La certification ISO 14001 offre un cadre de travail intéressant pour développer des projets qualitatifs, et nous avons décidé en 2012 de faire certifier tous les métiers de BARJANE : Aménageur, Développeur et Gestionnaire.

Une démarche durable n’épargne pas le dialogue avec les parties prenantes, comment le mettez-vous en œuvre ?

Ce dialogue est la clé de voûte d’un projet immobilier ! Nous menons très en amont un dialogue avec les collectivités locales, les maires, les associations de riverains, les associations environnementales, etc. Et tout au long du projet comme lors du chantier puis de l’exploitation du parc, des réunions sont menées une à deux fois par an pour écouter leurs attentes et ainsi progresser.

Logistique et développement durable : une réalité ?

Le Club Demeter associé à CPV viennent de livrer leur baromètre 2012 Environnement et Logistique. L’étude passe en revue l’engagement des membres du club dans le développement durable. Le panel est constitué majoritairement de prestataires et d’industriels, et dans une moindre mesure de distributeurs.

Des motivations et des actes

Pour le panel, les premières motivations d’engagement dans une démarche de développement durable sont la prise de conscience d’un devoir d’action (79%) et d’apporter une meilleure réponse aux clients (57%). Viennent ensuite les enjeux d’optimisation des coûts (18%) et d’image (11%), qui sont peu prioritaires sur le plan stratégique. Tout le contraire sur le plan opérationnel puisque les principaux projets durables pour 2012 sont les suivants : optimisation du transport pour les distributeurs (71%), gestion de l’énergie pour les prestataires (45%) et certification de la démarche (> 27%).

Durable = environnemental

Le questionnaire étudie les 3 dimensions du développement durable (économique, social, environnemental) et le dialogue avec les parties prenantes, mais on constate que la très grande majorité des actions réalisées concerne l’environnement : éco-conception, recyclage, réduction de CO2, gestion de l’eau, efficacité énergétique, tri des déchets. La dimension sociale / sociétale reste timidement mise en œuvre alors que le volet économique reste en filigrane de toutes les actions.

A propos du dialogue avec les parties prenantes, il se focalise sur les partenaires directs, à savoir les concurrents principalement. Dans le domaine de l’immobilier, on voit que les partenaires sont amenés à travailler davantage ensemble : promoteur, architectes et cabinets d’ingénierie, collectivité territoriales, etc.

Mesure de la performance

Là encore, les principaux indicateurs portent sur l’environnement : émissions de CO2, impact environnemental, eau, etc. Mais les entreprises éprouvent des difficultés à mesurer leur performance : manque de référentiel, complexité des indicateurs actuels. Enfin, les indicateurs économiques et sociaux sont faiblement relevés.

Le coût du développement durable

L’étude vient tordre le cou à une idée reçue qu’une démarche durable est chère puisque plus des 3/4 des personnes interrogées estiment que leurs projets « responsables » génèrent de faibles surcoûts voire aucun surcoût.

Conclusion

Cette étude montre que les entreprises s’engagent dans le développement durable mais qu’elles ont des difficultés à le mettre en œuvre sur toutes les dimensions. Elles privilégient les actions environnementales, qui se traduisent par une meilleure performance économique.
Pour les aider à mieux structurer leurs actions, le référentiel Iso 26000 peut être utilisé comme un guide. Nous présentons ci-dessous les grands thèmes (questions centrales) que doivent aborder les entreprises pour exercer leur Responsabilité Sociétale de manière globale et cohérente. Et pour voir les outils de diagnostic gratuits et les grandes lignes de l’iso 26000, cliquer ici.

Voir le détail de l’étude : cliquer ici

source Afnor

Une plateforme logistique « supergreen » à Chicago

Comment un bâtiment logistique peut acquérir un niveau platinum avec le référentiel LEED ? Avec des équipements d’efficacité environnementale pléthoriques ! Découverte outre atlantique, à Chicago, d’un bâtiment logistique innovant.


Le distributeur de produits frais Testa a voulu se doter d’un entrepôt résolument « vert » pour accompagner sa stratégie durable, ancrée sur des approvisionnements de produits locaux. Le bâtiment cumule les équipements permettant de limiter son empreinte environnementale :

  • Eolienne d’une puissance de 750kW
  • Panneaux solaires, pour la recharge des véhicules électriques
  • Eclairage LED
  • Chauffe-eau solaire
  • Toiture végétalisée sur un peu plus de 4000 m2
  • Récupération des eaux de pluie

 

 

Voir plus de photos et un complément sur le projet : cliquer ici

Crédit Photo : Epstein

L’Espace Logistique Urbain (ELU) a de l’avenir

Comment apporter davantage d’efficience et d’écologie dans le dernier km ? Avec l’Espace Logistique Urbain (ELU) par exemple.
Un projet d’ELU est actuellement à l’étude à Paris. Objectif : réhabiliter un parc de stationnement en espace logistique. Retour sur les détails de ce projet de réhabilitation initié et porté par Sogaris.

Les grandes lignes du projet

Le site étudié pour l’implantation d’un nouvel espace logistique se trouve sous la dalle Beaugrenelle, dans le XVème arrondissement de Paris. Il s’agit de transformer deux niveaux de parking en un centre de fret (zone logistique et bureaux). L’ensemble a pour vocation d’accueillir des plis et colis de façon massifiée une fois par jour, et de les redistribuer le jour même à proximité avec des véhicules propres (flotte de véhicules tous électriques à terme). Après leur tournée de livraison, les véhicules reviennent stationner dans l’ELU, où leur batterie pourra être rechargée le cas échéant.

Les défis architecturaux

La réhabilitation dans un secteur sauvegardé est toujours un défi. Les contraintes liées à l’architecture des années soixante (visée par un Architecte des Bâtiments de France) ont donc été respectées. En outre, l’accès à la lumière naturelle a été largement étudié afin d’apporter un confort maximum aux utilisateurs. Enfin, les piétons et habitants du quartier bénéficieront d’un espace végétalisé (une partie de la dalle qui fait office de toiture).

 

Les bénéfices attendus

Ce dispositif permet de réduire considérablement le nombre de km parcourus entre les entrepôts situés hors de Paris et les destinataires finaux en ville. Conséquences, un trafic routier fluidifié et des émissions de CO2 (et autres gaz nocifs) limitées.

Un entrepôt froid, performant et évolutif

Le nouvel entrepôt froid de Pitch Promotion à Wissous vient d’être livré. Cette plateforme développe environ 28000 m2 dédiés à la logistique (dont 2000 m2 de bureaux), répond à de nombreuses contraintes et s’inscrit dans une démarche HQE. Revue de détails avec Philippe Lauzanne, Responsable de programme Pitch Promotion.

Pour commencer, parlez-nous des atouts du foncier de ce projet ?

Cette plateforme est située à Orly, sur les terrains appartenant à Aéroport De Paris. Ce foncier présente de nombreux atouts pour les activités logistiques : Surfaces importantes et planes, proximité de Paris et desserte par les autoroutes A6 et A10.

La construction en zone aéroportuaire est néanmoins contraignante ?

Effectivement, la conception et la construction du bâtiment doivent prendre en compte des contraintes spécifiques. En l’occurrence, il a fallu tenir compte des servitudes radio-électriques (radars) pour implanter le bâtiment et définir son gabarit. De même, pendant les travaux, nous avons travaillé avec les services de la navigation aérienne afin de valider le procédé de construction du bâtiment et les moyens de levage utilisés.

Quelles sont les spécificités du bâtiment ?

Le premier challenge a été de réaliser ce bâtiment en un temps record : 7 mois et 1 semaine  entre le premier coup de pelle et la livraison.
Nous avons ensuite réalisé un entrepôt « banalisable » : il est aujourd’hui exploité en froid positif (+2°C) mais il peut évoluer en entrepôt sec selon les besoins de l’exploitant.
Enfin, l’accent a été mis sur la performance énergétique : une priorité pour un bâtiment froid par nature énergivore.

Justement, comment avez-vous procédé pour doper l’efficacité énergétique ?

La production de froid est réalisée en utilisant de l’ammoniac comme fluide frigorigène, qui a un excellent rendement. Cette installation de production de froid est également utilisée pour climatiser les bureaux l’été et pour les chauffer l’hiver via un système de récupération des calories : on optimise ainsi ses performances et son rendement.
Cette installation de « froid »  est par ailleurs dotée d’un système de supervision qui permet le suivi des consommations en temps réel et le pilotage à distance. Le suivi des consommations d’électricité et d’eau est également centralisé sur une GTB. L’eau nécessaire à la production du froid est puisée dans une nappe à 150 m de profondeur.

Pour conclure, un mot sur la certification HQE ?  

Il est important pour nous d’inscrire nos projets dans une démarche responsable sur le plan environnemental. C’est d’ailleurs une attente forte de nos clients et de leurs collaborateurs qui utilisent les entrepôts.
Enfin, c’est une réelle satisfaction de concevoir et de réaliser des programmes dont les réflexions environnementales sont abouties.

Focus sur les façades par Cécile Audino, responsable de ce projet chez SAGL :

« Les différentes teintes et sens de pose des vêtures de façades ont permis de souligner le jeu des volumétries du bâtiment, minimisant l’impact visuel d’ensemble et dynamisant le projet. Le rendu esthétique a été apprécié tant par les utilisateurs que par l’ensemble de l’équipe, du promoteur aux entreprises titulaires des lots de façade (FACE & INDUSTISOL) ».

« La collaboration public – privé est la clé de la logistique urbaine »

L’essor de la logistique urbaine se fait attendre. Pour stimuler l’émergence de nouveaux projets, Afilog vient de publier son livre blanc. Caroline Ceccaldi, Directrice d’Afilog, revient sur les points clés de la logistique en ville.

Dans quelles conditions a été réalisé le livre blanc ?

Trois mots résument sa réalisation : maturité, collégialité et transversalité. Maturité parce que la commission « logistique urbaine » a débuté ses travaux en 2008. Plus de trois ans ont été nécessaires pour étudier de manière approfondie le sujet en associant toutes les parties prenantes (acteurs immobiliers, de la distribution, associations professionnelles, fédérations, etc.). Le fruit de ce travail collégial est un consensus de 23 propositions pour améliorer la logistique urbaine. Enfin, nous soutenons une vision systémique et globale de la logistique, c’est pourquoi le livre blanc offre une approche transversale de la logistique en ville : foncier, immobilier, transport, équipements.

Parmi les 23 propositions, quelles sont les plus urgentes à mettre en œuvre ?

La première action à mener est tout simplement l’objet de ce livre blanc, à savoir la sensibilisation des élus ! La logistique doit retrouver un espace dans les villes afin qu’elle soit plus efficiente et durable. Notre travail est donc d’éclairer les élus sur l’ intégration de la logistique très en amont des projets d’urbanisme, afin qu’elle ne soit plus perçue comme une contrainte mais comme une opportunité.
Ensuite, toujours pour des raisons d’efficacité, il est important de nommer un représentant ministériel dédié à la logistique car notre activité souffre principalement d’un manque d’homogénéité dans les décisions et règlementations.
Enfin, la jeunesse de l’approche urbaine et durable impose une professionnalisation du transport : il est donc nécessaire d’encourager l’externalisation du fret par les chargeurs, en favorisant à la fois massification et la mutualisation des flux.

Quel est le principal frein au développement de la logistique urbaine ?

Pour un grand nombre d’acteurs consultés, la rentabilité d’une opération urbaine est difficile à garantir. La rareté des espaces dédiés à la logistique croisée avec le coût du foncier élevé douchent les aspirations des porteurs de projets.

Quelle solution préconisez-vous ?

On parle souvent du coût du dernier kilomètre pour aborder la rentabilité d’un projet. Nous pensons qu’il faut aussi inclure dans cette équation le coût du premier kilomètre ainsi que les autres « fonctionnalités » porteuses de valeurs. C’est l’approche globale qui permet de résoudre la rentabilité d’une opération urbaine. Le projet Chapelle International illustre cette démarche : la mixité des fonctions bureaux, commerces et logistiques au sein du vaste programme de rénovation urbaine, couplée à une multi-modalité génèrent une solution pérenne. La collaboration élus – acteurs économiques est donc la clé de l’essor de la logistique urbaine.

Pour consulter le livre blanc : cliquer ici www.afilog.org