Rubrique : Conception

Home»Archive by Category "Conception" (Page 2)

Le futur entrepôt de Grand Frais soigne ses collaborateurs et les riverains

Intégrer un bâtiment logistique de 30.000 m², sur un terrain exigu et contraint par un besoin de confinement, est un challenge. Le faire tout en offrant une intégration paysagère douce et un véritable confort aux utilisateurs, c’est encore mieux. Présentation du prochain bâtiment « froid » de Grand Frais, dans la région d’Orléans, dont la première tranche de 10.400 m² sera finalisée à l’été 2015.

Offrir un cadre de travail serein

L’équipe, composée du bureau d’études BEG, de l’AMO Prosol Gestion et des architectes de SAGL / A26, a relevé le défi de proposer aux collaborateurs un bâtiment fonctionnel aux finitions soignées. Le jeu des volumes a permis de garantir un environnement productif et confortable, comprenant notamment un espace de restauration avec terrasse.
L’esthétique a été soignée, tant sur les aménagements extérieurs que sur les façades du bâtiment.  Le pignon nord, visible depuis l’entrée du site est habillé de bardage bois ajouré jouant sur différentes épaisseurs pour suggérer en relief des volumes de fruits et légumes reflétant discrètement l’activité du site.

1424_VUE3 VUE DES BUREAUX

La manutention carbure à l’hydrogène

L’innovation majeure de ce futur site repose sur le choix énergétique pour le fonctionnement des engins de manutention. En effet, en collaboration avec Air Liquide, « Grand Frais » a choisi d’utiliser des batteries à hydrogène pour les faire fonctionner. Placé à l’extérieur du bâtiment, le réservoir d’hydrogène est constitué par une remorque de poids lourd, dont le remplacement n’impacte en rien le fonctionnement du site. Cette cuve reliée au dispenser situé à l’intérieur du bâtiment permet d’alimenter très rapidement les batteries en supprimant les habituels locaux de charge.

1424_VUE1 VUE AERIENNE

Le défi relevé par Manutan sur un site multi-fonctions

MANUTAN a souhaité réaliser un ensemble immobilier moderne permettant d’accueillir sa plateforme Logistique, son siège social, le centre européen de formation du Groupe ainsi qu’un restaurant d’entreprise.
Pour se faire, Manutan accompagné de Panhard Réalisations, confiait à l’agence  Nuret Architectes (désormais intégrée au sein d’A26) la construction de son siège social avec ce défi à relever. Retour sur les choix architecturaux avec David Ory, chef d’agence Nuret Architectes.

 

Quels étaient les principaux enjeux du projet ?

David Ory : Dès le départ, Manutan a affiché de grandes ambitions pour la réalisation de son siège social et de sa plate-forme logistique, avec trois enjeux majeurs :

  • Architectural et urbanistique : respect du cahier des charges de la ZAC
  • Social : l’éloignement géographique des équipes logistiques et administratives sur son ancien site constituait un frein à la volonté affichée de la société d’augmenter la cohésion des équipes et de développer les synergies de ses activités.
  • Environnemental : certification HQE pour la plateforme logistique et le bâtiment Tertiaire.

Comment avez-vous relevé ces défis ?

David Ory : A chaque enjeu nous avons apporté des solutions précises :

 Architectural et urbanistique

Le site regroupe une plate-forme nationale de distribution de 43 023 m2, un bâtiment Siège en R+3 de 9 505 m², un centre de formation en R+2, comprenant une salle omnisport de 2 660 m² et un restaurant d’entreprise de 1 305 m²  (250 places).

L’ensemble devait respecter une implantation Est/Ouest sur le terrain, celui-ci était également conditionné par des noues de récupération des eaux pluviales. L’implantation du  parking végétalisé de 600 places était également un enjeu fort.
Le parti architectural a été de privilégier une cohésion entre les bâtiments du pôle Tertiaire par un choix de matériaux communs, bois et verre, d’une passerelle haute qui permet un flux entre les bureaux et le centre formation et une passerelle basse qui apporte un confort et une liaison entre les entités.

Social

MANUTAN a souhaité que le centre de formation et le restaurant soient des lieux de convivialité et de rencontres de tous les personnels administratifs / logistiques. L’implantation de ces deux poumons au cœur du site s’est  avérée une évidence, cela permettait à chacun de profiter au mieux et de façon égalitaire des activités du site.

Environnemental

Le projet a fait partie des six premiers projets logistiques certifiés HQE lors de la parution officielle du référentiel logistique en avril 2009. Le bâtiment Tertiaire fut quand à lui certifié en 2011.

Triple vitrage avec stores intégrés, éclairage naturel des bureaux, allées piétonnes abritées, toitures et parkings végétalisés, parkings véhicules électriques, ont été des solutions de confort pour les utilisateurs ainsi que des solutions HQE.
Pour les solutions techniques, les choix se sont portés sur un rafraichissement et un chauffage par géothermie,  charpente et bardage bois, détecteur de présence, systèmes hydro-économes, ventilation naturelle nocturne,  récupération des eaux pluviales pour WC, traitement alternatif des eaux pluviales….

L’avenir de la logistique urbaine vu par Philippe Gallois, architecte

Philippe Gallois, PDG de l’agence d’architecture SAGL, revient sur les enjeux de la logistique en ville, dopée par le e-commerce. Sa vision s’appuie sur des projets «référence», notamment l’hôtel logistique à Chapelle International, imaginé pour Sogaris.

Philippe_GALLOIS_SAGLQuels sont les enjeux de la Logistique Urbaine ?

Il y a quasiment autant de défis à relever que de parties prenantes à satisfaire : citoyens, consommateurs, riverain, élus, commerçants, investisseurs, transporteurs, etc. Et bien sûr, chacun a des attentes légitimes mais pas nécessairement convergentes. Il faut donc veiller à  prioriser les enjeux :

  • Limitation de l’impact environnemental lié majoritairement aux gaz à effet de serre émis par les véhicules de transport ;
  • Amélioration du bien-être des citoyens au cœur des villes, avec moins de nuisances sonores et une plus grande fluidité de circulation ;
  • Une plus grande performance économique pour les acteurs de la logistique sur le dernier km : des espaces dédiés dans les villes pour organiser le stockage et la distribution, et des aires de livraison réservées.

Rappelez-nous le contexte de la logistique en ville ?

  • Un foncier urbain rare et cher ;
  • Des entrepôts de plus en plus éloignés des villes ;
  • Le développement du e-commerce qui se traduit par une explosion du nombre de livraisons individuelles ;
  • Les collectivités hésitent à dédier du foncier aux activités logistiques pour des raisons économiques (les redevances liées aux activités de bureaux ou au logement sont supérieures à celles issues de la logistique) et sociétales (nuisances sonores, trafic, pollution).

Comment s’adapte la logistique pour répondre à ces défis ?

Pour faire face à ces enjeux et réconcilier la vie des citoyens avec la logistique, le dernier km a été amélioré avec des innovations portant sur le schéma d’implantation, sur la qualité des bâtiments et sur la performance des transports.

A – l’urbanisme logistique repensé

Un nouveau schéma de livraison urbaine a été modélisé par Sogaris. Il repose sur des bâtiments adaptés à leur implantation géographique et aux besoins des utilisateurs, avec un découpage urbain à 3 niveaux. Ce modèle est en cours de réalisation à Paris.

  • En périphérie (Rungis), des grands entrepôts de plus de 200.000 m² offrent une importante zone de stockage, avec un accès facile et rapide pour tous types de transports (trains, camions, aérien).
  • Au cœur des villes, des bâtiments logistiques s’implantent à des nœuds stratégiques en terme d’accès via le fleuve ou le fer. Ce type de bâtiment de 40.000 m² permet d’accueillir d’importantes quantités de marchandises via des modes de transports à faibles nuisances et couvrent plusieurs arrondissements. C’est l’exemple de Chapelle International (Paris XIXe) accessible par le train.
  • Au sein de chaque arrondissement, des Espaces Urbains de Distribution (EUD) de 3.000 m² permettent d’irriguer les quartiers avec la livraison d’environ 7.000 colis / jours. Ce type d’entrepôt conçu par SAGL /Sogaris, adapté à la messagerie, est exploité actuellement à Beaugrenelle (XVe) par Chronopost.

B – des bâtiments adaptés à la ville

Les entrepôts de nouvelle génération répondent parfaitement aux défis urbains et aux attentes des citoyens d’aujourd’hui.

> Réduction des nuisances, à commencer par le bruit
Les bâtiments urbains d’aujourd’hui sont conçus pour accueillir les trains dans leur enceinte. A la clé, des nuisances sonores des chargements et déchargements de marchandises fortement diminuées. On retrouve cette conception sur le bâtiment Chapelle International à Paris.

> L’esthétique
L’esthétique des bâtiments a évolué : finies les « boites à chaussures », les architectes réalisent à présent des bâtiments qui s’intègrent parfaitement au milieu urbain. L’intégration paysagère porte sur deux dimensions. D’une part les bâtiments sont multi-activités, ils accueillent la logistique mais aussi des bureaux, des terrains de sport, une salle de fitness, une pépinière d’entreprises, une école de formation  et un data-center (exemple Chapelle International, ou bâtiment de maintenance de la RATP) : l’activité logistique devient quasiment « invisible ». Et d’autre part, l’esthétique des bâtiments est particulièrement soignée : façades ajourées, matériaux de qualité (bois), couleurs neutres, espaces verts et toitures végétalisées.

C – des transports efficaces

> Le déploiement de l’électrique
Les flottes de véhicules qui sillonnent nos villes basculent sur le mode électrique. Les émissions de gaz à effets de serre et les nuisances sonores sont éliminées (Beaugrenelle et Chapelle).

> Le multi-modal doux
Jamais l’offre de transports alternatifs par rapport aux véhicules à essence n’a été aussi riche. Le développement de la logistique fluviale rencontre ses premiers succès avec la livraison par péniches de Franprix à Paris et les projets à Lyon. Les tests avec le tramfret sur Paris attendent d’être confirmés. La pléiade de tricycles et vélos, portés parfois par des associations d’insertion, assure des livraisons agiles et porteuse de sens.

La logistique poursuit sa mue et elle peut s’appuyer sur des expériences probantes en termes de limitation de pollution, de bruit et de trafic urbain.

 

A lire : « Logistique : la nouvelle industrie française »

Afilog vient de publier un ouvrage qui fera référence sur les bénéfices de la logistique pour le territoire, l’environnement et les citoyens. Accessible à tous, ce livre revient sur les idées reçues et démontre comment les acteurs de la logistique déploiement leurs solutions de manière responsable. L’ensemble est illustré d’expériences d’élus, d’analyses d’experts et de réalisations.

Au sommaire :

> Préface
François-Michel Lambert, Député des Bouches du-Rhône, Président de l’Institut de l’Économie Circulaire

> La logistique en chiffres

> Les valeurs ajoutées de la logistique

  • Peut-on se passer de la logistique ?
  • Bilan écologique de la logistique : séparer le bon grain de l’ivraie
  • Une offre de transports, plus économe, moins bruyante et mieux gérée
  • Architecture logistique : laboratoire de la construction responsable
  • Plateformes et entrepôts : l’avènement d’une nouvelle architecture
  • Maîtrise des risques : des acteurs responsables
  • La logistique : vivier d’emplois diversifiés et non délocalisables
  • Logistique : priorité au cadre de vie et au confort de travail
  • Logistique urbaine : assurer la disponibilité des biens au cœur des villes
  • Développement de nouvelles plateformes :le foncier au service de la collectivité
  • La logistique : créatrice de valeur pour le territoire

 

> 20 réalisations de référence passées au crible : les plus grands noms de la logistique présentent leurs réalisations et actions pour que leur activité soit au service de tous.

Pour commander le livre : Afilog – Tél. : 01 56 59 16 80 – www.afilog.org – contact@afilog.org

L’immeuble logistique de Beaugrenelle à nouveau primé

AP SIMI_2013 grds prix_attente bat 230x300.inddAprès la victoire au SITL pour le prix de l’innovation 2013 dans la catégorie Meilleure Innovation «Installation ou Site Logistique », l’hôtel logistique de Beaugrenelle est lauréat au Grand Prix SIMI 2013, catégorie Immeuble Logistique.

Avec ce second prix, le concept d’Espaces Urbains de Distribution (EUD), porté par Sogaris et réalisé par l’agence d’architecture SAGL, démontre la pertinence et la qualité d’intégration de la logistique en ville. Preuve est faite que la logistique peut concilier le développement du territoire, de l’emploi tout en limitant l’impact environnemental : une source d’inspiration utile pour les candidats en campagne pour les municipales.

Pour en savoir plus sur ce projet : cliquer ici

ELU_SAGL_logistique_urbaine_facade

 

HQE, Leed, Breeam : des référentiels devenus des standards

Il y a plusieurs années, inscrire un bâtiment dans un référentiel environnemental était un signe différenciant fort. Avec la RT 2012, construire un bâtiment HQE, Leed ou Breeam est devenu un standard. Philippe Gallois (SAGL) et Laurent Payet (Dauchez Payet) décryptent cette évolution.


Un marché de la certification en croissance

Si le marché de la construction tourne au ralenti, celui de la certification environnementale est proportionnellement en forte croissance. Pour preuve, plusieurs foncières réalisent à présent 100 % de leurs nouveaux bâtiments conformes à ces certifications, avec près de 90 % en HQE et 10 % en Breeam et Leed (chiffres pour les bureaux et plateformes logistiques). Mais le parc de bâtiments certifiés HQE en France reste marginal avec près de 8%. Les efforts à porter sont majoritairement sur les bâtiments anciens, mais le retour sur investissement de la réhabilitation « environnementale » ne coïncide pas avec les priorités de rendements locatifs de court terme.

Une certification qui coûte cher ?

Globalement, si l’approche environnementale est initiée très en amont, avec une méthodologie et un management de projet régulier, le surcoût varie entre 1 et 3%. En face de ce supplément financier, un bâtiment HQE présente des atouts intéressants, à commencer par un actif immobilier pérenne grâce à des techniques lui permettant de répondre à des attentes de faible consommation énergétique. Construire un bâtiment HQE revient donc à anticiper l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie mais aussi les frais de mise en conformité, car si aujourd’hui la performance n’est pas contrôlée, elle le sera probablement dans un avenir proche. Enfin, la certification offre une valorisation immatérielle de l’immobilier et de la marque qui l’exploite : un gain d’image et de cohérence pour les démarches de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).

Pourquoi s’inscrire dans une démarche HQE, Breeam, Leed ?

Alors que les investisseurs sont convaincus de l’intérêt de ce type de bâtiment, il faut à présent évangéliser les locataires, dont le loyer est souvent légèrement majoré. On remarque d’ailleurs que si les exploitants sont sceptiques à la signature du projet, ils deviennent de véritables ambassadeurs après une courte période d’exploitation. La principale raison de ce changement de point de vue est liée au confort de travail dont bénéficient les utilisateurs : un bâtiment HQE représente un atout social fort.
Au-delà des investisseurs et des exploitants, le territoire est aussi gagnant avec une construction inscrite dans une démarche environnementale car ces bâtiments soignent leur intégration paysagère et veillent à préserver l’environnement proche. Ce sont de vraies garanties que les élus peuvent faire valoir auprès des citoyens lors de la construction d’un nouveau bâtiment logistique.

Les évolutions possibles de ces référentiels ?

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut intégrer le référentiel sur un très grand nombre de bâtiments, bref démocratiser son application. Pour ce faire, un outil d’évaluation et de progrès pourrait être imaginé. Du côté d’Afilog, les membres travaillent sur l’amélioration et l’adaptation du référentiel au secteur de la logistique. Preuve de ce dynamisme, le référentiel HQE s’est enrichi d’un additif pour les entrepôts frigorifiques. Ce travail a d’ailleurs inspiré le référentiel HQE sur les data-centers.
Autre évolution possible, quantifier la performance sur tout le cycle de vie du bâtiment. Certivea a commencé à décliner son référentiel sur la phase de conception et sur la phase d’exploitation.
Enfin, sur le contenu, il est probable que les dimensions bioclimatiques et biodiversité soient renforcées.

Conscient de l’importance de ces enjeux pour les bâtiments de demain, SAGL renforce son équipe en dédiant un poste à plein temps sur les approches environnementales et sociales. De la conception au suivi de chantier, Stéphane Rodriguez sera le référent de l’agence pour conseiller, diffuser et contrôler les critères des référentiels HQE, Breeam et Leed.

Parc des Bréguières : responsable et attractif

BARJANE a trouvé la formule gagnante pour rendre visible et attractif le parc d’activités des Bréguières : un foncier stratégique abondé par une démarche responsable en progrès continu. Le résultat est sans appel : des efforts sociétaux récompensés aux Trophées RSE PACA et l’implantation d’une nouvelle plateforme logistique pour le compte de Carrefour. Retour sur cette dynamique durable.

La RSE en amélioration continue

Depuis 2010, BARJANE gère le parc d’activités des Bréguières avec une approche responsable ambitieuse, comme en témoignait Hasna Berkia Guez, directrice Qualité et Développement Durable du groupe BARJANE, dans un précédent article. Cette démarche repose sur les progrès continus menés sur les volets environnementaux et sociaux : système de management environnemental certifié Iso 14001, bâtiments à faibles impacts environnementaux (HQE, BBC), chantiers verts, soutien de la biodiversité (plantation de 1 200 arbres et 11 000 arbustes d’essences locales en cours), offre étoffée de transports collectifs, aménagement de voies de circulation pour les vélos, raccordement ferré, création d’emplois (600 en 2013, 1000 à terme), partenariat avec les associations d’insertion locales, pôle de vie avec de multiples services, accueil des écoles, etc.

Un parc attractif

Le ballet des engins mécaniques a repris sur le parc des Bréguières depuis cet été avec la construction d’une nouvelle plateforme logistique de 42.000 m², portant l’offre totale à 236 000 m² avec un taux d’occupation d’environ 60%. Ce bâtiment, hébergé par Carrefour, sera double face (adapté au cross-docking) avec une centaine de portes à quai et disposant d’un parking pour les poids lourds intégré et d’un embranchement fer à terme. La plateforme, certifiée Iso 14001 et BREEAM, pourra disposer d’une centrale photovoltaïque si le dossier transmis auprès de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) est retenu.
Enfin, un autre bâtiment de 2.500 m² est également en chantier pour le compte d’Eurotranspharma (transport de produits pharmaceutiques) avec une livraison début 2014.

Retrouvez toutes ces « bonnes pratiques » via le blog de BARJANE  ainsi que les communiqués de presse

Végétaliser les plateformes logistiques, l’atout vert

Quelles soient petites ou grandes, les plateformes minéralisent les sols et contribuent, avec les autres ouvrages, à l’imperméabilisation de l’équivalent d’un département tous les dix ans. Conscients de cet enjeu, les acteurs de la logistique veillent à limiter leur emprise sur le territoire en massifiant leurs activités et en densifiant le foncier. D’autres voies sont mises en œuvre, comme la végétalisation, avec un succès croissant puisque plus d’un million de m² ont été végétalisés en France sur la dernière décennie. Revue d’un écosystème dynamique.

 

Les atouts de la végétalisation

Lors du World Green Infrastructure Congress (WGIC)  qui s’est tenu à Nantes du 9 au 13 septembre dernier, la communauté des spécialistes des toits et façades végétalisés du monde entier se sont rencontrés pour dresser les perspectives de ce secteur. L’avenir de cette solution s’appuie sur de nombreux atouts, à commencer par ses vertus environnementales et de confort. Preuve de cette efficacité, la végétalisation permet d’atteindre sept cibles du référentiel HQE : éco-construction (cible 1), éco-gestion (cibles 5 et 7), confort (cibles 8 – 9 – 10) et santé (cible 13). C’est l’association des toitures végétalisées (Adivet) qui s’est prêtée à ce recensement (voir le tableau complet) et qui compte une grande diversité d’acteurs parmi ses membres.  D’autres arguments peuvent également être avancés, comme la revitalisation de la biodiversité et bien sûr la valorisation du patrimoine immobilier, grâce à une image responsable.

 

Des exemples de réalisation

Tous les entrepôts peuvent faire appel à la vétégalisation, notamment pour couvrir les locaux de bureaux ou techniques, comme par exemple sur la plateforme d’Argan à Trappes. Néanmoins, c’est souvent au cœur des villes que les besoins de « nature » sont les plus prégnants et que les réalisations sont les plus nombreuses, comme en témoignent les illustrations ci-dessous à Paris.

 

D’autres innovations poussent sur les parkings

Après les façades et les toitures végétalisées, voici les jardins suspendus au-dessus d’espaces minéralisés. Vol’terre, développé par Alma Provence, est un principe constructif modulaire qui offre un espace dédié au jardinage en surface, et des parkings ombragés, en sous face. Une solution supplémentaire pour végétaliser les aires de parkings et animer les collaborateurs.

 

Pour aller plus loin :

l’interview de Stéphane Carpier, Directeur technique Développement durable et innovation Gecina dans le Moniteur

Les façades végétalisées : des progrès et des nouvelles questions / Le Moniteur

 

Crédits Photos : testa-distribution-green-warehouse (Epstein) – Sogaris /SAGL – Alma Provence

A consulter : « Du croquis à l’architecture durable »

SAGL, avec le soutien de tous ses partenaires, vient de mettre en ligne son deuxième livre  : « Du croquis à l’architecture durable ».

Cet ouvrage de référence pour la construction environnementale, préfacé par Allain Bougrain Dubourg, démontre par l’exemple que le développement durable architectural ne saurait s’exonérer du pilier environnemental conjugué aux réflexions politiques, sociales et économiques.

Pour feuilleter le livre : cliquer ici

 

SAGL_Architecte_construction_durable

Les innovations qui pourraient changer le visage de nos villes

L’urbanisation est au cœur des enjeux des logisticiens, constructeurs, promoteurs, etc. Chacun a sa propre vision de l’avenir et des solutions à apporter pour relever le défi de la ville durable. Revue des dernières idées prospectives.

Eiffage1

L’impact de l’imprimante 3D

Le groupe dédié à la prospective de DHL a dévoilé au DHL Innovation Day 2013 sa vision de l’avenir. L’émergence de l’imprimante 3D est perçue comme une innovation qui va bouleverser la logistique. A l’aide de ces imprimantes, chacun pourra réaliser ses objets à partir de fichiers ou d’images 3D collectés sur Internet. Les flux de produits seront profondément modifiés, avec des coupes franches sur l’approvisionnement de familles de produits basiques. DHL mesure encore difficilement les changements à venir mais reste convaincu qu’ils seront majeurs.

Les armoires sécurisées

DHL voit aussi le développement de « casiers sécurisés », dont 2500 équipent les villes en Allemagne. Ces armoires électroniques (ParkStation) permettent l’envoi et la réception de colis. Objectif : que 90 % de la population urbaine accède à ces points de dépôts sécurisés en moins de 10 minutes. Une alternative aux points relais, particulièrement adaptés au e-commerce.

Le duo hubs multimodaux / halles universelles

Eiffage a créé dès 2007 son propre laboratoire de recherche et de prospective en développement urbain durable baptisé «Phosphore». A l’occasion de la semaine du développement durable 2013, le laboratoire d’Eiffage et ses partenaires Dassault Systèmes et POMA, ont livré leur vision innovante de la ville durable à l’horizon 2030.
Pour une éco-mobilité douce, les villes seraient équipées en périphérie de hubs multimodaux permettant de filtrer les flux entrants : aires de parking pour véhicules polluants, relais avec une offre de transports doux. Puis maillage des centres urbains avec des halles universelles : des équipements multifonctionnels qui agissent comme des relais locaux, accessibles à moins de 5 minutes à pieds. Un schéma très proche de ce qui est préconisé actuellement par les acteurs de la logistique pour les flux de marchandises.

Solidarité Energétique ®

Parmi les autres idées du groupe Phosphore, la Solidarité Energétique® des bâtiments est particulièrement intéressante. Il s’agit de mutualiser les dispositifs de production d’énergies renouvelables entre les immeubles neufs et les bâtiments anciens, dont le potentiel de rénovation est épuisé. Ce concept a été mis en œuvre dans le Nord de l’Europe, la chaleur récupérée dans les stations de métro permettant de chauffer des bâtiments voisins. Un levier peut-être à activer pour convaincre les collectivités d’intégrer des hubs logistiques performants au centre des villes ?

Le ciel, nouvel espace pour les transports ?

dirigeableEt si la solution pour le transport était au dessus de nos têtes. Le transport routier est congestionné, partons à la conquête du ciel !

Poma, l’un des leaders mondiaux du transport par câble, imagine des relais de transports par télécabines, comme à Grenoble par exemple.

Et pourquoi pas des dirigeables, pour sillonner nos villes et livrer des marchandises ? Un retour au début du XXème siècle version moderne. C’est l’objectif de Voliris, qui travaille sur un programme baptisé DGV2, pour Dirigeable Grande Vitesse et Géométrie Variable. Le premier prototype devrait être capable de transporter un container de 32 tonnes. On imaginerait alors des unités logistiques pour occuper les toits des immeubles.

Et vous, comment imaginez-vous la logistique dans ville de demain ?

Pour en savoir plus :
– L’article de supply chain magazine dédié à la prospective de DHL
Le dossier de presse d’Eiffage
– le site « Phosphore »
L’article sur les dirigeables pour le fret

Source et Photo : Eiffage / le Moniteur / Voliris