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Démonstrateur urbain, une réponse immobilière d’avenir

Pour relever les enjeux de logistique urbaine, l’agence d’architecture SAGL / A.26 associée à Sogaris multiplient les projets de R&D. Ce « démonstrateur urbain », ou hôtel logistique, a été imaginé pour le site de Choisy le Roi. Il apporte une solution créative à un programme dense mixant activités logistiques et bureaux.

Choisy le Roi croquis

Une pluralité d’activités

Le projet regroupe une base logistique avec une zone de stockage, un centre de distribution et un espace de traitement des marchandises. Dans le même ensemble, le bâtiment accueille des cellules pour les artisans du territoire et 3 niveaux de bureaux.

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Une signature architecturale forte

Le bâtiment étant fortement exposé (proximité avec l’autoroute et la Seine), les architectes ont conçu un bâtiment résolument moderne, aux lignes douces avec des façades aérées. Le design contribue au renouvellement paysager du territoire et atténue les codes de la logistique.

Le confort des utilisateurs n’est pas en reste : les bureaux sont disposés autour d’une cour avec un accès à de nombreuses terrasses arborées.

Nota : ce projet, pensé pour l’EPA ORSA, vient complèter la vision « PROSPECTIVE SAGL / A.26 »

 

Quel sera le design des entrepôts durables de demain ?

Si quelques bâtiments logistiques « fendent l’armure » avec des designs innovants, de nouvelles voies restent encore à explorer. Prologis compte stimuler de nouvelles conceptions en créant en 2014 un concours d’open innovation design « Prologis 2030 design ». Blog-durable revient sur les trois projets distingués dont le lauréat, imaginé par l’agence Allemande Kruschina Fluxo Interaktive Architektur.

Un design innovant pour un foncier optimisé

Le vainqueur de ce concours a été remarquable pour son idée simple et ingénieuse : construire un entrepôt au-dessus d’une autoroute. Cet espace inutilisé par les exploitants des routes devient précieux grâce à l’embranchement direct des camions de livraison. Un exemple d’optimisation de foncier intéressante à l’heure de la pénurie d’emplacements stratégiques. Bien sûr, à ce stade de concept, les problèmes d’autorisation et autres études techniques pour élever un bâtiment lourd sur des piliers n’ont pas été évoqués.

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Un entrepôt presqu’invisible

La densification de l’espace a été à nouveau récompensée pour le deuxième prix du concours. Après l’entrepôt surélevé, place à l’entrepôt sous-terrain. Ce projet, conçu également par une agence allemande (Antonis Perpatidis des OFFICETWENTYFIVEARCHITECTS O25), propose d’intégrer la majeure partie du bâtiment sous terre, y compris les quais de chargement, pour laisser en surface les bureaux. Ce concept s’intègre naturellement dans l’environnement (sa principale force) et ses concepteurs indiquent que des efforts ont été imaginés pour réduire la consommation d’énergie pour l’éclairage et la ventilation grâce à des systèmes d’énergie passive et renouvelable, tels que les panneaux solaires ou une piscine pour refroidir l’air des bureaux. Ce bâtiment pose par ailleurs d’autres questions quant au confort des utilisateurs.

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Un design durable en guise de coup de coeur

Si la forme du bâtiment est plus conventionnelle, ce sont les façades du bâtiment conçu par les architectes allemands rose Architektur qui ont conquis le jury. Ce projet a reçu la mention d’honneur grâce à l’utilisation de feuilles de bois et de parois transparentes offrant une utilisation maximale de la lumière naturelle. Paradoxalement, c’est de nuit que le bâtiment affirme sa singularité.

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Crédit photo : Prologis, O25,  Planungsbüro Kruschina, Fluxo Interaktive Architektur, Sébastien Bernard

Logistique urbaine : l’immobilier hybride décolle

L’essor de la ville durable et la concrétisation des métropoles redonnent un second souffle à la logistique urbaine. Si les déplacements doux s’imposent petit à petit dans les agglomérations, avec les flottes de véhicules électriques, le fret fluvial ou les tricycles, qu’en est-il des concepts immobiliers présentés comme innovants tels que les entrepôts à étages ou les hôtels logistriels ? Philippe Gallois, PDG de l’agence d’architecture SAGL et directeur associé de A26, apporte un éclairage de spécialiste sur ces bâtiments hybrides.

Des enjeux plus que jamais d’actualité

Au fil des dix dernières années, l’immobilier logistique urbain a dû faire face à des enjeux majeurs : un prix de foncier très élevé, un taux de rentabilité plus bas que d’autres industries, une explosion de l’e-commerce et par ricochet du nombre de livraisons, le tout sur fond d’attentes environnementales accrues, notamment en matière de qualité de l’air. Pour répondre à ces défis, de nouveaux concepts de bâtiments ont été imaginés et terminent leur période d’incubation : ils sont à présent en cours d’exploitation ou en chantier au cœur de plusieurs grandes villes.

Rentabiliser le foncier avec les entrepôts à étages

Fortement contraint par l’espace, le Japon a été précurseur et référent pour les entrepôts à étages, aussi bien en nombre de bâtiments exploités que par l’élévation allant jusqu’à 8 niveaux. Si le foncier est moins rare dans les agglomérations françaises qu’au pays du soleil levant, la difficulté de trouver des sites adaptés à la logistique couplée au prix élevé du foncier poussent les investisseurs à proposer des constructions à étages.
A Paris, le bâtiment de Chapelle International porté par Sogaris est en cours de construction, au cœur du XVIII arrondissement. L’hôtel s’élève sur deux niveaux, avec au rez-de-chaussée l’intégration d’une voie ferrée permettant de charger et décharger la moitié d’un train dans le bâtiment, une prouesse.
Sur le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), l’italien Vailog, investisseur-développeur en immobilier logistique, a obtenu les autorisations pour construire un entrepôt à étages de deux fois 30 000 m2.

Diversifier les revenus avec les hôtels logistiques

A l’instar des imposants parcs logistiques en périphérie des villes qui mixent des activités de messagerie – logistique, de restauration et de commerce, les hôtels logistiques muent pour accueillir une diversité d’activités. La raison est simple : les profits des seules activités logistiques ne permettent pas toujours à eux seuls de boucler la rentabilité d’un projet surtout au cœur des villes.
Là encore, les exemples de bâtiments mixtes voient le jour. Chapelle International accueillera dans un an des activités logistiques multimodales (embranchement fer, vélo cargos électriques), des bureaux, un datacenter, des salles de fitness, un restaurant et des terrains de sport sur le toit. D’autres projets à Batignolles ou à Paris sont prévus par l’APUR.

Une troisième famille de bâtiment urbain : l’ELU

Dans le paysage des bâtiments hybrides, l’ELU (Espace logistique urbain) ou l’EUD (Espaces Urbains de Distribution) rencontrent un succès auprès des municipalités comme des utilisateurs. Ces bâtiments de petite taille (de 300 à 3000 m2) automatisés et optimisés répondent à des problématiques très ciblées d’éclatement de marchandises sur un quartier. A Paris, dans le quartier Beaugrenelle, l’EDU proposé par Sogaris et exploité par Chronopost est un modèle du genre : réhabilitation d’un parking avec aménagements d’équipements logistiques et maintien de jardins extérieurs pour le bien-être des riverains. Cette famille de bâtiments se développe également à Lyon, à Bordeaux et à Paris (aux Halles).

Et s’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, il est possible d’affirmer que ces bâtiments atypiques peuvent être performants, écologiques, pourvoyeurs d’emplois et bien acceptés par les riverains, dès lors qu’ils sont intégrés en amont des projets d’aménagement.

Philippe Gallois

Article paru dans Business Immo #114 – avril 2015

Un architecte en colère

Après trente ans de pratique professionnelle, Philippe Gallois, architecte, s’émeut du sort réservé aux « jeunes archis » qui s’installent aujourd’hui…
L’architecture et le marché de la construction se portent-t-ils si bien en France que personne ne s’étonne, puis s’agace voire se désespère des aberrations qui régissent la mise en œuvre des projets d’architecture dans notre beau pays? L’environnement dans lequel les jeunes archis doivent construire leur vie professionnelle est à ce point révoltant que l’excellence française, si souvent vantée par le passé, risque fort d’être bientôt une morne plaine regardée de très loin par des professionnels qui auront compris qu’il était indispensable pour eux de se trouver un nouvel horizon plus favorable à leur passion et à leur énergie. L’inexorable dégradation du statut de « jeune archi » a été l’un des chevaux de bataille de ma vie syndicale. J’aurais sans doute pu écrire la même tribune lorsque j’ai, avec enthousiasme, décidé de me lancer dans l’aventure d’une création d’agence … il y a 30 ans maintenant.

Passion partagée

Trente années consacrées à tenter de lutter contre ces incroyables freins à l’exercice de la profession d’architecte, au sein de toutes les organisations censées être écoutées ne serait-ce que parce que certaines d’entre elles sont placées sous la tutelle d’un ministre! Pour être mieux entendues ou mieux muselées ? Alors même que la passion partagée par une équipe de 150 architectes et ingénieurs et la chance d’être moi-même un bon commercial, ont permis à notre agence de figurer aujourd’hui dans le peloton de tête des agences françaises. Cependant, il m’est de plus en plus intolérable de voir l’horizon de mes jeunes confrères s’obscurcir chaque jour davantage. Comment espérer se faire un nom lorsque l’accessibilité des projets les plus « visibles » en marchés publics est directement liée au nombre de collaborateurs et au CA de l’agence? Comment garder la fibre lorsque certains concours reçoivent 200 dossiers, 400 pour certains? Comment faire valoir sa créativité lorsque la commande publique est éblouie par celle de ceux qui n’ont plus rien à prouver? Comment produire des références lorsqu’on vous refuse la possibilité de vous en faire?

Kafka pas mort

Comment accepter que de méga-agences n’aient atteint leur taille qu’en étant une filiale d’un donneur d’ordre majeur, faisant par exemple qu’aucune gare, aucun aéroport en France ne puisse leur échapper? Comment opter pour une spécialité qui pourrait s’avérer porteuse lorsque des pans entiers restent une chasse gardée de ceux qui ont réussi à faire croire que pour réaliser des hôpitaux, des lycées, des piscines, des stades, des entrepôts, il faut être un … spécialiste de la salle blanche, de la salle des profs, du vestiaire, du gazon, du bardage! Toute l’originalité et la richesse des études d’architecte vis-à-vis de celles des ingénieurs n’est-elle pas de nous préparer à offrir cette vision globale, transversale, synthétique, clef de la créativité architecturale? Passons! Notre jeune archi a réussi à gagner un concours dont il ne saura pas trop quelle part de chance est venue soutenir son talent! Remotivé par cette reconnaissance, c’est armé d’un courage sans nom qu’il doit désormais inscrire son projet dans la kafkaïenne liste des freins administratifs qui s’acharnent à réduire la productivité de l’architecture française. Il a certes acquis une belle habitude puisque malgré les ambitions simplificatrices de nos gouvernants, il a déjà rempli cinquante fois le même dossier de remise d’appel d’offre qui exige toujours les mêmes pièces en originaux. Alors même qu’une petite mise à jour annuelle permettrait de consacrer son temps à créer plutôt qu’à parapher!

Penser le monde

La route est encore longue avant le démarrage de son chantier. Comment comprendre que les délais d’obtention du permis pourront être jusqu’à trois fois plus longs que dans les autres pays européens ? Comment admettre d’avoir à relancer des enquêtes publiques, déjà menées pour l’obtention de la ZAC ou lors du dossier ICPE, voire tout simplement dans le cadre de la procédure du PLU? Comment préparer son dossier pour que l’avis des pompiers ne soit pas diamétralement opposé à celui rendu par leurs collègues du département voisin sur un projet identique? La liste des questions qui resteront sans réponse est à la mesure de cette arlésienne de la simplification que l’on nous promet depuis des lustres. L’acte de construire n’est plus, depuis bien longtemps, le seul fruit d’une exigence de réflexion, de créativité, de qualité technique, de vison humaniste mais l’aboutissement d’un parcours du combattant qui exclut les jeunes et décourage leurs pairs. Je ne sais combien de temps cette hérésie peut subsister. Cette tribune entend cependant se tourner vers l’avenir pour que tous mes jeunes confrères ne mettent pas trente ans années à lever tous les obstacles pour enfin vivre leur passion et leur exigence au service de l’architecture. Par cette tribune, j’espère participer au combat que tous les futurs architectes doivent mener pour faire comprendre aux élus qu’il est grand temps d’assumer leur responsabilité : préparer l’avenir des villes et des infrastructures en facilitant l’avènement de ceux qui auront à penser le monde où ils veulent vivre, au lieu de faire perdurer des archaïsmes administratifs et des corporatismes hors d’âge!

Philippe Gallois

Article paru sur lemoniteur.fr du 13/05/2015

Bâtiment PRD à Dourges : une nouvelle dynamique pour le territoire

En juin 2016, le bâtiment réalisé par PRD sera livré à Ontex, leader des produits d’hygiène jetables pour adultes et enfants. Cette nouvelle réalisation, dessinée par l’agence d’architectes SAGL / A26, s’implante sur d’anciens terrils miniers. Un projet qui démontre combien la collaboration entre les parties prenantes est porteuse de création de richesses pour le territoire.

Une implantation stratégique

Ce projet est situé sur les communes de Dourges et Noyelles Godault, dans le Pas de Calais, au croisement de l’axe Nord Sud (Autoroute A1) et Est Ouest (Autoroute A21) : autant dire qu’il s’agit d’un foncier stratégique. La réalisation de ce bâtiment, et les deux autres en projet, est le fruit d’une collaboration étroite entre les services de l’état, la Communauté de Commune d’Hénin Carvin et l’aménageur de la zone. Ensemble, ils ont pu redonner vie et de l’activité économique à un territoire en proie à des difficultés suite à la fermeture des mines et de diverses industries annexes.

Un bâtiment industriel et transformable

Le bâtiment a été conçu sur une infrastructure d’entrepôt « revisité » pour répondre aux besoins industriels d’Ontex. La surface de 30.000 m2 se compose de 3 volumes : une cellule de réception et de stockage des matières premières, une cellule divisée en deux halles de production et enfin une cellule de stockage et d’expédition des produits finis. Pour répondre au profil industriel de l’utilisateur, des aménagements ont été ajoutés, tels qu’un local compresseurs, un local électrique pour une puissance installée de 8Mva, un atelier d’usinage et réparation sur 500 m2 et des bureaux et locaux sociaux pour le confort des équipes travaillant en 3 X 8.

A terme, deux autres bâtiments logistiques devraient être construits sur cette zone.

A retenir

  • La nouvelle zone logistique apporte de l’air à une économie locale difficile
  • Un bâtiment polyvalent, construit pour des besoins industriels pouvant être transformé pour une utilisation logistique
  • début des travaux : septembre 2015 pour une livraison 10 mois plus tard

Nouvelles règles pour les études d’impact

La concertation avec les partenaires publics est plus que jamais au coeur de la préservation de l’environnement : elle doit à présent être très en amont des projets. Telle est la nouvelle habitude à prendre pour la réalisation des études d’impact. Blog-durable, avec le soutien d’A26 (Bigs), fait le point sur cette évolution règlementaire et l’illustre avec un projet ayant fait l’objet d’une étude d’impact.

Un tableau pour y voir clair

L’article R122-2 du Code de l’environnement a été modifié par le décret n° 2011-2019 du 29/12/2011. Il intègre désormais un tableau annexé décrivant les travaux, ouvrages ou aménagements soumis à une étude d’impact soit de façon systématique, soit après un examen au cas par cas, en fonction des critères précisés dans ledit tableau.

C’est ainsi que :
– Les travaux ou constructions soumis à permis de construire sur le territoire d’une commune dotée d’un PLU ou d’un document d’urbanisme faisant office de PLU n’ayant pas fait l’objet d’une évaluation environnementale sont assujettis à étude d’impact si la SHON est supérieure ou égale à 40 000 m² et à un examen au cas par cas si la SHON est comprise entre 10 000 et 40 000 m²
– Les travaux ou constructions soumis à permis de construire situés sur le territoire d’une commune dotée ni d’un PLU ni d’un document d’urbanisme faisant office de PLU sont assujettis à étude d’impact si la SHON est supérieure ou égale à 40 000 m² et à un examen au cas par cas si la SHON est comprise entre 3 000 et 40 000 m².

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Le silence de l’administration = étude à faire

La demande de l’examen au cas par cas est à établir sur un document Cerfa préétabli en fournissant des informations et pièces, graphiques et/ou écrites, nécessitant un stade suffisamment avancé du projet. La demande complétée est ensuite à transmettre à l’autorité environnementale de la région. Si celle-ci est jugée complète, un délai de 35 jours calendaires notifié par écrit s’applique à l’issue duquel l’autorité environnementale motive sa décision : obligation ou dispense d’étude d’impact. Il est important de retenir que l’absence de réponse de l’autorité environnementale entraîne de facto l’obligation de réaliser une étude d’impact. En cas d’obligation, l’étude d’impact est alors jointe au permis de construire qui fera l’objet d’une enquête publique.

La chronologie des évènements est telle que tout projet doit désormais, et ce dès sa genèse, faire l’objet d’un échange avec les partenaires publics à ce sujet afin de maîtriser correctement le planning général de l’opération. Il s’agit donc d’une nouvelle habitude de travail à adopter dès maintenant car la méconnaissance de cette procédure serait sujette à de graves conséquences.

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Crédit Photo : NANTEUIL LE HAUDOIN pour NEXITY

En 2015, SAGL et A26 plus conquérants

Philippe GalloisPhilippe Gallois, PDG de l’agence d’architecture SAGL et d’A26, une agence multi-spécialistes, dresse un rapide bilan sur 2014 et pose un regard positif sur 2015.

Quels sont les faits marquants de 2014 pour les agences SAGL et A26 ?

Le contexte économique de l’année écoulée n’a pas été bon avec de nombreux projets retardés. Heureusement, cette baisse d’activité a été partiellement compensée par une multitude de projets plus modestes.
Au-delà du business, 2014 a été mise à profit pour consolider les positionnements des deux agences : SAGL est aujourd’hui reconnue comme l’agence spécialiste en logistique urbaine, avec des bâtiments référents tels que Chapelle International, l’ELU de Beaugrenelle et d’autres à venir. De son côté, A26 s’affirme comme l’agence d’architecture multi-spécialistes à dimension internationale en gagnant des marchés en Chine (hôpital) ou au Maroc (bâtiments publics) et en enrichissant son offre pointue dans les domaines des laboratoires & Recherche (avec le rachat de Nuret Architectes) et de l’hôtellerie et résidences touristiques (intégration de l’agence Igloo). Cette approche de niche sectorielle séduit aussi bien les maîtres d’ouvrages pour des projets pointus que ceux qui ont à réaliser des programmes mixtes.

2015 s’annonce-t-elle sous le signe de la reprise en logistique ?

Le lancement du chantier de Chapelle International courant 2015 contribue à dynamiser la logistique urbaine : la ville de Paris s’apprête à lancer un appel à projets dans ce sens, ce qui est très positif. En revanche, je regrette que le Grand Paris n’ait pas pris la mesure de l’importance de la logistique dans son programme d’aménagement : les RER ou le tram auraient pu être des relais de la mobilité douce dans Paris. C’est véritablement une occasion manquée de repenser une logistique propre pour le bénéfice des habitants, des commerçants et des logisticiens.

Quelles tendances architecturales se dessinent à l’avenir ?

Pour la logistique, les projets s’orientent vers des bâtiments de plus en plus grands et des programmes mixtes : dans un même bâtiment, on peut intégrer de la logistique, un restaurant, un data-center, etc. (cf. Chapelle International de Sogaris). Les parcs logistiques se diversifient aussi en combinant de la messagerie, des activités de bureaux et des services comme c’est le cas sur la ZAC des Aiguilles, portée par Barjane. Cette tendance à la mixité se généralise dans tous les domaines tant la réflexion de l’aménagement est globale et que les activités interagissent entre-elles.

En ce qui concerne le développement durable, le sujet est plutôt derrière nous : les certifications HQE, LEED ou BREHAM sont devenues des classiques. Cela n’empêche pas d’accentuer notre attention sur la transition énergétique, avec notamment des efforts sur la consommation du bâtiment et sur sa maintenance.
Enfin, malgré la pression sur les coûts, la tendance est de réaliser des bâtiments toujours plus qualitatifs, bien intégrés avec leur environnement, avec l’ajout de couleurs vives, comme le rouge ou le jaune. Bref, créer des bâtiments durables et désirables.

Quels vœux pourriez-vous formuler ?

Je souhaite bien sûr que SAGL et A26 poursuivent la réalisation de projets importants en France comme à l’international, et que la palette de spécialistes d’A26 s’enrichisse pour offrir à nos clients les compétences indispensables pour des projets globaux.
Plus généralement, un mot sur la simplification administrative de nos métiers du bâtiment, que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Elle est inscrite pour 2015, nous en attendons les bénéfices rapidement et surtout que cet élan puisse permettre d’aller plus loin, comme réduire de moitié les délais d’autorisation de construction. C’est un effort peu coûteux qui se traduirait très certainement par de l’investissement et de l’activité pour tous.

L’économie circulaire s’invite dans les parcs logistiques

Parmi les défis de la loi sur la transition énergétique, le traitement de plus de la moitié des déchets ménagers et de 70 % des matériaux de construction d’ici 2020 s’avère une véritable opportunité pour les acteurs de la logistique, avec de réelles synergies à la clé. L’aménagement de l’éco-parc LOGIPARC 03 à Moulins dans l’Allier en est la parfaite illustration.

Le transport, le maillon stratégique à mutualiser

Que l’on parle de logistique ou de traitement de déchets, limiter le poids du transport est un objectif central, aussi bien pour les économies financières qu’il engendre que pour son impact environnemental. Sur le territoire de Moulins, la « reverse logistique » est déjà pratiquée par SCA Centre, membre du groupe Leclerc, qui collecte chaque année près de 7.000 tonnes de carton, plastique, bois et emballages lors de ses tournées de livraison, sur environ 30.000 t générées par la communauté. Si ces déchets ne sont pas traités sur place pour le moment, leur valorisation sur le parc serait très prometteur.
Enfin, à côté des déchets banals, les déchets spéciaux pourront bénéficier du fret ferroviaire puisque le parc est embranché fer. Un appel à candidature est en cours pour sélectionner un exploitant sur ce type d’activité.

Le traitement de déchets, un levier de croissance et d’emplois

Dès sa conception, LOGIPARC 03 s’est positionné sur la protection de l’environnement avec une démarche conforme à l’iso 14001 et SEVESO. En découle une offre foncière cohérente pour les entreprises du recyclage, qui bénéficient d’une quinzaine d’hectares, une aubaine compte tenu de la pénurie sur ce segment particulier. La qualité foncière est amplifiée par une desserte routière riche (au carrefour des axes N7, A77 et RCEA) et ferrée.
En contribuant à l’économie du territoire, à l’emploi de proximité et à la préservation de l’environnement (moins de CO2 lors du transport, valorisation des déchets), le recyclage est une activité complémentaire d’avenir au sein des parcs logistiques.

LOGIPARC 03 en bref

  • La Communauté d’agglomération de Moulins regroupe 26 communes d’une superficie de 750 km², et un bassin de vie de 100 000 habitants.
  • compétitif, le prix du foncier sur LOGIPARC 03 : 15 €HT/m²
  • un investissement de plus de 30 M€
  • à terme, création de 1 500 à 2 000 emplois directs

Pour en savoir plus : logiparc03.com

Crédit Photo : mbeo – Flick’r

 

L’entrepôt HQE Sonépar en images

Pitch Promotion, en collaboration avec SAGL – A26, a livré un entrepôt double face de 24.000 m² (4 cellules de 6.000 m²) couplé à des bureaux (1.200 m²) et des locaux techniques (300 m²) pour le compte de Sonépar. Cette réalisation a été menée dans une démarche de certification HQE « NF bâtiments tertiaires » et a obtenu un classement Afilog 2 étoiles, avec des bureaux conformes à la RT 2012.

 

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Dallage sans joint

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Le mode de sprincklage NFPA permet de stocker à grande hauteur sans contrainte de rackage. Poteaux béton poutre /pannes en lamellé-collé

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Le stockage redessiné par l’e-commerce

La révolution du e-commerce, avec sa croissance insolente, transforme le visage de la logistique et notamment celui du stockage. L’entrepôt mue pour coller au plus près de ces nouvelles attentes et les automates de livraison émergent. Maxi-entrepôts ou consignes automatiques, le grand écart des solutions de stockage.

L’entrepôt spécial e-commerce

Par nature, l’e-commerce se différencie du commerce traditionnel par une offre très large (un nombre de références énorme) et par un effort conséquent en préparation et en gestion de retours de commandes. Conséquence, « les besoins de stockage en surface pour l’e-commerce sont supérieurs au commerce traditionnel » souligne François Rispe, Directeur Général Prologis Europe du sud, qui a présenté les résultats d’une étude menée en Amérique du nord, en Europe et en Asie visant à éclairer les impacts du e-commerce sur l’immobilier logistique. « Quand un commerce traditionnel compte 250.000 m² de magasin et 30.000 m² d’entrepôt, l’e-commerçant a besoin de 100.000 m² d’entrepôts ». Des bâtiments plus grands qui intègrent davantage de collaborateurs, avec des espaces dédiés aux bureaux, repos, toilettes plus conséquents. Toujours sur la physionomie du bâtiment, les entrepôts dédiés à l’e-commerce ne fonctionnent pas en cross-dock mais doivent présenter toutes les portes à quai d’un seul côté. Quant à leur implantation géographique, elle veille à mixer la proximité avec les bassins d’emplois avec une position centrale complétée par des petits entrepôts urbains en périphérie des grandes villes. Ces nouveaux bâtiments existent déjà, mais en quantité probablement insuffisante pour satisfaire l’appétit des acteurs du e-commerce.

Des consignes automatiques en croissance

Si les points relais ont connu un réel succès grâce au e-commerce, les automates de livraison viennent se positionner en ville avec des atouts complémentaires intéressants : ils sont disponibles 24h/24 et 7j/7 et peuvent facilement s’intégrer dans des sites stratégiques. Les opérateurs de ce marché spécifique affutent leurs offres. Cityssimo de Coliposte ne connait pas encore le succès escompté, mais le marché va sans doute s’animer avec de nouveaux entrants, tels que Neopost, qui vise un objectif de 1 500 terminaux « Packcity » de 40 à 150 casiers chacun d’ici deux ans, ou Abricolis, la filiale du spécialiste polonais Inpost, qui prévoit d’en implanter 16000 en Europe dans les trois prochaines années. Sachant qu’Amazon déploie cette solution aux Etats Unis et à Londres et que Darty les utilise en complément de magasins pour des achats « click and collect », on peut imaginer que cette solution automatisée va se développer.

Sources : NL 1890 de Supply Chain Magasine, Journal du Net
Crédit photo : Inpost