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25% de la performance énergétique dépend du comportement des usagers

Si la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage ont les yeux tournés vers l’efficacité énergétique du bâtiment, elle n’est pas acquise une fois le bâtiment terminé. L’exploitation du bâtiment « vert » est un véritable défi quotidien.

50 kwh/m2/an

A partir de juillet 2011, la consommation d’énergie globale des bâtiments ne devra pas dépasser 50 kwh/m2/an selon la RT 2012. Selon l’Ademe, les bâtiments de bureaux consomment actuellement en moyenne 274 kWh/m2/an. Pour parvenir à relever ce défi, de nombreuses voies sont mises en œuvre. A commencer par le renforcement de l’isolation et la production d’énergie via les panneaux photovoltaïques.

Conception modulaire

L’occupation de l’espace est une donnée forte qui va peser sur la consommation énergétique. Des établissements comme la RATP ont optimisé leur taux d’occupation des bureaux avec un résultat rapide en matière d’économies.
De plus, sachant qu’un bâtiment sera exploité durant 80 ans, il est nécessaire d’envisager une modularité du bâtiment afin qu’il réponde aux attentes évolutives des utilisateurs.

Comportement des utilisateurs

La performance énergétique d’un bâtiment peut vite déraper si les standards prévus dès la conception ne sont pas respectés par les utilisateurs. A titre d’exemple, une augmentation de chauffage de 1°C se traduit par une hausse de 7% de la facture énergétique (électricité). La livraison d’un nouveau bâtiment doit donc s’accompagner d’une sensibilisation des collaborateurs sur les comportements vertueux à mettre en œuvre. Pour soutenir ces efforts, le management de l’entreprise doit à son tour prendre le relai et rappeler les « bons gestes ».
Pour aider les entreprises dans cette démarche (ou pour pallier un management environnemental insuffisant), les bâtiments s’équipent d’automatismes : détecteurs de présence, détecteurs de luminosité, compteurs intelligents, etc. L’efficacité énergétique pilotée par la technologie : la lumière, la climatisation ou le chauffage s’allument et s’éteignent « tout seuls ».

Cette automatisation présente une dimension économique intéressante : peu d’investissement humain et des résultats « quasi garantis ». Mais le management environnemental offre une dimension humaine toute aussi passionnante : l’entreprise peut venir consolider sa démarche RSE et impliquer ses collaborateurs sur des valeurs qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Pour aller plus loin et retrouver des éléments chiffrés : voir l’article de Novethic

Philippe Gallois

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