Rubrique : Conception

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Les plates-formes logistiques du futur dans les villes

Les architectes de l’agence SAGL imaginent le futur de la logistique urbaine. Le fruit de cette vision se retrouve dans les projets qu’ils livrent. Panorama en images.

L’espace Logistique Urbain (ELU)

Le potentiel de cette typologie de bâtiments est important puisqu’il s’insère parfaitement dans les bâtiments existants, mixant les fonctions de logistique avec des bureaux et pourquoi pas des logements. Le chargement se fait à l’intérieur des bâtiments, avec des véhicules propres. Ce concept a été décliné notamment sur l’ELU de Beaugrenelle (Paris 15ème), réalisé pour Sogaris.

L’entrepôt embranché fleuve

Les initiatives pour développer la logistique en ville par voie fluviale se multiplient. Il faut dire que de très nombreuses agglomérations françaises sont sillonnées par des fleuves. L’inauguration récente du bâtiment Franprix souligne l’intérêt croissant des opérateurs pour l’accès aux centres-villes par voie d’eau.

Autre vision, celle de l’agence Faltazis, qui a proposé un projet durable de la ville de Nantes avec des idées logistiques dont les marchés flottants revisités.

Le couple logistique / tram

Nous en avions parlé dans un précédent article, le tram fait son retour dans les modes de transports de marchandises en ville. Les architectes ont envisagé des infrastructures en sous-sol, qui permettent de réduire les zones de déchargement et de les relier avec les zones de stockage ou de livraison.

 

Les entrepôts embranchés fer

Optimiser le réseau ferré urbain avec la logistique est une solution pour massifier les approvisionnements. Parmi les variables à neutraliser pour rendre ces projets faisables, la limitation des nuisances sonores. Les architectes y parviennent en faisant entrer les trains dans le bâtiment logistique. Cette opération permet d’assurer le chargement directement sur les camionnettes en confinant le bruit. Ce concept sera prochainement mis en œuvre sur le projet Chapelle International.

Les nouveaux défis de la logistique urbaine

Selon Daniel Boudouin, du cabinet Jonction et membre du CRET-LOG (Centre de REcherche sur le Transport et la LOGistique), la logistique urbaine se développe de manière hétérogène : les transports propres sont en pleine croissance alors que les projets immobiliers peinent à décoller. Il nous livre son point de vue sur les mutations de la logistique en ville.

Quelles évolutions modifient la logistique urbaine ?

Tout d’abord, l’essor du e-commerce a densifié le trafic urbain : il représente aujourd’hui dans certaines zones jusqu’à 30% des mouvements. Les particuliers sont devenus une nouvelle cible significative à livrer, aux côtés des commerçants et des sociétés de services. Parallèlement, chaque catégorie de client exprime des exigences souvent contradictoires en terme d’horaires de livraison : les commerçants veulent être livrés entre 10h et midi, les sociétés de services tôt le matin et les particuliers en horaires décalés. De quoi faire exploser le système actuel de livraisons « géographiques », fondé sur une optimisation des tournées.

La règlementation accompagne-t-elle ce mouvement ?

Côté transports, la logistique en ville est la source de 20 à 30 % des problèmes d’engorgement et de pollution (dans l’air, de bruit). Les pouvoirs publics répondent à ces nuisances par des règlementations toujours plus dures. La mission des messagers et livreurs devient difficile à tenir.
Côté plateforme, il n’y a pas de réelle volonté politique d’allouer du foncier à un prix abordable pour l’immobilier logistique. Ce qui pénalise ce secteur.

D’autres évolutions à relever ?

En employant davantage les transports propres et doux (camionnettes électriques, tricycles), les livreurs ont besoin de points de relais dans les zones centrales compte tenu de la plus faible autonomie des dits transports. Les institutionnels doivent tenir compte des avantages procurés par les transports propres et offrir dans le même temps le foncier nécessaire à leur développement.

La logistique en ville est à bout de souffle ?

C’est plutôt l’absence de gestion logistique en ville qui n’est plus tenable : on touche les limites du système. Aux pouvoirs publics d’intégrer dans leur plan d’urbanisme et de transport les flux de marchandises, avec les arbitrages indispensables en matière de foncier.
Certaines villes ont compris que la logistique était un enjeu stratégique, comme Monaco. La Principauté gère la rareté de l’espace et met en œuvre des solutions pour optimiser sa logistique : centre de distribution urbain, zones logistiques déportées, hôtel logistique en cours de réflexion.
Bref, chaque ville peut trouver des solutions logistiques adaptées à ses spécificités, à condition d’associer les acteurs de la logistique à la réflexion.

Réhabiliter un site industriel en plate-forme logistique

Prologis vient de boucler un projet immobilier de 230 000 m2 à Moissy-Cramayel, avec une livraison prévue pour 2014. La spécificité de ce programme : requalifier un ancien site industriel de PSA en plate-forme logistique.

Cette réhabilitation présente de nombreux atouts économiques et environnementaux :

  • un foncier de qualité (emplacement stratégique, surface importante),
  • le projet ne consomme pas de terres cultivables supplémentaires,
  • certains bâtiments existants sont conservés (poste de garde, une partie des locaux techniques, de la voirie et du réseau d’assainissement)
  • la sauvegarde d’espaces arborés (arbres de grande taille) permettant également une bonne intégration paysagère,
  • la possibilité de valoriser les matériaux de démolition (acier, dalle béton) sur le site et donc d’alléger la consommation de nouvelles ressources,
  • un embranchement fer possible sur 3 bâtiments.

 

Les plates-formes logistiques du futur (part 1)

La prospective permet d’éclairer les marchés de demain. Elle est aussi une source d’innovation pour les produits et services d’aujourd’hui. Blog-durable se penche sur le regard que portent les acteurs de la logistique sur les bâtiments et aménagements d’avenir.

Nous commençons cette série par la vision futuriste élaborée en 2008 par Geopark. L’occasion de constater si les initiatives innovantes imaginées il y a quatre ans ont été adoptées, ou pas.

Greenskin

L’intégration paysagère de l’entrepôt logistique est optimisée par des éléments végétaux en façade et grâce à des volumes aux « courbes souples » . L’éclairage naturel est optimisé à l’aide d’une toiture ondulante.

Enterprize

L’innovation ici réside sur la disposition des cellules pour composer un bâtiment circulaire.

Skyscraper

L’entrepôt à étages est un axe de développement pour répondre aux exigences de la logistique urbaine. Ici, le bâtiment intègre des éléments végétalisés (en façade, jardin suspendu en toiture). Dans ce cas comme dans les autres, les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque) sont appelées pour les besoins du bâtiment.

 

Retrouvez les commentaires en intégralité sur chaque vidéo en cliquant ici

La future plateforme logistique de l’AP-HM regroupe ses activités

Centraliser pour davantage de performance, tel est l’enjeu de la plateforme logistique en cours de construction dans le 16ème arrondissement de Marseille. Sur d’anciennes friches, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a souhaité regrouper sur un seul et même terrain la majorité des fonctions logistiques (magasins centraux, restauration, blanchisserie, stérilisation) pour soutenir plusieurs sites hospitaliers (Hôpital Nord, Hôpital de la Timone, Hôpital de la Conception et Hôpitaux sud).

Un projet public-privé

D’un investissement de 73 M€, cette plateforme logistique de 25000 m2 est le fruit d’une collaboration entre l’AP-HM et le consortium GESPACE France -VINCI Construction France et SEIEF, qui assure la conception, le financement, la réalisation et la maintenance pendant 25 ans. Après ce délai et un loyer annuel de 13 M€ (corrélé entre-autre à la performance des bâtiments selon le communiqué de presse), la plateforme sera l’entière propriété de l’AP-HM.

Confort des utilisateurs

Livré début 2013, la plateforme s’attache à améliorer les conditions de travail des agents grâce à des équipements innovants : une place centrale entre les bâtiments pour l’échange et la convivialité, un éclairage naturel accentué et de larges ouvertures. La toiture sera équipée de panneaux photovoltaïques. Le bâtiment sera certifié HQE.
Pour en savoir plus sur le projet, voir le communiqué de presse de l’AP-HM

Accorder logisticiens et collectivités pour l’essor de la logistique urbaine

La logistique urbaine a de nouveau attiré l’attention ce dernier mois. Immobilier et transport sont appelés à muer, mais comment ?

Nouer un lien entre logisticiens et collectivités

C’est dit : l’avenir de la logistique urbaine passera par les hôtels logistiques ou les Espaces Logistiques Urbains (ELU). Encore faudrait-il que les collectivités allouent du foncier à cette activité et que les règlementations différentes selon les communes s’uniformisent. Un constat sans détours livré par Claude Samson (président d’Afilog) au salon Spilog à Lyon.

Il faut dire que la mise au diapason entre les collectivités et les logisticiens n’est pas naturelle. En cause, les programmes d’aménagement portent sur 10, 15 ou 20 ans alors que le très court terme prévaut en logistique, souligne Christophe Ripert (Sogaris) dans le Nouvel Economiste.fr. Il faut donc mener un important travail d’explications et être transparent pour implanter un bâtiment logistique en ville.

Au final, Jean-Louis Lazuech (Prologis) estime dans le Nouvel Economiste.fr que chacun y trouve son compte, notamment les collectivités : revitalisation de zones industrielles désuètes (et souvent polluées), création d’emplois et perception de recettes fiscales.

L’exemple de Distripolis et la Communauté urbaine de Strasbourg illustre plutôt bien ces propos. Retrouvez leur retour d’expérience présenté lors du colloque sur la logistique urbaine à Nantes et d’autres présentations sur le transport urbain en cliquant ici.

Davantage de détails dans l’article du Nouvel Economiste, Le tout-en-un

Et bien sûr pour être complet sur le sujet, tous nos articles sur la logistique urbaine

Gazeley réduit la facture énergétique de ses clients

Les principaux promoteurs tendent à optimiser la consommation énergétique de leurs entrepôts : c’est un gage de performance économique et écologique.
Dans ce domaine, Gazeley tient la corde et vient d’obtenir la certification HQE® Exploitation pour le bâtiment Magna Park Grand Est de Gondreville-Fontenoy : une première en France selon le promoteur.

Cette plate-forme multi-utilisateurs, conçue selon des directives environnementales « Maison », bénéficie des équipements suivants :

  • Des panneaux solaires thermiques permettant de couvrir 50% des besoins énergétiques pour l’eau chaude sanitaire,
  • des panneaux solaires photovoltaïques dédiés à l’alimentation électrique intégrale du local sprinkler,
  • un éclairage naturel largement privilégié avec un ratio d’éclairage zénithal porté à 4% et 9% selon les cellules, alors que le standard réglementaire n’est que de 2%,
  • enfin, d’autres éco-initiatives mises en œuvre sur le site permettent d’économiser chaque année 20 tonnes équivalent CO₂.

 

Froid performant pour l’entrepôt d’Argan à Chanteloup

Argan vient de livrer le 7 juin dernier une plateforme logistique sur le site de la ville nouvelle de Marne-la-vallée. Jean-Baptiste Rérolle, Directeur du développement, détaille les points saillants de ce projet.

Le froid équivalent BBC

Ce bâtiment d’environ 20.000 m2 est à température dirigée, avec 1/3 de la surface en froid positif et négatif (-25°C). Energivore par nature, d’importants efforts ont été portés pour optimiser la performance énergétique. L’enveloppe générale a été sur-isolée (épaisseur d’isolant doublée), tout comme la cellule de froid également isolée. Le froid est produit par un système de récupération d’énergie (échange thermique) très performant et équivalent BBC. Au final, la consommation d’énergie a été réduite de plus de 50 %.

L’intégration paysagère

Le second point fort du bâtiment est sans doute son intégration paysagère. Les façades ont été étudiées avec soin pour que la plateforme s’intègre en douceur dans l’environnement. Les locaux techniques ont été masqués par des vantelles. Le choix des matériaux des façades fait la part belle au bois. Enfin, la collaboration avec un paysagiste a permis de finaliser un ensemble cohérent.

Le confort des utilisateurs, dont celui du gardien

Pour les 120 collaborateurs du site, l’architecte d’intérieur a réalisé un aménagement très lumineux, avec des châssis de bureaux sur toute la hauteur, offrant une vue dégagée sur l’extérieur. En outre, l’intérieur a été peint intégralement en blanc (murs, poutres, gaines) afin de se rapprocher de l’atmosphère d’un laboratoire, en accord avec l’activité de l’exploitant, distributeur de produits et matériels pharmaceutiques et hospitaliers.
Autre particularité, le poste du gardien a été  peaufiné avec une façade bois, de larges espaces vitrés et de beaux volumes intérieurs. Une attention peu courante pour un collaborateur qui habite sur son lieu de travail.

Crédit Photo : SAGL

Une saison à oublier

Architecte engagé sur le développement durable, animateur de nombreuses organisations professionnelles, organisateur de raids dans le désert, éditeur de ce blog-durable, Philippe Gallois, président de SAGL, ajoute aujourd’hui la corde d’écrivain à son arc déjà bien ciblé.

Avec « Une saison à oublier » paru en juin aux Editions PC, il s’inspire de son univers professionnel pour livrer la vision d’un quinqua sur l’urgence de vivre sa vie tambours battants quelque soit les tourments que celle-ci nous réserve.

Un livre attachant et rapide comme le sont souvent ceux des passionnés.

 

Bâtiments HQE : le point sur leurs performances

L’association HQE a publié en mars dernier un bilan de la performance des bâtiments HQE en France. Ce bilan a été établi sur un retour d’expériences de 74 bâtiments, dont 14 dédiés à l’activité tertiaire. Bien que nous n’ayons pas de données directement liées aux plateformes logistiques, certains résultats méritent notre attention, ne serait-ce que pour valider s’ils sont pertinents dans le cadre des entrepôts.

HQE Performance 2011 dresse un bilan sur 3 grands thèmes : énergie – environnement, économie, santé – confort. Ci-dessous les points qui ont retenu notre attention :

  • Pour un même bâtiment, réduire la durée de vie de 100 a 50 ans, n’augmente que marginalement (entre 5 % et 10 %) les consommations d’énergie primaire,
  • Dans un bâtiment de bureaux basse consommation, les usages “réglementés” (le chauffage, les auxiliaires, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et la climatisation) représentent seulement 24 % de l’énergie primaire totale,
  • Prévoir une gestion technique centralisée des consommations et assurer un suivi régulier,
  • Les produits et équipements de construction pèsent au moins pour la moitié des émissions de Gaz à Effet de Serre,
  • Les bétons utilisant du ciment à taux réduits en CO2 ont un impact significatif sur les émissions de CO2 pour l’infrastructure et la superstructure du bâtiment,
  • Les produits de construction représentent au moins 70 % de la production de déchets inertes du bâtiment,
  • Environ 80 % des déchets dangereux du bâtiment sont liés au traitement des rejets d’eaux usées.

Des retours d’expériences et des pistes d’amélioration illustrent ces éléments.

Retrouvez le document complet Performance HQE en cliquant ici